Dans les relations conjugales, l’emprise est aujourd’hui mieux identifiée, notamment grâce aux travaux de la psychiatre Marie-France Hirigoyen, qui la définit comme une forme bien spécifique de violence psychologique.
Table Of Content
Loin de se réduire à des actes visibles, elle s’installe de manière progressive et insidieuse, sans contrainte ni violence. Elle débute généralement par une proximité intense, voire troublante. S’apparentant à une « lune de miel », cette phase n’est pas un accident du processus d’emprise : elle en est la condition. En France, plus d’un tiers des personnes en couple subissent des violences psychologiques de la part de leur partenaire.
Ce mécanisme existe aussi dans la sphère professionnelle et les chiffres sont tout aussi importants, puisque 35 % des salariés subissent des violences psychologiques. L’emprise commence souvent par une relation qui déborde du cadre professionnel habituel. Il peut s’agir d’un manageur qui se montre particulièrement disponible, allant jusqu’à créer une forme d’intimité rapide.
Tous les individus
Les échanges réguliers vont accentuer la proximité, entraînant ainsi des confidences personnelles de la part du salarié. Lorsque l’intention est malveillante, ce rapprochement permet d’identifier les fragilités telles qu’un besoin de reconnaissance, un manque de confiance en ses compétences ou un moment de transition professionnelle.
Contrairement aux idées reçues, l’emprise ne cible pas les personnalités les plus fragiles. Elle peut concerner tous les individus. Elle s’installe généralement dans des moments de vulnérabilité tels que l’arrivée dans un nouveau poste, un épisode d’isolement ou une fragilité personnelle. C’est précisément dans ces interstices que l’emprise s’insinue.
Après cette phase initiale vient le temps de la déstabilisation. Les marques de reconnaissance alternent avec des critiques plus ou moins explicites. Les attentes deviennent floues, parfois contradictoires. Les reproches ne portent plus seulement sur le travail, mais visent peu à peu la personne. Puis le piège se referme : habituée à la proximité de son bourreau, la victime va être en recherche constante de sa validation.
Il vous reste 61.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’emprise : un poison insidieux qui s’invite dans nos vies
Dans un monde où l’amour et le travail se mêlent, l’emprise psychologique s’installe, laissant les victimes dans un état de dépendance troublant.
Dans les relations conjugales, l’emprise est aujourd’hui mieux identifiée, notamment grâce aux travaux de la psychiatre Marie-France Hirigoyen, qui la définit comme une forme bien spécifique de violence psychologique. Loin de se réduire à des actes visibles, elle s’installe de manière progressive et insidieuse, sans contrainte ni violence. Elle débute généralement par une proximité intense, voire troublante. S’apparentant à une « lune de miel », cette phase n’est pas un accident du processus d’emprise : elle en est la condition. En France, plus d’un tiers des personnes en couple subissent des violences psychologiques de la part de leur partenaire.
Ce qui se passe réellement
Ce mécanisme existe aussi dans la sphère professionnelle et les chiffres sont tout aussi importants, puisque 35 % des salariés subissent des violences psychologiques. L’emprise commence souvent par une relation qui déborde du cadre professionnel habituel. Il peut s’agir d’un manageur qui se montre particulièrement disponible, allant jusqu’à créer une forme d’intimité rapide.
Pourquoi cela dérange
Les échanges réguliers vont accentuer la proximité, entraînant ainsi des confidences personnelles de la part du salarié. Lorsque l’intention est malveillante, ce rapprochement permet d’identifier les fragilités telles qu’un besoin de reconnaissance, un manque de confiance en ses compétences ou un moment de transition professionnelle. Contrairement aux idées reçues, l’emprise ne cible pas les personnalités les plus fragiles. Elle peut concerner tous les individus. Elle s’installe généralement dans des moments de vulnérabilité tels que l’arrivée dans un nouveau poste, un épisode d’isolement ou une fragilité personnelle. C’est précisément dans ces interstices que l’emprise s’insinue.
Ce que cela implique concrètement
Après cette phase initiale vient le temps de la déstabilisation. Les marques de reconnaissance alternent avec des critiques plus ou moins explicites. Les attentes deviennent floues, parfois contradictoires. Les reproches ne portent plus seulement sur le travail, mais visent peu à peu la personne. Puis le piège se referme : habituée à la proximité de son bourreau, la victime va être en recherche constante de sa validation.
Lecture satirique
Dans un monde où les discours politiques se veulent protecteurs des droits individuels, on ne peut s’empêcher de sourire (jaune) face à l’ironie de la situation. Les promesses de respect et d’égalité se heurtent à la réalité crue des violences psychologiques. Les politiques, souvent déconnectées de la réalité, semblent ignorer que l’emprise, qu’elle soit conjugale ou professionnelle, est un fléau qui se nourrit de leur inaction.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà de nos frontières, on constate que les dérives autoritaires, qu’elles soient aux États-Unis ou en Russie, partagent cette même logique d’emprise. Les discours de pouvoir se parent de belles intentions, mais la réalité est souvent bien plus sombre. Les victimes, qu’elles soient dans un couple ou sous l’emprise d’un système, se retrouvent piégées dans un cycle de dépendance et de soumission.
À quoi s’attendre
Les conséquences de cette emprise sont multiples et touchent non seulement les individus, mais aussi la société dans son ensemble. Si rien ne change, nous pouvons nous attendre à une banalisation de ces comportements, où la violence psychologique devient la norme, tant dans les relations personnelles que professionnelles.
Sources




