Le tribunal administratif de Nice a rendu sa décision concernant l’arrêté municipal pris par le maire de Saint-Laurent-du-Var, Joseph Segura, interdisant les regroupements à proximité du centre commercial Cap 3000. Cette mesure a été mise en place à la suite des violences urbaines survenues à Nice le 17 octobre 2026.

Ce que l’on sait
Le 20 octobre 2026, le maire de Saint-Laurent-du-Var a instauré un arrêté municipal restreignant les rassemblements dans certaines rues autour de Cap 3000, un des plus grands centres commerçants de la Côte d’Azur, principalement entre 12h et minuit. Bien que la commune n’ait pas été touchée par les violences, le maire a justifié sa décision par un souci d’anticipation, souhaitant protéger les citoyens ainsi que les commerçants de potentiels débordements.
Cette décision a cependant été qualifiée de liberticide par la Ligue des droits de l’Homme, qui a demandé la suspension de cet arrêté devant le tribunal administratif de Nice. Le 29 octobre 2026, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas de « doute sérieux quant à la légalité » de l’arrêté, ce qui a entraîné le rejet de la demande de la LDH.
Ce qui change localement
Pour les habitants de Saint-Laurent-du-Var, cette décision du tribunal signifie le maintien de l’arrêté interdisant les regroupements jusqu’au 2 novembre 2026, ce qui pourrait influencer leur quotidien, notamment en matière de sorties et de rassemblements dans les espaces publics proches de Cap 3000. Les autorités locales justifient la mesure par une volonté de sécurité et de tranquillité publique, ce qui pourrait cependant engendrer des tensions au sein de la population, notamment parmi ceux qui estiment que de telles restrictions de liberté ne sont pas nécessaires.
Le maire a rappelé l’importance de sa responsabilité en tant qu’élu : « Un maire responsable doit anticiper… son rôle n’est pas de constater les dégâts une fois qu’il est trop tard, mais de tout faire pour les prévenir », a-t-il affirmé dans un communiqué.
Les prochaines étapes
Avec l’arrêté en vigueur, les citoyens devront s’adapter à cette restriction pour la durée de sa validité. La Ligue des droits de l’Homme, déçue par le verdict du tribunal, pourrait envisager d’autres moyens d’action, qu’il s’agisse de démonstrations publiques ou d’autres recours juridiques. En attendant, la situation sera à suivre de près, car elle pose la question de l’équilibre entre sécurité publique et libertés individuelles dans le cadre d’une crise de sécurité plus large qui touche plusieurs communes du département des Alpes-Maritimes.
Source : Actu Nice – L'actualité locale – actu.fr
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