Lee Zeldin : le champion de la dérégulation prêt à remplacer Pam Bondi
La Maison-Blanche s’agite autour de la succession de Pam Bondi, et devinez qui est en pole position ? Lee Zeldin, le maestro de la dérégulation, qui pourrait bien transformer le ministère de la Justice en un cirque où l’absurde devient la norme.
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Aux États-Unis, la question de la succession à la tête du ministère de la Justice américain s’impose à Washington. D’après le Time Magazine et plusieurs médias américains, Lee Zeldin apparaît comme le candidat le plus cité pour remplacer Pam Bondi, récemment écartée par le président Donald Trump dans un contexte de controverses liées au traitement des dossiers Jeffrey Epstein.
Le départ de Pam Bondi intervient après des critiques sur la gestion des documents liés à l’affaire Epstein, alors qu’elle doit être entendue par la commission de surveillance de la Chambre des représentants. Malgré cette éviction, Donald Trump a tenu à saluer son action dans un message publié sur Truth Social : « Pam Bondi est une grande patriote américaine et une amie loyale, qui a fidèlement servi comme mon procureur général au cours de l’année écoulée. » Il ajoute : « Nous aimons Pam, et elle va rejoindre un poste très nécessaire et important dans le secteur privé, qui sera annoncé à une date prochaine. »
Ce qui se passe réellement
Dans ce contexte, Lee Zeldin s’impose comme un profil central. Agé de 46 ans, il dirige depuis janvier l’Environmental Protection Agency (EPA), où il a piloté une politique de dérégulation qu’il qualifie lui-même de « le plus grand acte de déréglementation de l’histoire des États-Unis. » Sous sa direction, l’agence a notamment affaibli des protections environnementales, réduit ses effectifs et revu à la baisse ses capacités de recherche scientifique.
Cette orientation lui a valu des critiques d’acteurs de la santé publique et de défenseurs de l’environnement, qui estiment que ces décisions fragilisent la mission de l’agence. Son parcours a également suscité des interrogations lors de sa nomination, notamment en raison d’activités de conseil pour une entreprise liée à une affaire de corruption impliquant l’ancien sénateur Bob Menendez.
Pourquoi cela dérange
Sur le plan politique, Lee Zeldin est considéré comme un allié fidèle de Donald Trump. Ancien élu de la Chambre des représentants pour l’État de New York entre 2015 et 2023, il s’est illustré en défendant le président lors de ses procédures de destitution et en votant contre la certification de l’élection présidentielle de 2020 remportée par Joe Biden. Il avait auparavant siégé au Sénat de l’État de New York et s’était présenté sans succès au poste de gouverneur en 2022 face à Kathy Hochul.
Ce que cela implique concrètement
Avant sa carrière politique, Lee Zeldin s’est formé au droit, devenant en 2004 le plus jeune avocat de l’État de New York à l’époque, à 23 ans. Il est également vétéran de l’armée américaine, avec 22 années de service, dont une mission en Irak en 2006 dans le renseignement militaire. Entre 2023 et début 2025, il a dirigé une société spécialisée en gestion de crise et communication.
Lecture satirique
Si aucune décision officielle n’a encore été annoncée, plusieurs sources citées par Time Magazine indiquent que son nom revient régulièrement dans les discussions à la Maison-Blanche. D’autres profils, comme le vice-ministre de la Justice Todd Blanche, sont également évoqués, mais Lee Zeldin demeure à ce stade l’option la plus fréquemment mentionnée. Comme quoi, dans le monde de la politique, l’absurde devient la norme et la dérégulation est célébrée comme un exploit.
Effet miroir international
Ce phénomène n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées dans d’autres pays, où les dirigeants s’attaquent à des institutions essentielles sous prétexte de « progrès ». Qui aurait cru que l’Amérique, phare de la démocratie, se transformerait en un laboratoire d’expérimentations politiques aussi douteuses ?
À quoi s’attendre
Avec Zeldin à la tête du ministère de la Justice, on peut s’attendre à un spectacle où les promesses de protection des droits et des libertés se heurtent à la réalité d’une administration qui semble plus préoccupée par la dérégulation que par la justice. Reste à voir si les citoyens américains apprécieront ce nouveau chapitre de leur histoire politique.



