Les Rohingyas en exil face aux élections en Birmanie : une mascarade selon les observateurs
Mise à jour le 2026-01-24 00:00:00 : La Birmanie s’apprête à organiser des élections jugées illégitimes par de nombreux observateurs. Les Rohingyas, victimes de persécutions, suivent la situation de près.
Table Of Content
Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.
La Birmanie va débuter la troisième phase des élections générales dimanche 25 janvier. La junte au pouvoir depuis le coup d’État de 2021 organise le scrutin et tente de se légitimer aux yeux de la communauté internationale. Elles sont toutefois qualifiées de « mascarade » par la plupart des ONG et observateurs. De nombreux réfugiés birmans regardent cette élection depuis l’extérieur et notamment les Rohingyas, majoritairement musulmans et victimes de graves persécutions depuis l’indépendance du pays. Alors que la Gambie a saisi la Cour internationale de justice pour accuser la Birmanie du génocide de la communauté, plusieurs d’entre eux, exilés en Malaisie, ont accepté de témoigner.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La Birmanie organise des élections générales en janvier 2026.
- Qui est concerné : Les Rohingyas et la communauté internationale.
- Quand : Dimanche 25 janvier 2026.
- Où : Birmanie et Malaisie.
Contexte
Dans le sud de Kuala Lumpur, un bâtiment discret se fond dans le quartier. À l’intérieur : les locaux d’une association d’aide aux réfugiés birmans, et notamment aux Rohingyas. Rafik Ismaël est originaire de l’État birman d’Arakan. Lui et sa famille ont fui les persécutions il y a presque 30 ans.
« Mon père était un leader local, donc il essayait d’aider les communautés qui avaient besoin de nourriture. Mais les militaires n’aimaient pas ça, et ils ont pris mon père pour le mettre dans un camp de détention. Ensuite, ils s’en sont pris à ma mère, et puis à mon grand-père. Notre communauté s’est battue pour ma famille, mais après les avoir libérés, les militaires nous ont dit : « Il vaut mieux que vous partiez, sinon on tuera toute la famille. » »
Un problème qui dure depuis 70 ans
Malgré l’exil, Rafik Ismaël regarde attentivement le déroulement des élections organisées en Birmanie dans les médias : « Le problème en Birmanie dure déjà depuis 70 ans, donc je ne vois aucun avenir possible. Sauf si on fait partir la junte. L’élection pourrait alors permettre la démocratie, peut-être qu’on aurait une chance, mais cette élection-là ne sert à rien. Pour nous Rohingyas, que ce soit la junte ou Aung San Suu Kyi, c’est pareil. Parce qu’ils ne nous soutiennent pas. »
Dans un coin de la pièce, Katija regarde attentivement deux réfugiés endormis sur des matelas posés au sol. Elle a fui la Birmanie il y a cinq ans. Certains de ses proches rohingyas sont toujours sur place : « Mon beau-frère a été pris par l’armée d’Arakan en 2024, c’était l’an dernier. Il a été battu pendant environ deux mois, donc il ne peut presque plus bouger, il est quasiment paralysé maintenant. »
D’autres difficultés font désormais le quotidien de ces Rohingyas, exilés en Malaisie : le pays n’est pas signataire de la convention de l’ONU pour les réfugiés. L’accès à l’emploi, la santé et l’éducation sont notamment limités.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-24 00:00:00 — Site : www.rfi.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
Application : Téléchargez Artia13 Actualité (Android)
Notre IA anti-désinformation : Analyzer Fake News (Artia13)
Publié le : 2026-01-24 00:00:00 — Slug : reportage-international-birmanie-les-rohingyas-en-exil-observent-avec-inquietude-les-elections-organisees-par-la-junte
Hashtags : #Reportage #international #Birmanie #les #Rohingyas #exil #observent #avec #inquiétude #les #élections #organisées #par #junte
