L’endométriose touche une femme sur dix en France. Pourtant, elle reste encore mal connue, mal diagnostiquée, et mal prise en charge. Entre douleurs banalisées et un diagnostic qui peut mettre parfois jusqu’à 10 ans pour arriver, l’endométriose a un impact majeur sur la qualité de vie, le travail ou la fertilité des femmes.
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L’ARS Île-de-France consacre le dernier épisode du podcast Diagnostic à cette maladie. L’occasion d’explorer comment le système de santé s’organise concrètement pour répondre à ces enjeux en Île-de-France depuis quelques années, quelles sont les avancées majeures et les améliorations qu’il reste à faire.
Pendant 30 minutes, 3 experts répondent aux questions de la journaliste Camille Antoni.
- Le Professeur Vincent Marcellin, gynécologue à l’hôpital Cochin, impliqué dans la filière Endo Sud Île-de-France
- Véronique Pereira, patiente experte et représentante de l’association Endomind
- Et Vincent Bellande, chef de projet à la direction de l’offre de soins de l’ARS Île-de-France, en charge notamment de la structuration des filières endométriose
La filière Endo IDF : une réponse coordonnée
Pour mieux structurer et coordonner la prise en charge des femmes atteintes d’endométriose, l’ARS Île-de-France a créé une filière régionale Endo IDF organisée autour de 4 territoires de coordination, (Endo Sud IDF, Endo Nord et Est, Endo Centre Ouest et Endo 78 et 95 Ouest). Sur chaque territoire, une coordination permet de centraliser les soins et de garantir une prise en charge cohérente et adaptée pour chaque patiente.
La filière Endo IDF, réunit sur chaque territoire des professionnels de santé (gynécologues, chirurgiens, radiologues, psychologues, etc.), des associations de patients, ainsi que des structures de soins afin de garantir une approche multidisciplinaire. Cette coordination permet de proposer un parcours de soins fluide, allant du diagnostic à la prise en charge thérapeutique, en passant par le soutien psychologique, la proposition d’activité physique adaptée (APA), de la diététique et l’accompagnement des patientes dans leur quotidien.
L’objectif principal de cette organisation est de favoriser l’accès rapide à des soins spécialisés, de mieux accompagner les femmes atteintes d’endométriose tout au long de leur parcours médical, et de renforcer l’éducation thérapeutique pour mieux gérer la maladie.
Comment trouver un professionnel de santé formé à l’endométriose ?
L’ARS Île-de-France met à la disposition des patientes un annuaire en ligne, disponible sur le site Endo IDF, qui répertorie les professionnels de santé et les structures spécialisées dans la prise en charge de l’endométriose. Cet annuaire a été récemment mis à jour afin de faciliter l’accès des patientes à des consultations adaptées et d’orienter rapidement celles qui en ont besoin vers les services spécialisés.
Grâce à cet outil, les patientes peuvent localiser facilement les centres de santé, les cliniques spécialisées, et les associations de soutien près de chez elles. L’annuaire met également en avant les structures qui proposent des consultations pluridisciplinaires, permettant ainsi aux patientes d’obtenir une prise en charge complète (médicale, psychologique et sociale).
L’endométriose : un mal connu, un système de santé à la traîne
Une femme sur dix touchée par l’endométriose, et pourtant, le diagnostic peut prendre jusqu’à 10 ans. Une ironie cruelle qui en dit long sur notre système de santé.
En France, l’endométriose est un sujet qui fait encore grincer des dents. Avec une femme sur dix touchée, on pourrait penser que la médecine s’y intéresse de près. Mais non, la réalité est tout autre : mal connue, mal diagnostiquée, et surtout, mal prise en charge. Entre douleurs banalisées et parcours du combattant pour obtenir un diagnostic, les femmes se retrouvent souvent à jongler avec leur qualité de vie, leur travail et leur fertilité. L’ARS Île-de-France, dans un élan de prise de conscience, consacre un épisode de son podcast Diagnostic à cette maladie. Une belle occasion de se demander si le système de santé a enfin décidé de sortir de son sommeil.
Ce qui se passe réellement
Dans cet épisode, trois experts, dont le Professeur Vincent Marcellin de l’hôpital Cochin, Véronique Pereira, patiente experte, et Vincent Bellande, chef de projet à l’ARS, se penchent sur la question. Ils discutent de la filière Endo IDF, créée pour structurer la prise en charge des femmes atteintes d’endométriose. Cette initiative se divise en quatre territoires de coordination, chacun promettant une approche multidisciplinaire. Gynécologues, psychologues, et même diététiciens sont censés se coordonner pour offrir un parcours de soins fluide. Mais est-ce vraiment le cas ?
Pourquoi cela dérange
La promesse d’un accès rapide à des soins spécialisés semble plus être un slogan qu’une réalité. Les femmes continuent de souffrir en silence, attendant des années pour obtenir un diagnostic. Pendant ce temps, les experts se réunissent, discutent et publient des rapports, mais le changement tangible se fait attendre. La coordination entre les professionnels de santé est-elle vraiment efficace, ou est-ce juste une façade pour masquer l’inefficacité du système ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont graves : des femmes qui perdent des années de leur vie à chercher des réponses, à subir des traitements inadaptés, et à vivre avec des douleurs souvent minimisées. Cela impacte non seulement leur santé physique, mais aussi leur santé mentale, leur vie professionnelle et personnelle. Et pendant ce temps, le système de santé continue de tourner en rond, comme un hamster dans sa roue.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment les discours politiques promettent des réformes et des améliorations, alors que la réalité sur le terrain est tout autre. On pourrait presque croire que les décideurs vivent sur une autre planète, où l’endométriose est un sujet de préoccupation majeur, alors qu’en réalité, il semble que ce soit juste un point de discussion dans un agenda bien trop chargé. Les promesses de soins spécialisés et d’éducation thérapeutique sont souvent suivies de l’inefficacité crasse qui caractérise notre système de santé.
Effet miroir international
En observant les politiques de santé à l’étranger, notamment aux États-Unis ou en Russie, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles. Les discours autoritaires et les promesses de soins accessibles se heurtent souvent à une réalité bien plus sombre. Les femmes, là-bas comme ici, sont souvent laissées pour compte, victimes d’un système qui semble plus préoccupé par les chiffres que par les individus.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que l’endométriose reste un sujet de discussion sans véritable action. Les femmes continueront à se battre pour leur santé, tandis que le système de santé, englué dans ses propres contradictions, peinera à répondre à leurs besoins.
Sources
Source : www.iledefrance.ars.sante.fr



