Les Dragons de Fribourg : quand la confiance se transforme en naufrage

Après une victoire prometteuse, les Fribourgeois se sont effondrés face à Genève, laissant leur entraîneur perplexe et la série en équilibre précaire.

Alors que les Fribourgeois avaient pris l’avantage lors du premier match face à Genève, ils ont pris l’eau pendant deux tiers aux Vernets lundi. Peu après la défaite 7-3, Roger Rönnberg a dû s’expliquer sur les carences des Dragons et les efforts à fournir pour passer l’épaule dans cette série. Une situation qui rappelle étrangement les discours politiques où la réalité se heurte à des promesses en l’air.

Ce qui se passe réellement

La soirée des Dragons a fort mal commencé, avec deux pénalités pour surnombre concédées lors des six premières minutes. ‘Sur la première, nous avons manqué de chance, car l’entrant a pris le contrôle de la rondelle avant que le sortant n’ait eu le temps de sortir. Mais sur la seconde, moi et le staff avons notre part de responsabilité. En concédant cette ouverture du score, nous avons laissé le momentum à Genève-Servette’, s’est désolé le coach de 54 ans.

Au terme du deuxième tiers, Fribourg était mené 4-0. Dans le vestiaire, le message de Rönnberg a résonné dans toutes les têtes. ‘Je leur ai demandé de montrer qui nous étions, d’afficher notre identité. Cette équipe n’abandonne jamais, il était important de rappeler qu’ouvrir la marque pouvait tout changer’. S’en est suivie une belle réaction en dernière période, qui a permis aux Dragons de revenir à 4-3 à la 52e. Mais il était trop tard. Matthew Verboon a inscrit le 5-3 quatre minutes plus tard, scellant ainsi la défaite du deuxième de la saison régulière lundi aux Vernets.

‘Retrouver la confiance’ à 5 contre 4

A la faveur de ce retour en grâce, le bilan à tirer de cette rencontre n’est pas complètement négatif. Cependant, même si les Dragons sont parvenus à mettre fin à leur disette en supériorité numérique grâce à Christoph Bertschy après huit matches et deux tiers sans marquer dans cette situation, le problème n’a pas disparu pour autant.

Lors de cet acte II, les hommes de Rönnberg n’auront profité que d’une pénalité genevoise sur cinq, ce qui n’a pas empêché le technicien suédois de se réjouir: ‘Sans but en +powerplay+, il est difficile de gagner ces rencontres. Cette fois, nous y sommes parvenus, et je pense que nous avons su élever notre niveau de performance.’

Mais le coach suédois a concédé qu’il faudra confirmer ce renouveau: ‘L’équipe n’a pas confiance à 5 contre 4. Sans cette confiance, nous n’essayons plus de tirer. A l’inverse, Genève est parvenu à marquer sur sa première tentative à la 3e minute. Nous devons retrouver cette volonté de nous montrer décisifs dans cette situation’, a-t-il asséné.

‘Transmettre le bon état d’esprit’

Au vu de la piètre entame de rencontre des Fribourgeois, difficile de ne pas y voir un certain excès de confiance après la victoire à domicile samedi. ‘J’ai été engagé dans tellement de séries de play-off où la joie prend le dessus lorsque l’équipe gagne une rencontre. C’était pareil lorsque nous avions perdu le match 5 à la maison face à Rapperswil-Jona 2-1 en quarts de finale’, a confirmé celui qui a repris les rênes de Gottéron en début de saison. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour préparer mes joueurs avant cette rencontre, mais ce n’était pas suffisant. J’aurais dû trouver une meilleure manière de leur transmettre le bon état d’esprit.’

Rönnberg souhaite aussi pouvoir compter sur ses piliers pour relancer son groupe dans des moments difficiles. ‘Un bon leadership peut faire pencher la balance en notre faveur, quel que soit le score au tableau d’affichage. Pour le moment, nous ne sommes pas suffisamment constants. Le scénario du dernier tiers nous a montré que nous avions cela en nous. Genève ne nous pose pas de problèmes insurmontables, la solution est en nous’, a-t-il souligné.

A 1-1 dans la série, Genevois et Fribourgeois se retrouveront dès mercredi pour l’acte III à Saint-Léonard. ‘Si nous parvenons à jouer de la même manière que lors du dernier tiers sur l’ensemble du match, je reste assez optimiste’, a glissé celui qui a déjà remporté deux titres lorsqu’il était derrière la bande de Frölunda Göteborg. Eliminés lors du septième match face à Lausanne l’an dernier au même stade de la compétition après avoir mené 3-1 dans la série, les joueurs de Gottéron savent mieux que personne l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir pour ouvrir les portes de la finale.

Pourquoi cela dérange

La défaite cuisante des Dragons met en lumière une réalité troublante : la confiance peut rapidement se transformer en arrogance. Rönnberg, conscient des failles de son équipe, semble naviguer entre l’espoir et la désillusion, un peu comme ces dirigeants politiques qui promettent monts et merveilles avant de se heurter à la dure réalité du terrain.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette défaite ne se limitent pas à un simple score. La dynamique de l’équipe est en jeu, et la nécessité de retrouver la confiance en supériorité numérique devient cruciale. Un défi qui, si mal géré, pourrait mener à une spirale de défaites, tout comme des politiques mal exécutées peuvent plonger un pays dans la crise.

Lecture satirique

Rönnberg, en appelant à un ‘bon leadership’, semble ignorer que la confiance ne se décrète pas. C’est un peu comme un politicien qui promet de ‘transmettre le bon état d’esprit’ à ses concitoyens, tout en continuant à naviguer dans les eaux troubles de l’incompétence. Les Dragons doivent se rappeler que, dans le sport comme en politique, les belles paroles ne suffisent pas à masquer les lacunes.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les discours de dirigeants qui, après des échecs retentissants, tentent de redorer leur blason par des promesses vides. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la déconnexion entre les discours et la réalité est souvent frappante. Les Dragons, tout comme ces gouvernements, doivent se rendre compte que la confiance ne se construit pas sur des illusions.

À quoi s’attendre

Avec la série à égalité, les Fribourgeois doivent impérativement prouver qu’ils peuvent surmonter cette crise de confiance. Si le dernier tiers de leur dernier match est le signe d’un renouveau, il leur faudra le démontrer sur l’ensemble du match. Sinon, ils risquent de se retrouver dans une situation encore plus précaire, tout comme des nations qui n’apprennent jamais de leurs erreurs.

Sources

Source : www.rjb.ch

Visuel — Source : www.rjb.ch
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