L’Espagne, terre de foot et de chants racistes : un match qui fait débat

Des chants racistes lors d’un match amical mettent en lumière l’hypocrisie politique en Espagne.

Lors du match amical Espagne-Égypte, le 31 mars 2026, au RCDE Stadium de Barcelone, l’hymne égyptien a été sifflé par une partie des 35 895 spectateurs. Mais ce n’était que le début d’un spectacle encore plus choquant : des milliers de voix ont entonné le chant provocateur « Qui ne saute pas est musulman ». Un bel exemple de la manière dont le football peut devenir le théâtre de la haine.

Ce qui se passe réellement

L’Espagne n’en a décidément pas fini avec les chants racistes dans ses stades. Ces incidents, qui descendent épisodiquement des tribunes lors de matches de Liga, ont franchi un cap lors de cette rencontre. L’hymne égyptien s’est vu copieusement sifflé, suivi de chants dégradants qui ont fait réagir la classe politique.

Pourquoi cela dérange

La réaction des ministres espagnols, qui ont dénoncé ces actes comme le reflet d’une montée de l’extrême droite, soulève des questions. Oscar Puente, ministre des Transports, a déclaré que ces comportements étaient « la conséquence de ce que la droite raciste et xénophobe alimente depuis des années ». Mais n’est-ce pas un peu facile de pointer du doigt l’extrême droite tout en feignant l’indignation ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : l’image de l’Espagne est ternie, surtout à l’approche de la Coupe du monde 2030, que le pays co-organisera avec le Portugal et le Maroc. La sélection nationale, censée représenter l’unité, est désormais associée à des chants racistes. Un paradoxe qui ne fait qu’accentuer la nécessité d’une réelle prise de conscience.

Lecture satirique

Les promesses des politiciens de « lutter contre le racisme » semblent vides lorsque l’on voit que les incidents se multiplient. Pedro Sánchez a qualifié ces chants d’« épisode inacceptable » tout en appelant à ne pas laisser « une minorité incivique ternir l’image de l’Espagne ». Mais que fait-on pour empêcher cette minorité de se faire entendre ?

Effet miroir international

Ce phénomène n’est pas isolé. À l’échelle mondiale, des politiques autoritaires exploitent le sport pour propager des discours de haine. Les États-Unis et la Russie, par exemple, n’hésitent pas à instrumentaliser le patriotisme pour justifier des dérives. L’Espagne, en se laissant aller à ces chants, ne fait que suivre cette tendance inquiétante.

À quoi s’attendre

Si rien ne change, on peut s’attendre à une escalade des tensions raciales dans le sport. Les incidents racistes pourraient devenir monnaie courante, et la promesse d’un football inclusif ne sera qu’un lointain souvenir.

Sources

Source : www.huffingtonpost.fr

Visuel — Source : www.huffingtonpost.fr
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