L’extrême droite à Carhaix : le salut nazi comme nouvelle norme ?
Un certain Yves Le Picard a été filmé en train de faire un salut nazi, révélant ainsi l’ampleur des attaques contre la presse. Une dérive inquiétante qui soulève des questions sur la liberté d’expression.
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Dans la nuit du 20 au 21 mars 2026, à Carhaix, un homme a été filmé en train de réaliser un salut nazi devant les locaux du Poher Hebdo. Ce geste, accompagné d’affiches signées par le « Mouvement des patriotes bretons », a été qualifié par Erwan Chartier, rédacteur en chef du journal, de « palier franchi ». Une déclaration qui semble presque ironique dans un contexte où l’extrême droite se permet de défier la mémoire des victimes du nazisme sans aucune honte.
Ce qui se passe réellement
Erwan Chartier souligne que depuis 2023, son hebdomadaire est la cible d’attaques répétées de la part de l’extrême et de l’ultradroite. « Nous répondons en saisissant la justice et en refusant de nous laisser intimider », déclare-t-il. Mais que peut-on réellement attendre d’une justice qui semble parfois aussi lente qu’un escargot sous sédatif ?
Rappelons qu’un certain Jean-Yves Queinnec, ancien candidat du Front national, a déjà été condamné pour apologie de crimes contre l’humanité. Cela ne semble pas avoir freiné l’ardeur des militants d’extrême droite, qui continuent à faire des saluts nazis comme s’il s’agissait d’un sport national.
Pourquoi cela dérange
Cette situation n’est pas qu’un simple incident isolé. Elle révèle une tendance inquiétante : l’extrême droite s’attaque à la presse, un des piliers de la démocratie. En effet, là où la presse disparaît, les populismes s’épanouissent. La question se pose : que se passera-t-il lorsque ces « patriotes » décideront que le journalisme critique est un crime ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont déjà visibles. En janvier et février 2026, le Poher a été évacué après une fausse alerte à la bombe, et son rédacteur en chef a reçu des menaces de mort. Ces actes ne sont pas seulement des attaques contre des individus, mais une attaque frontale contre la liberté d’expression.
Lecture satirique
Ironiquement, ces militants qui se prétendent « patriotes » semblent avoir oublié que la vraie patrie est celle qui défend la liberté d’expression. Au lieu de cela, ils préfèrent jouer aux petits dictateurs, en pensant que leur idéologie peut justifier des actes aussi révoltants. On pourrait presque croire qu’ils prennent exemple sur des régimes autoritaires, où la censure et la violence sont monnaie courante.
Effet miroir international
Cette dérive rappelle les politiques autoritaires d’autres pays, où la presse est muselée et les voix dissidentes réduites au silence. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les parallèles sont troublants. La question est : ces « patriotes » bretons veulent-ils vraiment suivre cette voie ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une banalisation des discours extrêmes et à une montée de la violence. La justice, si elle ne réagit pas rapidement, pourrait bien devenir un simple spectateur de ce drame.



