Les journalistes face aux catastrophes de Blatten et Crans-Montana
Mise à jour le 2026-03-21 09:40:00 : Deux tragédies ont frappé le Valais, révélant le défi émotionnel des journalistes sur le terrain.
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Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.
Deux catastrophes ont récemment marqué le Valais : l’engloutissement du village de Blatten le 28 mai et l’incendie meurtrier de Crans-Montana le 1er janvier. Des journalistes de la RTS racontent comment ils ont couvert ces événements traumatisants, entre devoir professionnel et proximité émotionnelle.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Un village a été englouti et un incendie a causé de nombreuses pertes humaines.
- Qui est concerné : Les habitants du Valais et les journalistes locaux.
- Quand : 28 mai et 1er janvier.
- Où : Valais, Suisse.
Le choc des premières images
Les images sont saisissantes. Le village de Blatten, dans la vallée du Lötschental, a été englouti par une coulée de boue, de rochers et de glace. Conséquence : 96% du village a disparu sous deux kilomètres et demi de débris.
>> Lire notre minute par minute des événements du 28 mai : Le village de Blatten pulvérisé par l’effondrement du glacier du Birch, une personne portée disparue
« Comment mettre des mots sur ce nuage de fumée? Que dire? », se souvient Flore Dussey. Face à l’ampleur de la catastrophe, les mots semblaient dérisoires.
Crans-Montana : une tragédie à domicile
Quelques mois plus tard, un incendie ravage un bar de Crans-Montana dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Le bilan est terrible : 41 morts et 115 blessés.
>> Lire notre suivi des événements de Crans-Montana : Une quarantaine de personnes ont péri dans l’incendie de Crans-Montana, hommages aux victimes
Pour les journalistes valaisans, le choc est d’autant plus violent que la catastrophe frappe leur communauté. « C’était à sept kilomètres de chez moi », confie Flore Dussey. « J’ai réalisé que des amis très proches étaient concernés par le drame. »
Entre professionnalisme et émotion
Les équipes de la RTS ont rencontré des familles, dans l’incertitude du sort de leur enfant, comme Joël Rey qui a cherché désespérément sa fille Caroline, 24 ans, avant d’apprendre qu’elle était décédée dans l’incendie. « Quand il l’a retrouvée, il y avait une sorte d’apaisement », explique Cédric Jordan. « Il nous a dit : ‘Maintenant je sais. Je vais pouvoir faire mon deuil.' »
La distance professionnelle mise à l’épreuve
Jeune journaliste, Emilien Verdon s’est senti particulièrement concerné par le drame : « La nuit de la Saint-Sylvestre, j’ai fait la fête comme ces jeunes. J’étais dans un bar dans une autre station en Valais. J’aurais pu être à Crans-Montana. »
Malgré la proximité, les professionnels tentent de maintenir leur distance. « Dire que c’est à Crans-Montana que j’habite à 20 minutes ou que j’aille sur le front d’Ukraine à des milliers kilomètres, pour moi c’est la même chose. Il faut être concentré, ne pas avoir d’émotions et faire son travail », explique Erwan Jagut, caméraman.
Sources

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Date : 2026-03-21 09:40:00 — Site : www.rts.ch
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-21 09:40:00 — Slug : ca-arrive-quon-craque-evidemment-on-est-humain-les-journalistes-face-aux-drames-de-blatten-et-crans-montana-rts
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