On le sait, l’arrivée (et l’utilisation massive) de l’Intelligence Artificielle (IA) peut menacer certains emplois. Mais s’il existe une catégorie de métiers qui peut résister, ce sont les métiers manuels.

Ces professions, parfois méconnues du grand public, bénéficient d’une image positive : selon un sondage Ipsos, 97 % des Français ont une bonne opinion des métiers d’art, mais seuls 35 % déclarent bien les connaître.

Démonstrations, portes ouvertes…

Créées et pilotées par l’Institut pour les Savoir-Faire Français, les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA) mettent tous les ans en lumière ces métiers à travers toute la France. Les événements sont gratuits et accessibles à tous : il s’agit de visites d’ateliers, de manufactures, d’établissements de formation, de musées, de lieux culturels ou encore de monuments historiques.

En île de France, par exemple, à Romainville (93), la Fondation Fiminco accueille le Campus Mode Métiers d’Art et Design et le Comité Colbert, avec l’événement « Entrez en matières #5 ». Des journées de démonstrations gratuites pour explorer une trentaine de savoir-faire (bois, métal, cuir, céramique, textile, joaillerie) et de rencontrer des artisans d’art de maisons reconnues comme Chanel, Hermès, Louis Vuitton, et Van Cleef & Arpels…

Pour cette 20e édition, plus de 6 000 événements sont proposés au public : Salon des Métiers d’art à Saint-Chamas (13) près de Marseille, démonstration d’un teinturier à Montpellier, d’un tapissier d’ameublement et décorateur à Toulouse, d’un encadreur à Brest… Retrouvez sur le site officiel de l’événement tout le programme.

5 idées de métiers d’art qui recrutent

Voici cinq métiers manuels à découvrir ce week-end :

Ébéniste : il conçoit, fabrique et restaure des meubles en bois. Deux compétences clé pour ce métier : la précision et la connaissance des matériaux. Pour exercer, le CAP ébéniste est souvent la première étape pour se former. Mais vous pouvez passer des diplômes comme le BMA (Brevet des Métiers d’Art) ébéniste ou le DMA (Diplôme des Métiers d’Art) arts de l’habitat option mobilier. Ébéniste ou la passion du bois.

Joaillier : il crée, répare et transforme des bijoux à partir de métaux précieux et de pierres fines ou précieuses. Le joaillier réalise des croquis, façonne les métaux, sertit les pierres et polit les pièces. Ce métier demande de la minutie et un sens artistique. Un CAP art et techniques de la bijouterie joaillerie est une base. Des formations comme le BMA bijou ou le DMA art du bijou permettent d’acquérir des compétences plus avancées. La joaillerie française recherche des talents

Couvreur : il installe et répare les toitures des bâtiments. Il intervient selon ses compétences aussi bien pour une toiture de maison que celle de Notre-Dame de Paris ou d’un immeuble. Il travaille divers matériaux comme les tuiles, les ardoises, ou le zinc. Pour exercer, il faut apprécier (ou supporter) le travail en hauteur mais avoir aussi une bonne condition physique. Un CAP couvreur est le diplôme de référence. Des formations complémentaires comme le BP (Brevet Professionnel) couvreur permet de développer une expertise et des responsabilités.

Costumier : il conçoit et réalise les costumes pour le théâtre, le cinéma, l’opéra ou d’autres spectacles. Il effectue des recherches historiques, dessine des modèles, choisit les tissus et supervise la confection. Les compétences requises sont la créativité et la connaissance de l’histoire de la mode. Des diplômes comme le BTS métiers de la mode – vêtements ou des formations dans des écoles spécialisées peuvent préparer à ce métier. 6 idées de métiers pour les passionnés de la mode.

Fleuriste : ce métier combine créativité, sens du commerce et connaissance des végétaux. Composition de bouquets, des arrangements floraux et des décorations végétales pour diverses occasions : le fleuriste est un artisan commerçant. Un CAP fleuriste est la formation initiale. Le BP fleuriste permet d’acquérir des compétences en gestion et en création plus élaborée.

Manipuler pour lutter contre le décrochage scolaire

Et si pour pérenniser ces vocations, et faire connaître ces métiers, l’école encourageait plus les apprentissages du geste manuel ? L’association « De l’or dans les mains », plaide pour remettre la pratique manuelle et la manipulation au centre des apprentissages, et ce dès l’école primaire. Une démarcher qui répond à certains problème du système éducatif comme le décrochage scolaire, mais qui permet aussi de développer la concentration, la confiance en soi et l’engagement des élèves.

Les Métiers Manuels : Un Rempart Contre l’IA… Ou Juste un Mirage ?

L’Intelligence Artificielle menace nos emplois, mais les métiers manuels, eux, semblent échapper à cette vague. Pourtant, qui connaît vraiment ces artisans ?

Alors que l’Intelligence Artificielle s’invite dans tous les secteurs, menaçant des millions d’emplois, une catégorie de métiers semble résister vaillamment : les métiers manuels. Mais, à y regarder de plus près, ces professions, souvent idéalisées, cachent une réalité bien plus complexe. Qui parmi nous pourrait citer un ébéniste sans se perdre dans les méandres de son propre ignorance ?

Ce qui se passe réellement

On le sait, l’arrivée de l’IA peut menacer certains emplois. Mais s’il existe une catégorie de métiers qui peut résister, ce sont les métiers manuels. Ces professions, parfois méconnues du grand public, bénéficient d’une image positive : selon un sondage Ipsos, 97 % des Français ont une bonne opinion des métiers d’art, mais seuls 35 % déclarent bien les connaître.

Créées et pilotées par l’Institut pour les Savoir-Faire Français, les Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA) mettent tous les ans en lumière ces métiers à travers toute la France. Les événements sont gratuits et accessibles à tous : il s’agit de visites d’ateliers, de manufactures, d’établissements de formation, de musées, de lieux culturels ou encore de monuments historiques.

En Île-de-France, par exemple, à Romainville (93), la Fondation Fiminco accueille le Campus Mode Métiers d’Art et Design et le Comité Colbert, avec l’événement « Entrez en matières #5 ». Des journées de démonstrations gratuites pour explorer une trentaine de savoir-faire (bois, métal, cuir, céramique, textile, joaillerie) et de rencontrer des artisans d’art de maisons reconnues comme Chanel, Hermès, Louis Vuitton, et Van Cleef & Arpels…

Pour cette 20e édition, plus de 6 000 événements sont proposés au public : Salon des Métiers d’art à Saint-Chamas (13) près de Marseille, démonstration d’un teinturier à Montpellier, d’un tapissier d’ameublement et décorateur à Toulouse, d’un encadreur à Brest… Retrouvez sur le site officiel de l’événement tout le programme.

Pourquoi cela dérange

Les métiers manuels sont souvent présentés comme des bastions de résistance face à l’automatisation. Pourtant, cette vision romantique cache des réalités bien plus sombres. La valorisation de ces métiers est-elle vraiment sincère ou n’est-ce qu’un écran de fumée pour masquer le manque d’investissement dans l’éducation et la formation ?

Ce que cela implique concrètement

Les métiers manuels, bien qu’en vogue, souffrent d’un manque de reconnaissance et de soutien. Les promesses de formations et d’emplois stables se heurtent à des réalités économiques précaires, où les artisans peinent à vivre de leur art. Et pendant ce temps, les discours politiques se gargarisent de belles paroles sur la valorisation de l’artisanat, sans jamais vraiment passer à l’action.

Lecture satirique

Les politiques, en prônant la valorisation des métiers manuels, semblent oublier que ces professions nécessitent un soutien réel, et non pas de simples journées portes ouvertes. Pendant que les artisans s’échinent à faire vivre leur savoir-faire, les décideurs se contentent de faire des promesses vides, comme si la magie de l’artisanat pouvait se suffire à elle-même. Ironique, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Dans un monde où l’on célèbre les savoir-faire artisanaux, il est intéressant de noter que des pays comme les États-Unis et la Russie, tout en prônant la valorisation de l’artisanat, continuent de favoriser des politiques qui écrasent les petites entreprises au profit de géants technologiques. Une belle hypocrisie qui fait écho à notre propre situation.

À quoi s’attendre

Si rien ne change, les métiers manuels risquent de devenir des reliques d’un passé glorieux, alors que l’IA continuera de progresser, laissant derrière elle une génération d’artisans désillusionnés. À moins que l’on ne commence à prendre au sérieux l’éducation manuelle dès le plus jeune âge, comme le propose l’association « De l’or dans les mains », qui plaide pour remettre la pratique manuelle au centre des apprentissages.

Sources

Source : www.leparisien.fr

« De l’or dans les mains » : 5 idées de métiers manuels… à découvrir ce week-end
Visuel — Source : www.leparisien.fr
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