L’École supérieure algérienne des affaires (ESAA) a signé jeudi à Alger deux accords de coopération avec l’Agence nationale de soutien et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA), et l’accélérateur public de startups, Algeria Venture, afin de promouvoir l’innovation et de soutenir les startups en Algérie.

La signature de la convention a eu lieu en marge du forum « Entrepreneuriat et innovation scientifique : moteurs d’un environnement commercial plus compétitif », événement organisé sous la supervision de la ministre du Commerce intérieur et de la Réglementation du marché national, Mme Amal Abdel Latif, et du ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, M Noureddine Ouadah, en présence de responsables et de dirigeants d’organismes publics actifs dans le domaine de l’innovation.

Directrice générale de l’École supérieure de commerce d’Algérie, Mme Linda Benhadja Boutkerabt, a expliqué que le premier accord, signé avec la Nasda visait à établir « un partenariat stratégique » pour promouvoir une culture entrepreneuriale parmi les étudiants, les diplômés et les porteurs de projets, grâce « à la création d’un centre de développement de l’entrepreneuriat au sein de l’école » a-t elle précisé. 

Elle a ajouté que ce centre sera « un espace dédié à l’accompagnement, à la formation et au soutien des porteurs de projets dans la concrétisation et le développement de leurs idées novatrices ».

Ce partenariat prévoit, par ailleurs, la mise en place « d’un guichet unique » facilitant « la transition des étudiants et des diplômés vers la création de projets économiques », et la simplification des « procédures administratives », tout en rapprochant « l’administration des porteurs de projets ».

La deuxième convention, signée avec Algeria Venture, a pour objectif « de promouvoir l’innovation et de développer  des mécanismes de soutien aux institutions émergentes » par le biais d’un programme de formation des cadres intitulé « Executive Venture Program », et destiné « aux institutions émergentes à fort potentiel » qui seront accompagnées dans leur expansion « sur les marchés nationaux et internationaux », promet, en conclusion, l’ESAA.

Mansouria Fodeili

L’ESAA : Promesses d’innovation ou mirage entrepreneurial ?

L’École supérieure algérienne des affaires (ESAA) signe des accords pour promouvoir l’entrepreneuriat, mais la réalité pourrait bien être un autre discours.

Jeudi dernier, à Alger, l’ESAA a célébré la signature de deux accords de coopération avec l’Agence nationale de soutien et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA) et l’accélérateur public de startups, Algeria Venture. Un moment fort, célébré sous le regard bienveillant de la ministre du Commerce intérieur, Mme Amal Abdel Latif, et du ministre de l’Économie de la connaissance, M. Noureddine Ouadah. Mais derrière cette façade de dynamisme entrepreneurial, que se cache-t-il vraiment ?

Ce qui se passe réellement

L’ESAA a annoncé la création d’un centre de développement de l’entrepreneuriat, un espace censé accompagner les étudiants et diplômés dans leurs projets. Ce centre promet de simplifier les procédures administratives et de rapprocher l’administration des porteurs de projets. La seconde convention, avec Algeria Venture, vise à soutenir les institutions émergentes à fort potentiel via un programme de formation des cadres. Tout cela semble très prometteur, n’est-ce pas ?

Pourquoi cela dérange

Pourtant, ces initiatives soulèvent des questions. La création d’un guichet unique pour faciliter la transition vers l’entrepreneuriat semble un peu trop belle pour être vraie, surtout dans un pays où la bureaucratie est souvent synonyme de labyrinthes administratifs. Les promesses d’un soutien réel aux startups pourraient bien se heurter à la dure réalité du terrain, où les bonnes intentions se perdent souvent dans les méandres de l’inefficacité.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces accords pourraient être mitigées. Si l’ESAA parvient réellement à créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat, cela pourrait dynamiser l’économie locale. Mais si ces promesses ne se traduisent pas par des actions concrètes, elles risquent de devenir de simples slogans, laissant les jeunes entrepreneurs dans l’expectative.

Lecture satirique

Ironiquement, ces initiatives rappellent les discours politiques souvent déconnectés de la réalité. Les dirigeants promettent monts et merveilles, mais les résultats sont souvent absents. On pourrait presque imaginer une scène où les ministres, tout sourire, se félicitent d’un partenariat stratégique, tout en ignorant les obstacles réels auxquels font face les porteurs de projets. Un véritable décalage entre promesse et réalité.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on peut établir des parallèles avec des politiques autoritaires, où les discours sur l’innovation et le progrès cachent souvent une réalité bien plus sombre. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, les promesses de croissance économique sont souvent suivies de mesures qui étouffent la créativité et l’initiative individuelle. L’Algérie ne semble pas échapper à cette tendance.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il sera crucial de surveiller l’évolution de ces initiatives. Si l’ESAA parvient à transformer ces accords en actions concrètes, cela pourrait être un tournant pour l’entrepreneuriat en Algérie. Sinon, nous risquons de voir ces accords devenir de simples notes de bas de page dans l’histoire d’un pays en quête de renouveau.

Sources

Source : www.dzairworld.com

Algérie : L'ESAA signe deux accords pour promouvoir l'entrepreneuriat estudiantin.
Visuel — Source : www.dzairworld.com
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