L’Europe : Le musée d’un monde pacifique disparu ?

Alors que la revue *Politique étrangère* célèbre ses 90 ans, l’Europe semble se diriger tout droit vers une lente agonie, coincée entre la Chine, première puissance commerciale, et un modèle économique qui s’effondre.

À l’occasion de son anniversaire, *Politique étrangère*, publication phare de l’Institut français des relations internationales (IFRI), se penche sur les défis de l’économie mondiale. Et quel meilleur moment pour se demander si les États-Unis ont encore une once de crédibilité internationale face à une Chine qui ne cesse de grimper dans l’échelle des puissances commerciales ? L’Europe, quant à elle, pourrait bien devenir le musée d’un monde pacifique disparu, un lieu où l’on expose les vestiges d’une époque révolue.

Ce qui se passe réellement

Selon Sébastien Jean, professeur d’économie, nous assistons à une « grande rupture de la mondialisation », sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. La Chine, devenue l’usine du monde, domine non seulement l’industrie, mais aussi le contrôle des terres rares. Ses excédents commerciaux, doublés depuis la pandémie, témoignent d’une dynamique économique qui semble ignorer les cris d’alarme des autres puissances. L’offensive de Donald Trump sur les droits de douane n’est qu’un dernier soubresaut d’un protectionnisme désespéré face à un mercantilisme chinois qui ne connaît pas de limites.

Pourquoi cela dérange

Face à cette transformation, l’Union européenne joue-t-elle le rôle d’idiot utile de la mondialisation ? Sébastien Maillard, conseiller à l’Institut Jacques Delors, souligne que l’Europe est à la traîne, avec un PIB en croissance de seulement 1,6 % en 2025. Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale européenne, évoque une « lente agonie », un constat qui ne peut que faire sourire ceux qui se rappellent des promesses de relance économique qui n’ont jamais vu le jour.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : l’Europe, en s’accrochant à un modèle de croissance obsolète, risque de se retrouver à la merci des décisions prises à Pékin ou à Washington. Les tensions géopolitiques s’intensifient, et l’UE, au lieu de jouer un rôle de leader, semble se contenter d’être un spectateur passif.

Lecture satirique

Les discours politiques européens, pleins de promesses de renouveau, résonnent comme une mauvaise blague. Pendant que l’Europe se débat dans ses contradictions, la Chine avance, imperturbable, avec un plan de conquête économique qui ferait rougir n’importe quel stratège. Les dirigeants européens, eux, semblent plus préoccupés par la préservation de leur image que par la réalité économique qui les entoure.

Effet miroir international

Ce décalage entre promesse et réalité n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde. Les États-Unis, avec leur protectionnisme maladif, et la Russie, avec son autoritarisme rampant, semblent également piégés dans des discours déconnectés de la réalité. L’Europe, dans ce contexte, apparaît comme un élève désabusé, regardant ses camarades de classe se battre pour la première place.

À quoi s’attendre

Les projections ne sont guère optimistes. Si l’Europe ne parvient pas à se réinventer, elle risque de se retrouver dans une position de vulnérabilité croissante, incapable de rivaliser sur la scène mondiale. La question demeure : l’UE saura-t-elle sortir de son sommeil ?

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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