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Les États-Unis vont imposer un blocus des ports iraniens à partir de lundi. L’armée américaine a précisé dimanche qu’il s’appliquerait aux “navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens”, faute d’accord pour mettre fin au conflit. Elle a toutefois précisé qu’elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran à travers le détroit d’Ormuz. Après l’annonce ce blocus, le baril de pétrole américain est remonté au-delà des 100 dollars lundi à la réouverture des marchés, en hausse de plus de 8 %. L’Iran “ne cédera à aucune menace”, a réagi le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui conduisait la délégation iranienne lors des pourparlers irano-américains infructueux du week-end dernier au Pakistan. Interrogée par Al-Jazeera, Zohreh Kharazmi, professeure associée à l’Université de Téhéran, évoque, elle, la possibilité d’une intervention chinoise, indiquant que Pékin “pourrait choisir d’escorter ses navires”, ce qui “placerait les États-Unis et la Chine en confrontation directe”. Un peu plus tôt dimanche, Donald Trump a menacé Pékin de droits de douane à 50 % sur ses marchandises si la Chine apportait une aide militaire à l’Iran.
Nord-est du Nigeria : des dizaines de morts après des frappes aériennes de l’armée. Le nombre de victimes de ces raids menés samedi dans le village de Jilli, dans l’État de Yobe, diffère selon les sources. Amnesty International a avancé dimanche un bilan de “plus de 100 morts” dans une publication sur X. Un rapport de sécurité, préparé pour l’ONU et consulté par l’AFP, évoque, lui, au moins “56 morts”. L’armée nigériane a de son côté confirmé avoir mené une frappe à Jilli, sans préciser le nombre de victimes. Selon le Daily Post, “les avions de chasse suivaient” des “combattants de Boko Haram” qui seraient “venus dans un marché pour collecter de l’argent et des provisions auprès des commerçants”. Mais “la frappe a manqué sa cible et a touché des civils à la place”, précise le quotidien nigérian. Le pays est confronté depuis 17 ans à une insurrection djihadiste, déclenchée en 2009 par les violences de Boko Haram et nourrie par des factions dissidentes comme le groupe État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Au cours des 10 derniers jours, plus de 100 personnes ont été tuées dans le nord par des djihadistes et des bandes criminelles.
Présidentielle au Pérou : réouverture de bureaux de vote lundi après des perturbations. La candidate de droite Keiko Fujimori était donnée en tête des premières estimations dimanche, dans un scrutin marqué par de graves problèmes logistiques qui ont retardé l’annonce des résultats. Des bureaux de vote rouvriront lundi, après des retards dans l’acheminement du matériel électoral qui ont empêché quelque 63 000 électeurs de voter, a annoncé le Jury national électoral (JNE). « Un revirement spectaculaire », note le journal péruvien El Comercio qui estime que « cette situation inédite fait de ce scrutin l’un des plus complexes de ces dernières années ». La police péruvienne et des enquêteurs sont intervenus dimanche au siège de l’autorité électorale (ONPE) après l’échec de l’ouverture de 15 bureaux de vote. La journée a été marquée par de longues files d’électeurs excédés devant des centres fermés, finalement empêchés de voter, ainsi que par des accusations de fraude non étayées.
Irlande : nouvelle réduction des taxes sur les carburants après plusieurs jours de blocages. Le gouvernement irlandais a annoncé dimanche un plan de soutien de 505 millions d’euros visant à “amortir” les effets du conflit au Moyen-Orient. Il comprend une nouvelle réduction, jusqu’à la fin du mois de juillet, de 10 centimes par litre de la taxe sur le diesel et l’essence, et le report au mois d’octobre de l’augmentation de la taxe carbone. Ces mesures ont été annoncées après plusieurs jours de manifestations contre la flambée des prix du pétrole. Les manifestants ont pris pour cible l’unique raffinerie du pays, à Cork, ainsi que des dépôts de carburant. L’accès à ces sites a été rétabli samedi soir après l’intervention des forces de l’ordre. Dimanche, des figures du mouvement de contestation “ont qualifié les mesures [du gouvernement] d’’insultantes’ et d’’insuffisantes’”, rapporte The Irish Times, en précisant que “des appels à de nouvelles manifestations ont été lancés sur des forums en ligne”.
Cyclisme : Wout Van Aert remporte son premier Paris-Roubaix devant Tadej Pogacar. Le Belge, qui est parti seul avec la superstar slovène à plus de 50 km de l’arrivée, s’est imposé après une course folle que Mathieu van der Poel, triple vainqueur sortant, a perdu sur une double crevaison dans la Trouée d’Arenberg, avant de terminer quatrième. Le Belge Jasper Stuyven, arrivé treize secondes après Van Aert, complète le podium alors que le Français Christophe Laporte a terminé cinquième. “Enfin ! Enfin Wout van Aert a gagné ce Monument nordiste qui se refusait à lui depuis son avènement dans le peloton pro, en 2018”, souligne Le Soir. Sa victoire “symbolise aussi le retour au sommet du cyclisme belge, qui n’avait plus trouvé la lumière au bout de l’Enfer depuis 2019 et un certain Philippe Gilbert”, se réjouit le quotidien belge.
Les États-Unis : blocus iranien ou blocus de la raison ?
Les États-Unis annoncent un blocus des ports iraniens, une décision qui fait grimper le prix du pétrole et soulève des questions sur la logique de cette manœuvre.
Alors que l’armée américaine se prépare à imposer un blocus des ports iraniens, on ne peut s’empêcher de se demander si cette décision est le fruit d’une stratégie bien pensée ou simplement le dernier acte d’un drame géopolitique dont les acteurs semblent avoir perdu le fil. Après tout, qui aurait cru qu’un blocus, censé isoler l’Iran, pourrait en réalité renforcer les tensions internationales et faire grimper le baril de pétrole à plus de 100 dollars ?
Ce qui se passe réellement
Les États-Unis vont imposer un blocus des ports iraniens à partir de lundi. L’armée américaine a précisé dimanche qu’il s’appliquerait aux “navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens”, faute d’accord pour mettre fin au conflit. Elle a toutefois précisé qu’elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran à travers le détroit d’Ormuz. Après l’annonce de ce blocus, le baril de pétrole américain a grimpé au-delà des 100 dollars, en hausse de plus de 8 %. L’Iran “ne cédera à aucune menace”, a réagi le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui conduisait la délégation iranienne lors des pourparlers infructueux du week-end dernier au Pakistan. Interrogée par Al-Jazeera, Zohreh Kharazmi, professeure associée à l’Université de Téhéran, évoque, elle, la possibilité d’une intervention chinoise, indiquant que Pékin “pourrait choisir d’escorter ses navires”, ce qui “placerait les États-Unis et la Chine en confrontation directe”. Un peu plus tôt, Donald Trump a menacé Pékin de droits de douane à 50 % sur ses marchandises si la Chine apportait une aide militaire à l’Iran.
Nord-est du Nigeria : des dizaines de morts après des frappes aériennes de l’armée. Le nombre de victimes de ces raids menés samedi dans le village de Jilli, dans l’État de Yobe, diffère selon les sources. Amnesty International a avancé un bilan de “plus de 100 morts”, tandis qu’un rapport de sécurité pour l’ONU évoque au moins “56 morts”. L’armée nigériane a confirmé avoir mené une frappe à Jilli, sans préciser le nombre de victimes. Selon le Daily Post, “les avions de chasse suivaient” des “combattants de Boko Haram”, mais “la frappe a manqué sa cible et a touché des civils à la place”.
Présidentielle au Pérou : réouverture de bureaux de vote lundi après des perturbations. La candidate de droite Keiko Fujimori était donnée en tête des premières estimations dimanche, dans un scrutin marqué par de graves problèmes logistiques. Des bureaux de vote rouvriront lundi après des retards qui ont empêché 63 000 électeurs de voter, a annoncé le Jury national électoral (JNE).
Irlande : nouvelle réduction des taxes sur les carburants après plusieurs jours de blocages. Le gouvernement irlandais a annoncé un plan de soutien de 505 millions d’euros visant à “amortir” les effets du conflit au Moyen-Orient. Ces mesures ont été annoncées après plusieurs jours de manifestations contre la flambée des prix du pétrole.
Cyclisme : Wout Van Aert remporte son premier Paris-Roubaix devant Tadej Pogacar. Le Belge s’est imposé après une course folle, marquant le retour au sommet du cyclisme belge.
Pourquoi cela dérange
Ce blocus, qui semble plus être une manœuvre de communication qu’une stratégie efficace, soulève des questions sur la capacité des États-Unis à gérer des conflits complexes. En effet, alors que l’Iran promet de ne pas céder, les tensions ne font que s’intensifier. On se demande si la Maison Blanche a réellement pensé aux conséquences économiques et politiques de cette décision.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ce blocus pourraient être désastreuses, non seulement pour l’économie mondiale, mais aussi pour les relations internationales. La montée des prix du pétrole pourrait entraîner une inflation galopante, affectant les consommateurs dans le monde entier. De plus, l’escalade des tensions pourrait mener à des confrontations directes entre les États-Unis et d’autres puissances, comme la Chine.
Lecture satirique
Dans un monde où les promesses politiques sont souvent déconnectées de la réalité, ce blocus apparaît comme un exemple parfait de l’absurdité des décisions prises par ceux qui se croient tout-puissants. Les États-Unis, en tentant de jouer les gendarmes du monde, semblent oublier que la diplomatie est souvent plus efficace que la force brute.
Effet miroir international
Ce blocus rappelle les dérives autoritaires d’autres pays qui, face à des crises, choisissent la répression plutôt que le dialogue. Les États-Unis, en adoptant une approche similaire, risquent de perdre leur crédibilité sur la scène internationale.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une escalade des conflits au Moyen-Orient, avec des répercussions économiques et politiques majeures. Les tensions entre les grandes puissances pourraient également se renforcer, rendant la situation encore plus volatile.
Sources
Source : www.courrierinternational.com




