Un docker du Havre témoigne des récentes actions syndicales visant à dénoncer la militarisation et à soutenir la cause palestinienne. Ce 5 novembre, une grève est prévue dans les ports français, fruit d’une mobilisation collective qui se veut à la fois internationale et solidaire.

Ce qui s’est passé
Le 30 octobre dernier, le port du Havre a été totalement bloqué par les dockers, qui ont mis en lumière leur pouvoir d’action contre un gouvernement jugé complice d’une militarisation excessive et d’une crise humanitaire prolongée en Palestine. Le syndicat des dockers a appelé à une grève de 24 heures, affirmant que ce mouvement s’inscrit dans une lutte plus large, soutenue par des syndicats de plusieurs pays, affirmant ainsi leur refus d’être les « petites mains des États impérialistes ».
Le message derrière la grève
Les dockers souhaitent faire entendre leur voix face à ce qu’ils qualifient de « nettoyage ethnique » en Palestine, tout en dénonçant le silence médiatique qui entoure cette question. Cette grève est aussi perçue comme une action contre les « capitalistes armateurs », qui, en raison du mouvement, éprouvent des difficultés à faire fonctionner leurs affaires. Les dockers se considèrent comme un pouvoir de blocage essentiel dans cette situation, ce qui met en avant l’importance de leur mobilisation.
Une solidarité internationale
À travers leur action, les dockers du Havre veulent encourager une solidarité transnationale, citant les exemples de grèves et de mobilisations en Italie, en Espagne, en Grèce, et dans d’autres pays. La jeunesse, notamment les lycéens, est également appelée à participer à cette lutte. Le docker souligne une nouvelle dynamique en Europe, portée par la génération Z qui remet en question l’autorité des gouvernements. Cela donne naissance à une atmosphère propice à la grève générale, comme le montre l’implication des travailleurs et des étudiants en Italie.
Les perspectives pour le 5 novembre
Pour le 5 novembre, les dockers de tous les ports français sont encouragés à se joindre au mouvement en affichant leur solidarité et en pressant les autres secteurs à faire de même. Le but est de construire un mouvement général qui puisse revendiquer plus qu’un simple arrêt de travail, mais aussi de défendre la jeunesse face à la répression et exiger des ressources pour les écoles et les hôpitaux, mis à mal par des budgets militaires extravagants.
Conclusion
La grève de 24 heures prévue pour le 5 novembre est une réponse à une situation perçue comme alarmante à la fois en France et à l’international. Les dockers du Havre, forts de leur nombre et de leur pouvoir de blocage, souhaitent mobiliser une large base syndicale et sociale pour faire entendre leurs revendications et remettre en question les choix de gouvernance actuels. Cette mobilisation témoigne d’une volonté d’action collective pour la justice sociale et la paix.
Source : Révolution Permanente (www.revolutionpermanente.fr)
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