L’Économie Vietnamienne à l’Arrêt : Quand la Guerre au Moyen-Orient Fait Flamber le Gazole
Chapeau : La guerre au Moyen-Orient ne se contente pas de faire des ravages sur le terrain ; elle ralentit aussi l’économie vietnamienne, où le prix du gazole a doublé, mettant en péril les chantiers en plein essor.
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Ce qui se passe réellement
L’Asie du Sud-Est est particulièrement touchée par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Au Vietnam, le prix du gazole à la pompe a doublé depuis le début du conflit, à cause du blocage du détroit d’Ormuz. Ce pays, en très forte croissance, ambitionne un PIB à +10% en 2026, mais la situation au Moyen-Orient commence à ralentir cet élan.
Dans la banlieue de Hanoï, les chantiers sont visibles partout, témoins de l’incroyable développement que connaît le Vietnam. Un immense complexe immobilier est en cours de construction, mais depuis le début de la guerre, le chantier tourne au ralenti. Viet, un ouvrier, confie : « Le chantier n’avance pas comme avant. Normalement, les matériaux pour travailler arrivaient en une journée. Maintenant, il faut quatre à cinq jours. »
Des gros chantiers menacés
L’explication ? Le prix du gazole atteint des sommets. Un chauffeur de camion explique : « Auparavant faire le plein coûtait 3 millions de Dongs, maintenant, c’est plus de 10 millions. » Ces 10 millions de dongs, soit environ 330 euros, sont devenus un poids lourd pour de nombreux transporteurs, qui peinent à faire le plein.
Nguyen Phuong, patron d’une compagnie de transport, souligne : « Avec de telles difficultés, nous cherchons par tous les moyens à trouver des solutions pour maintenir le travail. » Mais comment maintenir l’activité quand les grands chantiers, comme ceux de la baie de Ha Long ou du grand stade national au sud de Hanoï, nécessitent de 300 000 à 1 million de litres de diesel par jour ?
Pourquoi cela dérange
Ces hausses de prix révèlent une incohérence frappante : alors que le gouvernement vietnamien a puisé dans ses réserves stratégiques de pétrole pour faire baisser le prix de l’essence, le gazole, lui, reste inabordable. Une décision qui semble plus symbolique qu’efficace, laissant les entreprises dans une impasse.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : ralentissement des chantiers, inquiétude des travailleurs, et une économie qui, au lieu de croître, commence à stagner. Les promesses de croissance se heurtent à la dure réalité des prix du carburant, et les transporteurs se retrouvent coincés entre des coûts d’exploitation qui explosent et des revenus qui stagnent.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que le Vietnam se positionne comme un tigre économique, il se retrouve à la traîne à cause d’un conflit lointain. Les discours politiques promettant un avenir radieux semblent déconnectés de la réalité des ouvriers qui peinent à faire avancer leurs chantiers. La guerre au Moyen-Orient, loin d’être un simple problème géopolitique, devient un frein à l’essor d’une nation.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les décisions politiques semblent souvent déconnectées des réalités économiques. Les États-Unis, avec leurs sanctions et leurs interventions, et la Russie, avec ses ambitions expansionnistes, montrent que les conflits internationaux ont des répercussions bien au-delà de leurs frontières.
À quoi s’attendre
Si la guerre au Moyen-Orient se prolonge, le Vietnam pourrait voir ses ambitions de croissance s’évanouir. Les entreprises, déjà fragilisées, risquent de devoir prendre des décisions difficiles, comme des licenciements ou des baisses de salaires.
Sources
Visuel — Source : www.radiofrance.fr


