Le tournage extrême de L’Île de la Demoiselle sur l’île d’Ouessant

Mise à jour le 2026-03-22 13:00:00 : Un film inspiré d’une histoire vraie, tourné dans des conditions épiques sur l’île d’Ouessant.

Aujourd’hui, cap sur Ouessant, où s’est tourné un film captivant L’Île de la Demoiselle inspiré de l’histoire vraie d’une jeune femme du XVIᵉ siècle, abandonnée enceinte sur une île déserte. On en parle avec Salomé Dewaels, le réalisateur Micha Wald et la cheffe costumière Tzigane de Braconnier.

Incroyable mais vrai. L’Île de la Demoiselle s’inspire du destin de Marguerite de Laland, une jeune femme du XVIe siècle abandonnée sur une île déserte après être tombée enceinte à la suite d’un viol. Un sacrilège pour l’époque, alors qu’elle n’était pas mariée et promise à son oncle. « Elle a réellement survécu trois ans seule sur cette île, ce n’est pas une légende », insiste le réalisateur Micha Wald.

32 jours de tournage épiques !

Si quelques scènes ont été tournées en studio, l’essentiel du film a été capté en plein cœur des éléments, sur l’île d’Ouessant. Car si l’histoire originale se déroule sur « l’île des Démons », au Canada, Micha Wald a choisi ce bout de Bretagne pour sa latitude et sa géographie similaires : une terre brute, battue par les vents et les embruns. Un décor exigeant, jusque dans le corps des comédiens : Salomé Dewaels s’est même préparée en prenant des douches glacées avant le tournage!

Salomé Dewaels, présente dans presque tous les plans, nous raconte des conditions de tournage parfois épiques. Contre toute attente, il a même fallu faire venir de la pluie en Bretagne ! Le plus gros défi restait pourtant les marées, avec un planning entièrement calé sur leur rythme. Elle se souvient notamment de la scène dans la grotte, tournée avec de l’eau jusqu’aux genoux.

20 kilos de tissu et de tempête

Autre élément clé du film : les costumes d’époque. Tzigane de Braconnier, cheffe costumière, a imaginé et créé toutes les robes. Et elles ont leur poids : entre 7 et 10 kilos à sec… jusqu’à 20 kilos une fois mouillées ! Testées dans l’eau de mer pour préserver les teintures, puis patinées pour un rendu authentique, les robes ont dû affronter des conditions extrêmes. Froid, vent, humidité : un vrai cauchemar pour l’équipe costume!

Tourné dans des zones parfois impraticables, entre boue et eau, le film a aussi mis les équipes à rude épreuve. Pour accéder aux décors, il fallait descendre en bas des falaises à l’aide de lignes de vie. Côté costumes, Tzigane de Braconnier a même eu l’idée de coudre des cordes dans la robe de Salomé, comme un parachute, pour la remonter et éviter les chutes.

Pour Salomé, le vent reste l’élément le plus marquant. L’avoir dans les oreilles toute la journée, c’était à la fois épuisant et grisant. « Le décor devient presque un personnage », confie-t-elle, un vrai appui pour construire son rôle. Pour Micha Wald, c’est surtout l’odeur des algues et des embruns qui l’a marqué, si puissante qu’elle a parfois obligé l’équipe à changer de lieu.

Tous gardent en tête un tournage à part, presque hors du temps. Toute l’équipe logeait dans le petit bourg de l’île et avait donc investi tous les gîtes, à une quinzaine de minutes des décors. Salomé se souvient de sa maison près du phare et de ses trajets à vélo chaque matin, entre moutons et chèvres sauvages, pour rejoindre le plateau.

Salomé Dewaels, le réalisateur Micha Wald et la cheffe costumière Tzigane de Braconnier. © Aucun(e) – Radio France

Pour Salomé Dawaels, L’Île de la Demoiselle est un film essentiel. « En racontant le passé, il parle aussi du présent », explique-t-elle. Le sujet reste encore d’actualité : les femmes ne disposent toujours pas pleinement de leur corps. « Il y a encore du chemin », rappelle la comédienne, alors qu’aujourd’hui, elles continuent de descendre dans la rue pour défendre une évidence : « notre corps, notre choix ».

L’Île de la Demoiselle, un film survivaliste du XVIème siècle avec un fort message féministe.

Avec Alexandra Lamy, Salomé Dewaels, Louis Peres, Candice Bouchet. Au cinéma le 25 mars 2026.

Ce qu’il faut savoir

  • Le fait : Le film L’Île de la Demoiselle s’inspire d’une histoire vraie.
  • Qui est concerné : Les amateurs de cinéma et les défenseurs des droits des femmes.
  • Quand : Sortie prévue le 25 mars 2026.
  • Où : Tourné sur l’île d’Ouessant, France.

Sources

Source : France Bleu

Visuel d’illustration — Source : www.francebleu.fr

Source d’origine : Voir la publication initiale

Date : 2026-03-22 13:00:00 — Site : www.francebleu.fr


Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets

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Publié le : 2026-03-22 13:00:00 — Slug : vents-embruns-et-robes-lourdes-le-tournage-extreme-de-lile-de-la-demoiselle-ici

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