Le REM : Quand le train du futur s’enlise dans le passé
La station du Réseau express métropolitain (REM) de l’Aéroport international Montréal-Trudeau, à 40 mètres sous terre, est en construction. Mais qui aurait cru que le futur du transport pourrait être aussi… souterrain ?
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Alors que le REM promet un service rapide vers l’aéroport dès 2027, Aéroport de Montréal a confirmé que tout va bien, pas de retard, pas de dépassement de budget. Une station à 600 millions de dollars, qui devrait durer 100 ans, et pourtant, on se demande si elle ne sera pas déjà obsolète avant même d’être inaugurée. Qui a dit que le progrès était linéaire ?
Ce qui se passe réellement
La station du REM, encore en construction, est à 85 % achevée. Les usagers pourront se rendre à l’aéroport en 26 minutes depuis la Gare Centrale, 24 minutes depuis McGill, et 43 minutes depuis Brossard. Un train toutes les dix minutes en heure de pointe, et toutes les 15 minutes le reste du temps. Cela nous laisse rêveurs, surtout quand on sait que le projet a coûté la modique somme de 600 millions de dollars.
Pourquoi cela dérange
La promesse d’un transport rapide et efficace semble bien loin des réalités quotidiennes des Montréalais. À l’heure où les transports en commun peinent à répondre aux besoins de la population, investir une telle somme dans un projet qui pourrait être perçu comme un gadget pour riches voyageurs est pour le moins discutable. Qui a vraiment besoin d’un train rapide vers l’aéroport quand le reste du réseau est à la traîne ?
Ce que cela implique concrètement
Avec un passager sur cinq prévu pour utiliser ce train léger, la congestion routière autour de l’aéroport pourrait être réduite. Mais cela ne fait que soulever une question : pourquoi ne pas investir dans une amélioration globale du réseau de transport public, plutôt que de se concentrer sur un projet qui semble plus destiné à flatter l’ego des décideurs qu’à servir les citoyens ?
Lecture satirique
Ah, le discours politique ! « Pas de retard, pas de dépassement de budget », disent-ils. On se croirait dans un sketch comique où les promesses sont faites pour être brisées. La réalité, c’est que les Montréalais attendent toujours des améliorations dans leur quotidien, tandis que les autorités se pavanent avec des projets qui semblent plus être des vitrines que des solutions concrètes. Comme si un train rapide vers l’aéroport allait résoudre les problèmes de transport de la ville !
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des projets similaires dans des régimes autoritaires, où les infrastructures flambant neuves cachent souvent des réalités bien plus sombres. Comme aux États-Unis ou en Russie, où les promesses de progrès cachent souvent des inégalités criantes. À quand un REM pour tous, et pas seulement pour les voyageurs d’affaires ?
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pouvons nous attendre à un projet qui, malgré ses promesses, pourrait finir par être un gouffre financier. Une belle vitrine pour les décideurs, mais une réalité bien plus sombre pour les usagers qui espèrent un véritable changement.
Sources
Source : www.journaldemontreal.com




