Le Somaliland : un oasis de promesses dans un désert de réalité
Alors que le Somaliland se vante d’un taux de mortalité maternelle en baisse, la réalité sur le terrain est aussi aride que son paysage. Les promesses politiques s’étiolent face à l’absence de solutions concrètes.
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À Habaas Weyn, un centre de santé trône majestueusement sur une colline, comme une oasis dans un désert de désespoir. À 40 kilomètres de Hargeisa, la capitale somalilandaise, ce centre est censé être un phare d’espoir pour les 8 000 âmes qui l’entourent. Mais que vaut un phare sans lumière ?
Ce qui se passe réellement
Le centre de santé de Habaas Weyn, inauguré il y a trois ans, a été créé pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables. Pourtant, la Somalie et son Somaliland autoproclamé affichent le deuxième taux de mortalité infantile le plus élevé au monde : 106 enfants sur 1 000 meurent avant l’âge de 5 ans, selon l’UNICEF en 2023. Des chiffres qui feraient rougir n’importe quel ministre de la santé, mais qui semblent à peine effleurer les consciences politiques.
Les sages-femmes, comme Nimco Abdi, témoignent d’une réalité bien différente : « Les femmes accouchent chez elles plutôt que dans les centres de santé comme le nôtre ». Pourquoi ? Manque de moyens, peur des coûts, et surtout, l’absence de transport. Une situation qui rappelle les promesses de développement qui, comme les mirages, s’évanouissent au fur et à mesure qu’on s’en approche.
Pourquoi cela dérange
Les discours politiques promettent des avancées, mais la réalité est que les femmes continuent d’accoucher dans des conditions précaires, souvent sans eau ni savon. Hinda Mohamed, sage-femme traditionnelle, évoque des accouchements de fortune, témoignant d’une tragédie humaine qui se joue loin des caméras et des promesses électorales.
Ce que cela implique concrètement
Le taux de mortalité maternelle au Somaliland est le cinquième plus élevé au monde. Les infections et les mutilations génitales, pratiquées sur 99 % des femmes, compliquent encore davantage les accouchements. Edna Adan, figure emblématique de la lutte pour la santé des femmes, dénonce cette réalité : « Ce bilan tranche avec la réalité dans les zones rurales ».
Lecture satirique
Les promesses des autorités sont aussi creuses que les discours des politiciens qui se pavanent sur la scène internationale. Pendant que les dirigeants se congratulent pour des avancées fictives, la réalité sur le terrain est un cri de désespoir. « Aujourd’hui, nous avons des femmes chirurgiennes, des sages-femmes qui, partout, aux quatre coins du pays, diffusent les bonnes pratiques. Cela finira par payer », dit Edna Adan. Mais à quel prix ?
Effet miroir international
La situation au Somaliland n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires d’autres pays. Les discours de progrès et de développement sont souvent déconnectés de la réalité, tout comme les promesses de certains dirigeants occidentaux qui, tout en prônant les droits de l’homme, ferment les yeux sur les souffrances de populations entières.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est à craindre que les promesses de santé et de sécurité pour les femmes et les enfants restent lettre morte. Les luttes contre l’excision et la mortalité infantile sont des combats de longue haleine, et il faudra plus que des discours pour les gagner.


