Les Avoirs Étrangers de la Tunisie : Entre Illusions et Réalités Économiques

Sofiane Ourimi révèle que les avoirs en devises de la Tunisie, bien que conséquents, cachent des vérités dérangeantes sur la gestion économique du pays.

Dans un monde où les chiffres sont souvent manipulés pour faire briller des promesses politiques, Sofiane Ourimi, expert en affaires bancaires, a décidé de mettre les pieds dans le plat. Lors de son intervention sur Express Fm, il a exposé la réalité des avoirs extérieurs de la Tunisie, une réalité qui semble parfois aussi floue qu’un discours politique bien rodé.

Ce qui se passe réellement

Ourimi a expliqué que les avoirs en devises étrangères représentent l’ensemble des créances que la Tunisie détient sur des non-résidents. En d’autres termes, c’est un peu comme si la Tunisie avait un compte en banque bien garni, mais avec des restrictions sur les retraits. Actuellement, ces avoirs s’élèvent à environ 27 000 millions de dinars, dont plus de 50 % sont des titres de placement, et non des liquidités prêtes à être dépensées. En gros, c’est comme si vous aviez un compte d’épargne plein à craquer, mais que vous ne pouviez pas y toucher sans justification.

Appartenance des devises et cadre budgétaire

Ourimi a également souligné que ces devises appartiennent à l’État tunisien, mais attention, pas question de les utiliser à la légère. Chaque dépense doit être inscrite au budget, validée par l’Assemblée des représentants du peuple, et approuvée par le président. Cela ressemble à un jeu de société où il faut passer par plusieurs cases avant de pouvoir toucher au trésor.

Pourquoi cela dérange

La réalité, c’est que cette gestion rigoureuse des avoirs en devises soulève des questions sur l’équilibre des finances publiques. Si l’État doit d’abord s’assurer d’avoir suffisamment de dinars avant de convertir ses avoirs en devises, cela signifie que la Tunisie est dans une situation précaire. En somme, les promesses de croissance économique semblent souvent se heurter à la dure réalité des chiffres.

Ce que cela implique concrètement

Avec un déficit commercial de 22 milliards de dinars, la Tunisie doit constamment alimenter ses réserves par les recettes d’exportation et les transferts des Tunisiens à l’étranger. Cela crée une pression constante sur les finances extérieures, et les citoyens peuvent s’attendre à voir leur pouvoir d’achat affecté par cette instabilité.

Lecture satirique

Il est ironique de constater que, alors que le gouvernement clame haut et fort sa capacité à gérer les finances du pays, la réalité est que chaque décision doit passer par un labyrinthe bureaucratique. On pourrait presque imaginer un sketch comique où les ministres se battent pour obtenir l’approbation du budget, tout en jonglant avec des chiffres qui semblent sortir d’un chapeau de magicien.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres pays où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité économique. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de prospérité sont souvent suivies de réalités bien moins reluisantes. La Tunisie, dans ce contexte, n’est pas seule à naviguer dans ces eaux troubles.

À quoi s’attendre

Les prévisions économiques restent incertaines. Si la Banque centrale de Tunisie continue de jongler avec ses réserves tout en tentant de maintenir un équilibre budgétaire, les citoyens pourraient bien devoir s’attendre à des temps difficiles. La pression inflationniste, exacerbée par des crises internationales, ne fait qu’ajouter à l’inquiétude.

Sources

Source : www.lapresse.tn

Visuel — Source : www.lapresse.tn
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