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Fin 2019, trois médecins-inspecteurs de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) ont examiné des centaines de dossiers de personnes malades depuis plus d’un an. Il s’agissait de 290 Belges qui venaient d’être déclarés invalides et avaient perçu une allocation via leur mutuelle. Le groupe a été constitué de manière aléatoire, mais était représentatif en termes d’âge, de sexe et de lieu de résidence.
Un rapport « secret »
« Notre analyse sur le terrain montre que 59% des personnes examinées ne sont en réalité pas en incapacité de travail », ont-ils écrit. Les allocations de 172 personnes ont été immédiatement suspendues. Un nombre extrêmement élevé, surtout quand on sait qu’il s’agissait de personnes qui avaient déjà été contrôlées par les médecins des mutuelles.
« Ce n’est qu’en décembre 2024 que mon cabinet a reçu ce rapport pour la première fois », confirme le ministre Vandenbroucke. « Bien sûr, je prends cela très au sérieux, mais les responsables de l’Inami de l’époque ne sont plus là aujourd’hui. »
Est-il erroné?
Les mutuelles estiment que le rapport est erroné et affirment que c’est pour cette raison qu’il n’a jamais été rendu public. « La méthodologie soulevait de sérieuses réserves », déclare Luc Van Gorp, président de la MC, au nom de toutes les mutuelles. Les inspecteurs auraient agi de manière beaucoup trop brutale. « Si aucun médicament n’était prescrit à une personne souffrant de troubles mentaux, on considérait d’emblée que cette personne n’était pas malade. Or, si les médicaments ne sont pas nécessaires pour nombre de ces affections, ces personnes, elles, sont bel et bien malades. »
« Les malades, ces fainéants : un rapport secret qui fait trembler l’Inami »
Un rapport « secret » révèle que 59% des malades de longue durée ne seraient pas vraiment malades. Conséquence : des allocations suspendues et un ministre qui découvre tout ça… en 2024.
Fin 2019, trois médecins-inspecteurs de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) se sont lancés dans une enquête audacieuse. Leur objectif ? Déterminer la véracité des déclarations d’incapacité au travail de 290 Belges. Résultat : 59% des personnes examinées seraient en réalité des imposteurs, des profiteurs du système. Les allocations de 172 d’entre eux ont été suspendues. Une belle opération de chasse aux sorcières, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Les inspecteurs ont examiné des dossiers de personnes malades depuis plus d’un an. Le groupe était représentatif en termes d’âge, de sexe et de lieu de résidence. Pourtant, malgré des contrôles antérieurs par les médecins des mutuelles, ces inspecteurs ont décidé de faire le ménage. « Notre analyse sur le terrain montre que 59% des personnes examinées ne sont en réalité pas en incapacité de travail », ont-ils écrit. Une belle manière de dire que ces malades sont en fait des fainéants, n’est-ce pas ?
Le ministre Vandenbroucke, quant à lui, a découvert ce rapport… en décembre 2024. « Bien sûr, je prends cela très au sérieux, mais les responsables de l’Inami de l’époque ne sont plus là aujourd’hui. » Une belle manière de se dédouaner, n’est-ce pas ?
Pourquoi cela dérange
Les mutuelles, elles, estiment que le rapport est erroné et qu’il n’a jamais été rendu public à cause de sa méthodologie douteuse. Luc Van Gorp, président de la MC, déclare que les inspecteurs ont agi de manière brutale. « Si aucun médicament n’était prescrit à une personne souffrant de troubles mentaux, on considérait d’emblée que cette personne n’était pas malade. » Une belle définition de la santé, n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : des allocations suspendues, des vies bouleversées, et une stigmatisation accrue des malades. On pourrait penser que le système de santé est là pour protéger les plus vulnérables, mais il semble que la chasse aux sorcières soit devenue la norme.
Lecture satirique
Le discours politique est rempli de contradictions. D’un côté, on prône la solidarité et l’aide aux malades, de l’autre, on les traite de profiteurs. La promesse d’un système de santé juste et équitable se heurte à la réalité d’un rapport secret qui stigmatise ceux qui souffrent. Ironique, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, où les gouvernements utilisent des rapports biaisés pour justifier des politiques répressives. Les États-Unis, avec leur obsession pour le « workfare », ou la Russie, qui ne recule devant rien pour faire taire les voix dissidentes, pourraient en prendre de la graine.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une augmentation de la stigmatisation des malades et à une réduction des allocations. La santé mentale, déjà si souvent négligée, risque de devenir un sujet tabou, où seuls les « vrais malades » seront acceptés.




