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Cette information a été communiquée ce samedi 11 avril dans un communiqué commun du Comité Inter-Universitaire des Étudiants en Médecine (CIUM), du Bureau des Étudiants Administrateurs (BEA), de l’Organisation Représentative des Étudiants (ORE) et de la Fédération des Étudiants Francophones (FEF).
Environ 300 étudiants issus des facultés de médecine de l’ULB et de l’UMons sont de garde tous les mois au sein des trois établissements de l’HUB (l’Institut Jules Bordet, l’hôpital Erasme et l’hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola).
Jusqu’ici, ces gardes faisaient l’objet d’un défraiement couvrant les frais de mobilité pour s’y rendre. Mais depuis le mars, ces gardes ne sont plus rémunérées. « Exiger des étudiants qu’ils assurent un tel volume de gardes -gratuitement- constitue, aux yeux des organisations signataires, une injustice organisationnelle inacceptable, un flagrant mépris, et un profond irrespect du travail de ces futurs médecins« , peut-on lire dans le communiqué.
Un préavis de grève
Les organisations étudiantes ont dès lors décidé de déposer un préavis de grève. Une assemblée générale se tiendra lundi 13 avril « afin de voter officiellement les positions du mouvement étudiant et de planifier les modalités d’action concertée« .
Pour autant, les organisations estudiantines restent « demandeuses d’un dialogue constructif, responsable et respectueux de leur travail qui demeure essentiel dans une chaîne de collaborations entre les différents soignants« . Bien que des demandes de rencontres aient été adressées aux directions de l’HUB et de l’ULB, « aucun contact n’a été établi« , soulignent les associations dans leur communiqué conjoint.
Les étudiants en médecine : main-d’œuvre gratuite ou futurs médecins ?
300 étudiants de l’ULB et de l’UMons se retrouvent à faire des gardes non rémunérées, un mépris flagrant pour leur travail et leur engagement.
Dans un monde où la valorisation du travail est censée être un principe fondamental, il semblerait que certains aient oublié ce détail crucial. Les étudiants en médecine, ces héros en herbe, se retrouvent à devoir assurer des gardes dans les hôpitaux, mais sans le moindre centime en retour. Oui, vous avez bien lu : depuis mars, ces gardes ne sont plus rémunérées. Un petit coup de pouce pour la santé publique, ou plutôt un coup de poignard dans le dos de ceux qui se dévouent pour sauver des vies ?
Ce qui se passe réellement
Cette information a été communiquée ce samedi 11 avril dans un communiqué commun du Comité Inter-Universitaire des Étudiants en Médecine (CIUM), du Bureau des Étudiants Administrateurs (BEA), de l’Organisation Représentative des Étudiants (ORE) et de la Fédération des Étudiants Francophones (FEF). Environ 300 étudiants issus des facultés de médecine de l’ULB et de l’UMons sont de garde tous les mois au sein des trois établissements de l’HUB (l’Institut Jules Bordet, l’hôpital Erasme et l’hôpital universitaire des enfants Reine Fabiola).
Jusqu’ici, ces gardes faisaient l’objet d’un défraiement couvrant les frais de mobilité pour s’y rendre. Mais depuis mars, ces gardes ne sont plus rémunérées. « Exiger des étudiants qu’ils assurent un tel volume de gardes -gratuitement- constitue, aux yeux des organisations signataires, une injustice organisationnelle inacceptable, un flagrant mépris, et un profond irrespect du travail de ces futurs médecins », peut-on lire dans le communiqué.
Un préavis de grève
Les organisations étudiantes ont dès lors décidé de déposer un préavis de grève. Une assemblée générale se tiendra lundi 13 avril « afin de voter officiellement les positions du mouvement étudiant et de planifier les modalités d’action concertée ». Pour autant, les organisations estudiantines restent « demandeuses d’un dialogue constructif, responsable et respectueux de leur travail qui demeure essentiel dans une chaîne de collaborations entre les différents soignants ». Bien que des demandes de rencontres aient été adressées aux directions de l’HUB et de l’ULB, « aucun contact n’a été établi », soulignent les associations dans leur communiqué conjoint.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de constater à quel point les institutions peuvent être déconnectées de la réalité. D’un côté, on prône l’importance de la santé publique et de la formation des futurs médecins, et de l’autre, on les pousse à travailler gratuitement. Une belle illustration de l’incohérence entre les discours politiques et les actions concrètes. Qui aurait cru que le bénévolat était devenu une exigence dans le secteur médical ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette décision sont multiples. D’abord, cela remet en question la valeur du travail des étudiants en médecine. Ensuite, cela pourrait avoir un impact sur la qualité des soins prodigués, car des étudiants épuisés et démoralisés ne seront pas en mesure de donner le meilleur d’eux-mêmes. Enfin, cela soulève des questions éthiques sur la manière dont nous valorisons le travail dans le secteur de la santé.
Lecture satirique
Ah, la belle promesse d’un système de santé où chaque acteur est valorisé ! En réalité, il semble que les étudiants en médecine soient devenus les boucs émissaires d’une gestion défaillante. Peut-être que les dirigeants de l’HUB et de l’ULB devraient envisager de faire un stage d’observation dans un hôpital, juste pour voir à quel point il est facile de demander à des jeunes de travailler sans rémunération. Qui sait, cela pourrait leur ouvrir les yeux sur les réalités du terrain !
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires qui se multiplient dans le monde. Des gouvernements qui exploitent les travailleurs, qu’ils soient médecins ou non, semblent devenir la norme. Les étudiants en médecine de Belgique ne sont pas si différents des manifestants en Russie ou des travailleurs précaires aux États-Unis, tous luttant pour un minimum de reconnaissance et de respect.
À quoi s’attendre
Pour l’instant, les organisations étudiantes semblent déterminées à se battre pour leurs droits. Une assemblée générale est prévue, et il est fort probable que les étudiants ne se laissent pas faire. Espérons que cette mobilisation fera réfléchir les décideurs sur la valeur du travail des futurs médecins et sur la nécessité d’un dialogue constructif.
Sources




