« Le varroa, c’est plus insidieux. Même les apiculteurs ne le connaissent pas bien. »

« Les frelons, on les voit. Il est trop tard pour les éradiquer, mais le plan national de lutte qui avait été établi en 2024 vient finalement d’être doté de trois millions, rappelle Anne Cabanié. Les pesticides, on en voit aussi les effets. Quand on retrouve nos colonies mortes devant la ruche un jour où il fait beau, on sait qu’un paysan a traité en pleine journée… On sait qu’il est scientifiquement établi que ce n’est pas bon pour nos abeilles. On a lutté contre la loi Duplomb. Une pétition circule à nouveau contre son retour », dit-elle encore. « Mais le varroa, c’est beaucoup plus insidieux. C’est un acarien importé d’Asie, comme le frelon, mais il y a plus longtemps. Même les apiculteurs ne le connaissent pas bien. Ça ne se voit pas. C’est quelque chose que l’on sous estime. »

Les apiculteurs charentais ont été sondés par l’association. « Sur les causes de mortalité des abeilles, le varroa n’était jugé responsable qu’à 13 % alors qu’il est à l’origine de plus de 50 % des pertes dans nos ruches », insiste Anne Cabanié. « Mais des traitements existent. »

C’est ce qui a incité les deux formateurs du rucher école de Champniers à bâtir une session de formation et d’information. « C’est important, spécialement pour les apiculteurs amateurs ». Anne Cabanié, avec ses treize ruches est de ceux-là. « Je ne me suis lancée qu’il y a huit ans. Je suis proche de la nature, et la nature et les abeilles, ça va ensemble ». Ça lui permet de “produire du miel, d’en vendre, un peu, d’en donner aux amis, beaucoup ». La plupart des membres de l’association sont comme elle, même si quelques professionnels émargent aussi parmi les 143 adhérents de la structure. « Cela va de quelques ruches pour le plaisir à plus de cent pour les professionnels ».

L’enjeu est aussi de sensibiliser les nouveaux arrivants. « On sent un engouement pour l’apiculture, notamment chez les jeunes. L’élection du bureau du syndicat s’est d’ailleurs récemment caractérisée par un rajeunissement des cadres. Une vingtaine de personnes se sont inscrites aux formations du rucher école. « Ça bouillonne », se félicite Anne Cabanié.

Le Varroa : La menace invisible qui fait trembler nos abeilles et nos politiques

Un acarien asiatique sous-estimé est responsable de plus de 50 % des pertes dans nos ruches, tandis que les promesses politiques s’envolent comme du pollen au vent.

INTRODUCTION : Alors que les frelons sont visibles et que les pesticides laissent des traces bien tangibles, le varroa, cet acarien sournois, se faufile dans nos ruches sans qu’on s’en aperçoive. Anne Cabanié, apicultrice charentaise, nous rappelle que même les experts ne le connaissent pas bien. Qui aurait cru que la véritable menace pour nos abeilles serait si discrète ?

Ce qui se passe réellement

« Le varroa, c’est plus insidieux. Même les apiculteurs ne le connaissent pas bien. » C’est ainsi qu’Anne Cabanié décrit cet acarien importé d’Asie, qui, contrairement aux frelons, ne se voit pas. En 2024, un plan national de lutte contre les frelons a été doté de trois millions d’euros, mais pour le varroa, la situation est tout autre. Les apiculteurs charentais, sondés par l’association, ont jugé le varroa responsable de seulement 13 % des mortalités, alors qu’il est à l’origine de plus de 50 % des pertes dans les ruches. « Mais des traitements existent », insiste Cabanié, qui, avec ses treize ruches, fait partie de ceux qui se battent pour la survie de ces pollinisateurs cruciaux.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de constater que, dans un monde où les pesticides sont pointés du doigt, le varroa reste largement sous-estimé. Les apiculteurs amateurs, souvent plus préoccupés par la production de miel que par la santé de leurs abeilles, semblent ignorer l’impact dévastateur de cet acarien. Pendant ce temps, les politiques continuent de déverser des millions sur des solutions visibles, mais inefficaces, tout en laissant les véritables menaces dans l’ombre.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette ignorance sont alarmantes. Les colonies d’abeilles meurent, et avec elles, une part essentielle de notre écosystème. Le décalage entre la perception des menaces et la réalité met en lumière une gestion catastrophique des ressources et des priorités politiques. Les apiculteurs amateurs, bien que passionnés, ne peuvent pas toujours compenser les lacunes de la politique agricole.

Lecture satirique

Il est ironique de voir nos dirigeants se battre contre des menaces visibles comme les frelons, tout en négligeant le varroa, qui, lui, se cache dans l’ombre. C’est un peu comme si un gouvernement se battait contre les fantômes tout en laissant les voleurs s’introduire dans les maisons. Les promesses de lutte contre les pesticides sont vaines si l’on ne s’attaque pas à la racine du problème. Mais qui a besoin de cohérence quand on peut simplement faire du bruit ?

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les politiques autoritaires qui, tout en prétendant protéger leurs citoyens, laissent les véritables menaces prospérer. Comme en Russie, où l’on préfère traquer les opposants politiques plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes économiques, nos dirigeants semblent plus préoccupés par les apparences que par l’efficacité.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se poursuit, nous pourrions assister à une disparition massive de nos abeilles, avec des conséquences catastrophiques pour l’agriculture et l’environnement. Les jeunes, qui montrent un intérêt croissant pour l’apiculture, pourraient bien hériter d’un monde où les abeilles ne sont plus qu’un souvenir.

Sources

Source : www.charentelibre.fr

“Il pourrait être la pire menace pour nos abeilles »: l’apiculture charentaise sous la menace du péril varroa
Visuel — Source : www.charentelibre.fr
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