Le sexisme en France : un rapport alarmant à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes
Mise à jour le 2026-03-07 12:00:00 : Un rapport du HCE révèle que le sexisme, sous ses formes paternalistes et hostiles, reste profondément ancré dans la société française.
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Hasard du calendrier, ce rapport du HCE rendu public à quelques semaines de la nouvelle « Journée internationale des droits des femmes » (le 8 mars), identifie le sexisme sous deux aspects : « paternaliste » et « hostile ».
- Le sexisme paternaliste, « faussement bienveillant du quotidien, légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes ».
- Le sexisme hostile, « violent, se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes ».
« Délégitimer, stigmatiser, humilier ou violenter les femmes… »
Selon la définition du Conseil de l’Europe, « le sexisme est une idéologie qui repose sur le postulat de l’infériorité des femmes par rapport aux hommes. Ils se manifestent par des gestes, propos, pratiques et comportements, du plus anodin en apparence (remarques… etc.), ou plus grave (coups, viols, meurtres…). Ces manifestations ont pour objet de délégitimer, stigmatiser, humilier ou violenter les femmes et ont des effets sur elle (estime de soi, santé psychique et physique et modification des comportements) ».
En Martinique, les deux associations féministes reconnues (l’UFM et Culture Egalité), sont régulièrement sur le terrain afin de sensibiliser sur la cause des femmes, en particulier vis-à-vis du sexisme. Cette problématique serait plus prégnante en Outre-mer, où la mobilisation doit se renforcer estime Georges Arnaud ; la porte-parole et co-fondatrice de CE, incite les jeunes étudiantes à porter le flambeau de la lutte dans la rue.
« L’engagement sur les réseaux sociaux a remplacé les manifestations. Tout le monde est persuadé qu’on va changer le monde en cliquant. On ne fait rien bouger par les réseaux sociaux. Elles n’ont pas un modèle non plus peut-être de leurs parents qui se sont engagés dans la rue. Nous essayons vainement d’aller vers les étudiantes, mais peut-être que notre action n’est pas suffisante. Et ce que nous voulons, c’est les amener à rompre le silence, parce qu’on sait qu’il y a des choses qui se passent dans leurs vies, sur le campus, dans le bus. »
Georges Arnaud, co-fondatrice de Culture Egalité, lors d’une action de sensibilisation à l’Université des Antilles, pôle Martinique · ©(au micro de Sarah Gendre – mars 2026).
« Nous sommes debout… »
« Nous sommes debout et nous voulons décider de nos vies », le credo de l’Union des Femmes de Martinique. À l’occasion de ce 8 mars 2026, L’UFM apporte sa contribution à une exposition interactive (du 7 mars au 7 avril 2026) au musée du Patriarcat (107 rue Ernest Deproges à Fort-de-France). « Les visiteurs pourront découvrir des pancartes féministes, des jouets genrés et des objets symbolisant les violences liées à la masculinité toxique ».
« Faire progresser les lois et les mentalités »
« Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, célèbre le combat des féministes qui ont lutté et luttent encore en faveur de la reconnaissance des droits et de l’émancipation des femmes. Nous sommes debout, nous voulons décider de nos vies ! Ce sont les mobilisations féministes et les prises de conscience qui ont fait progresser les lois et les mentalités dans le monde entier, hier et aujourd’hui. Les femmes continueront à défendre leurs droits et intérêts tant que les discriminations de genre et les inégalités existeront. »
uniondesfemmesmartinique.com
Le baromètre 2026 du HCE s’appuie sur une enquête Toluna Harris Interactive conduite en ligne auprès de 3061 personnes âgées de 15 ans et plus, représentative de la population française précise le Gouvernement. Cette analyse est donc spécifiquement dédiée aux masculinismes, « un système idéologique structuré qui imprègne désormais les jeunes générations par un bombardement massif de contenus numériques ».
« Le sexisme traverse toutes les sphères sociales et façonne les relations entre les individus. Il opère à tous les niveaux, du quotidien le plus ordinaire aux institutions, participant à la perpétuation d’un système d’oppression profondément enraciné et souvent invisibilisé par sa banalisation. »
haut-conseil-egalite.gouv.fr
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Le sexisme en France est identifié sous deux formes principales.
- Qui est concerné : Les femmes, en particulier dans les Outre-mer.
- Quand : À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars.
- Où : En France, avec un accent sur la Martinique.
Sources
Source : haut-conseil-egalite.gouv.fr
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-07 12:00:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-07 12:00:00 — Slug : journee-internationale-des-droits-des-femmes-le-8-mars-focus-sur-le-sexisme-un-systeme-doppression-profondement-enracine-et-souvent-invisibilise-par-sa-banalisation
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