Les comptes valaisans : un excédent qui fait sourire… ou pleurer ?

Les comptes valaisans 2025 affichent un excédent de 3,9 millions, mais derrière les chiffres se cache une réalité plus complexe.

Les comptes valaisans 2025, présentés par la conseillère d’État Franziska Biner, semblent être un véritable festival de chiffres noirs, comme un bon vieux film d’horreur où l’on s’attend à voir surgir le monstre à chaque coin de rue. « J’ai le plaisir de vous présenter des comptes positifs avec des résultats solides », a-t-elle déclaré, visiblement ravie de son premier exercice budgétaire depuis son entrée en fonction en mai dernier. Mais peut-on vraiment se réjouir d’un excédent de 3,9 millions alors que le monde entier semble s’effondrer autour de nous ?

Ce qui se passe réellement

Les comptes affichent un excédent de revenus de 3,9 millions et un excédent de financement de 6,4 millions. Mieux encore, aucun prélèvement n’a été nécessaire dans le fonds de compensation des fluctuations de recettes ni dans la réserve de politique budgétaire. Au contraire, cette dernière a été augmentée de 25 millions de francs, tout comme le fonds pour les Grands projets d’infrastructures du XXIe siècle, qui a reçu 35,5 millions. Mais attention, tout cela est à prendre avec des pincettes, car l’exercice 2025 est également marqué par des mouvements extraordinaires dus aux intempéries de l’été 2024 et à l’éboulement de Blatten en mai 2025.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de voir comment des chiffres apparemment positifs peuvent masquer une réalité bien plus troublante. Alors que la conseillère d’État se réjouit de la bonne santé financière du canton, on ne peut s’empêcher de se demander si ces excédents ne sont pas simplement le résultat d’une gestion à court terme, sans vision pour l’avenir. Les grands projets d’infrastructures, par exemple, sont souvent synonymes de promesses non tenues et de budgets qui explosent.

Ce que cela implique concrètement

Ces chiffres peuvent sembler encourageants, mais ils soulèvent des questions sur la durabilité de cette situation. Si le canton peut se permettre de faire des excédents aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain ? Les mesures urgentes d’intervention suite aux intempéries montrent que la nature n’attend pas que les comptes soient à l’équilibre pour frapper. Et que dire des populations touchées par ces événements ?

Lecture satirique

Il est presque comique de voir des responsables politiques se féliciter d’un excédent budgétaire tout en ignorant les véritables enjeux auxquels la population est confrontée. Les promesses de prospérité s’effacent rapidement face à la réalité des catastrophes naturelles et des besoins urgents de la population. C’est un peu comme si l’on applaudissait un jongleur qui, tout en lançant des balles en l’air, oublie de rattraper celles qui tombent.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des politiques autoritaires qui, elles aussi, se vantent de chiffres mirobolants tout en cachant des réalités bien plus sombres. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les dirigeants aiment à présenter une façade de succès, tandis que les véritables problèmes restent soigneusement dissimulés sous le tapis.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, il est probable que le canton devra bientôt faire face à des choix difficiles. Les excédents d’aujourd’hui pourraient se transformer en déficits demain si les investissements ne sont pas orientés vers des solutions durables. La question reste : les responsables politiques seront-ils capables de voir au-delà des chiffres et d’agir en conséquence ?

Sources

Source : www.letemps.ch

Visuel — Source : www.letemps.ch
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