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L’affirmation vérifiée

Lors d’un échange avec la rédaction de RTBF, François Gemenne a affirmé que les voitures électriques ne rejettent pas de chaleur contrairement aux voitures à moteur à combustion. Cela soulève la question de savoir si les voitures rejettent effectivement plus de chaleur que les climatiseurs, une notion que certaines recherches évoquent concernant l’impact thermique des véhicules sur l’environnement urbain.
Ce que montrent les faits
Les véhicules à moteur à combustion génèrent une quantité significative de chaleur lors de leur fonctionnement, en raison du processus de combustion et du fonctionnement du moteur. Il est rapporté que 80% de l’énergie produite par un moteur thermique est convertie en chaleur perdue. En revanche, les véhicules électriques, en raison de leur architecture et de leur fonctionnement, ont un rendement énergétique beaucoup plus élevé, ce qui se traduit par des rejets thermiques inférieurs. Des études, comme celle de Nature en 2014, indiquent que remplacer une flotte de véhicules thermiques par des véhicules électriques peut réduire considérablement la charge thermique d’une ville.
La vérification
Les affirmations de François Gemenne sont corroborées par plusieurs recherches et études. Par exemple, une étude portugaise de 2025 a illustré que les gaz émises par une voiture thermique peuvent atteindre des températures d’environ 400°C, alors que le fonctionnement du moteur se maintient autour de 95°C. Ce contraste avec l’efficacité des moteurs électriques, souvent proche de 100% en terme de conversion d’énergie, souligne bien la différence dans la production de chaleur entre ces deux types de véhicules. Toutefois, il est délicat d’affirmer sans nuance que les voitures rejettent systématiquement moins de chaleur que les climatiseurs, car cela dépend de nombreux facteurs tels que le modèle, l’état et les conditions d’utilisation des appareils.
Les sources et les données
Les affirmations sur les rejets de chaleur des véhicules ont été soutenues par diverses études scientifiques. La première étude mentionnée, celle publiée en 2014 dans Nature, a duré plusieurs années et a examiné l’impact des véhicules électriques en milieu urbain, en particulier à Pékin. De plus, des données contemporaines sur la proportion de véhicules électriques dans des villes comme Bruxelles (5,3%) et Paris (4%) permettent de contextualiser ces chiffres au niveau local.
Verdict
Verdict : partiellement vrai. L’affirmation selon laquelle les voitures électriques ne rejettent pas de chaleur est correcte, mais la comparaison avec les climatiseurs nécessite des nuances quant à l’application de cette notion en milieu urbain.
Ce qu’il faut retenir
La transition vers une flotte de véhicules électriques semble prometteuse pour réduire la chaleur urbaine émise par le transport, mais la question de la comparaison avec les climatiseurs mérite une exploration plus approfondie en fonction des contextes spécifiques d’utilisation. La complexité des systèmes thermiques des villes implique une analyse nuancée pour des conclusions globales.
Source principale : – Faky (fact checking) (www.rtbf.be)
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Auteur : rtbf.info@rtbf.be (Romane Bonnemé)







