Les Projets Commerciaux : Entre Expansion Illusoire et Réalité Rétrécie

Le nombre de projets commerciaux grimpe, mais les surfaces autorisées se réduisent. Une belle promesse de croissance qui s’effondre face à la réalité.

En 2025, le nombre de projets de plus de 1.000 m² examinés par les commissions départementales d’aménagement commercial (CDAC) a augmenté de 7%. Bravo, applaudissons cette dynamique ! Mais attendez, la surface totale examinée a chuté de 685.215 m² en 2024 à 527.347 m² en 2025. Une belle manière de faire du neuf avec du vieux, n’est-ce pas ? Comme si l’on annonçait une course effrénée vers l’avenir tout en se traînant les pieds dans le passé.

Ce qui se passe réellement

La Commission nationale d’aménagement commercial (Cnac) a examiné 413 projets, dont 90% ont reçu un avis favorable. Mais ne nous y trompons pas, ce chiffre est bien loin des 623 et 642 projets examinés en 2021 et 2022. En d’autres termes, on nous vend une augmentation du nombre de projets, mais la réalité est que ces projets sont de plus en plus petits. « Malgré l’augmentation du nombre de dossiers, les demandes portent sur des projets de moindre envergure », souligne la Cnac. Un peu comme si l’on promettait un festin et qu’on servait finalement des amuse-bouches.

Pourquoi cela dérange

Cette situation révèle une incohérence flagrante : d’un côté, on nous parle de dynamisme économique, de l’autre, on constate une réduction des surfaces commerciales. Les extensions représentent 61% des dossiers, ce qui indique une volonté de maintenir l’existant plutôt que d’innover. Bercy lui-même admet que « l’aménagement commercial ne peut plus relever d’une logique d’expansion ». Alors, pourquoi continuer à faire croire que l’on avance ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : une vacance commerciale qui augmente, passant de 9,5% à 10,9% entre 2021 et 2024. Les zones commerciales, autrefois florissantes, deviennent des cimetières de projets avortés. La Cnac souligne que « la vacance commerciale n’est plus un simple indicateur économique », mais un véritable baromètre de l’aménagement du territoire. Un signal d’alerte que nos décideurs semblent ignorer, ou pire, feindre de ne pas voir.

Lecture satirique

Les discours politiques autour de l’aménagement commercial sont souvent déconnectés de la réalité. On nous promet des projets grandioses tout en nous livrant des miettes. C’est un peu comme si un chef cuisinier vantait un plat gastronomique tout en servant un plat réchauffé. La contradiction est flagrante : comment peut-on parler d’expansion quand on réduit les surfaces ? Peut-être que le véritable projet est de nous habituer à vivre dans un monde de plus en plus petit.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà de nos frontières, on constate que des politiques similaires se mettent en place ailleurs, notamment aux États-Unis et en Russie, où l’on prône la croissance tout en étouffant les initiatives locales. Les promesses de prospérité se heurtent à des réalités bien plus sombres. Une belle ironie pour ceux qui croient encore aux discours des dirigeants.

À quoi s’attendre

Les tendances actuelles laissent présager un avenir où l’aménagement commercial sera davantage axé sur la réduction que sur l’expansion. Si les décideurs ne prennent pas conscience de cette réalité, nous pourrions bien assister à une transformation des zones commerciales en véritables zones de non-droit économique.

Sources

Source : www.banquedesterritoires.fr

Les projets commerciaux se resserrent dans un contexte de sobriété foncière et de transformation des modes de consommation
Visuel — Source : www.banquedesterritoires.fr
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