Les agriculteurs face à la flambée des prix du gazole et des engrais

Mise à jour le 2026-03-25 : La guerre au Moyen-Orient impacte directement les coûts énergétiques, menaçant la production agricole.

La guerre au Moyen Orient a une répercussion sur les prix de l’énergie, du pétrole, et du gaz qui transitent en grande partie par le détroit d’Ormuz. Ce qui a un impact direct pour les agriculteurs qui voient le prix du carburant et des engrais augmenter.

Pour Christophe Puisais, éleveur de vaches limousines et céréalier dans la Vienne, c’est la crise de trop. Cet hiver, il a vu une dizaine d’hectares de blé inondées par les intempéries. Au vu du prix du gazole, ça n’est pas rentable pour lui de semer à nouveau. « Je viens de me faire livrer 1 500L de gazole pour 2 200 euros. D’habitude, je peux avoir 1 000L de pétrole pour 700 euros. C’est un prix exorbitant et je pense que ça va continuer d’augmenter« . Conséquence : il doit repenser toutes ses plantations. « Cette année, je ne ferai pas de maïs ni de tournesol. Je pense faire du fourrage pour mes vaches, ou bien tout simplement mettre mes terres en jachère.« 

C’est une augmentation qui intervient au pire moment, car avec l’arrivée du printemps, c’est maintenant qu’il faut préparer les sols pour ensuite semer. Pour Philippe Tabarin, président de la chambre d’agriculture de la Vienne et à la tête d’une exploitation de 172 hectares de céréales, c’est aussi la douche froide : « au lieu de remplir ma cuve de 3 000 litres, j’ai préféré remplir seulement 1000 litres en espérant que les prix baissent dans les prochains jours« .

En plus du GNR (gazole non-routier), le prix des engrais a aussi augmenté, car il est calculé sur celui du gaz. « Beaucoup d’agriculteurs sont sortis de l’hiver avec des problèmes de trésorerie et ont préféré attendre le dernier moment pour commander leurs engrais. On pouvait compter sur 450 euros la tonne pour l’urée, on entend désormais des montants à 700 euros la tonne« . Pire : les coopératives alertent sur un risque de pénurie d’engrais. « Tous les agriculteurs qui ont passé leurs commandes sont assurés d’avoir leur livraison. Mais pour toutes les personnes qui ne sont pas couvertes, dont les disponibilités ne sont pas du tout assurées. Les coopératives nous annoncent des prix, mais en revanche sont incapables de nous assurer les quantités et les délais« .

Conséquence : les agriculteurs pourraient moins semer ce printemps, ce qui pourrait, à terme, augmenter les prix des produits dans les rayons, si la guerre se poursuivait. C’est une crise du pétrole qui s’ajoute à la grogne générale du milieu agricole. Pour y répondre, la loi d’urgence d’orientation agricole promise par le gouvernement est attendue. Elle sera examinée début avril en Conseil des ministres avant d’être étudiée en mai par l’Assemblée nationale puis en juin par le Sénat.

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : Les prix du gazole et des engrais explosent en raison de la guerre au Moyen-Orient.
  • Qui est concerné : Les agriculteurs, notamment dans la Vienne.
  • Quand : Printemps 2026, période cruciale pour les semis.
  • Où : France, région de la Vienne.

Contexte

La guerre au Moyen Orient a une répercussion sur les prix de l’énergie, du pétrole, et du gaz qui transitent en grande partie par le détroit d’Ormuz. Ce qui a un impact direct pour les agriculteurs qui voient le prix du carburant et des engrais augmenter.

Sources

Source : France Bleu

Visuel d’illustration — Source : www.francebleu.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-03-25 00:00:00 — Site : www.francebleu.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-03-25 00:00:00 — Slug : les-prix-sont-exorbitants-les-agriculteurs-subissent-laugmentation-du-prix-du-gazole-et-des-engrais-ici

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