L’État français dit adieu à Windows : un pas vers la liberté numérique ou un saut dans l’inconnu ?
L’État français s’apprête à troquer Windows pour Linux, une décision qui promet de réduire la dépendance aux GAFAM, mais qui soulève aussi des questions sur la faisabilité de ce changement.
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Le 8 avril, la DINUM a annoncé un changement radical : les ministères et administrations françaises vont abandonner Windows au profit de Linux. Oui, vous avez bien entendu, l’État français, ce grand amateur de technologie américaine, se lance dans l’aventure du logiciel libre. On pourrait presque entendre les applaudissements des hackers éthiques à travers le pays.
Ce qui se passe réellement
La France envisage de remplacer le système d’exploitation Windows, utilisé sur des milliers d’ordinateurs d’État, par Linux, un système d’exploitation libre. Développé depuis les années 1980, Linux est un ensemble de systèmes d’exploitation qui n’appartiennent à personne. La Gendarmerie nationale a déjà fait le saut, alors pourquoi pas le reste de l’État ?
« Un logiciel libre, c’est un gage de transparence », explique Fabrice Epelboin, spécialiste en sécurité informatique. « C’est un code qui appartient à tout le monde, que tout le monde peut utiliser. Pas plus qu’on ne peut vous vendre l’air que vous respirez », ajoute-t-il, avec une poésie qui ferait rougir un poète engagé.
« Quand vous utilisez un logiciel propriétaire, vous êtes à la merci d’espionnage »
Jusqu’à présent, l’État français était un fervent utilisateur de Windows, le système d’exploitation le plus répandu au monde. Mais cette dépendance à Microsoft pose problème. « Quand vous utilisez un logiciel propriétaire, vous êtes à la merci d’espionnage », souligne Epelboin. En gros, si vous voulez protéger vos données, Linux est la voie à suivre. Mais est-ce si simple ?
Des pays comme l’Espagne et l’Allemagne ont déjà fait le pas vers Linux. Mais en France, sortir de l’emprise de Windows s’annonce long et semé d’embûches, surtout avec le lobbying massif de Microsoft, qui a versé sept millions d’euros à l’Union européenne en 2025. On se demande si l’État ne va pas finir par faire un compromis avec le géant américain.
Pourquoi cela dérange
La décision de migrer vers Linux est louable, mais elle soulève des questions. Pourquoi maintenant ? Est-ce une véritable volonté d’indépendance numérique ou un coup de communication avant les élections ? La réalité est que ce changement pourrait prendre des années, et que le chemin est pavé d’obstacles bureaucratiques.
Ce que cela implique concrètement
Si cette migration se concrétise, cela pourrait signifier une réduction de la dépendance aux entreprises américaines. Mais cela implique également des coûts de formation, des mises à jour de systèmes, et une période de transition qui pourrait perturber le fonctionnement des administrations. Est-ce que les Français sont prêts à faire face à ces défis ?
Lecture satirique
Ironiquement, l’État français, qui a longtemps vanté les mérites de Windows, se retrouve aujourd’hui à prêcher pour le libre. On pourrait presque imaginer un ministre, en costume-cravate, se levant lors d’une réunion pour dire : « Mesdames et messieurs, nous avons décidé de nous libérer des chaînes de Microsoft ! » Pendant ce temps, les lobbyistes de Microsoft rient dans l’ombre.
Effet miroir international
Ce changement de cap pourrait faire écho à des politiques autoritaires ailleurs dans le monde, où la dépendance technologique est utilisée pour contrôler l’information. En Russie, par exemple, le gouvernement a mis en place des systèmes pour surveiller ses citoyens. La France, en revanche, semble vouloir prendre le chemin inverse. Mais est-ce vraiment le cas ?
À quoi s’attendre
Si la France réussit à migrer vers Linux, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres pays. Mais si le processus est entravé par des intérêts privés, cela pourrait rester une promesse non tenue, une belle idée sur le papier qui ne se concrétise jamais.




