Un nouveau projet de recherche, intitulé PINO (Planning Instruments for Nature-based Solutions), a été lancé en juin 2026 dans le cadre de l’appel à projets Interreg Alpine Space. Ce programme de trois ans vise à intégrer la biodiversité dans la planification territoriale, en se concentrant principalement sur les zones de transition entre plaines et montagnes.

Ce qui s’est passé

La réunion de lancement de ce projet s’est tenue récemment à Salzbourg, en Autriche, et a rassemblé divers acteurs de la région alpine. Les zones de transition sont considérées comme des milieux d’interface, où se rencontrent des espaces urbains, agricoles et naturels. Cependant, ces zones sont soumises à une pression accrue due à l’urbanisation et à la fragmentation des habitats, ce qui entraîne une perte significative de biodiversité.
Ce que l’on sait
Le projet PINO a pour objectif principal d’améliorer la prise en compte de la biodiversité dans la planification territoriale. Actuellement, les acteurs chargés de l’aménagement dans ces zones ne disposent pas de méthodes spécifiques et adaptées. Pour remédier à cette insuffisance, PINO prévoit de concevoir et tester des outils de planification visant à :
- Intégrer de façon plus rigoureuse la biodiversité.
- Développer des trames écologiques pour améliorer les connectivités.
- Mettre en place des solutions basées sur la nature.
Les éléments à retenir
Ce projet regroupe neuf partenaires de l’arc alpin, y compris des institutions en Autriche, en Allemagne, en Italie, en Slovénie et en France, avec une implication particulière de Grenoble Alpes Métropole et du Cerema. Les outils conçus seront testés sur six sites d’expérimentation répartis dans ces pays, ce qui permettra d’évaluer leur efficacité sur le terrain.
La suite
La première phase du projet consistera à dresser un état des lieux de la prise en compte de la biodiversité dans ces zones de transition. Cela inclut la caractérisation des spécificités locales, des acteurs impliqués, ainsi que l’identification des outils disponibles et des lacunes à combler. Sur la base de ces résultats, une série de méthodes et d’outils sera développée pour une meilleure intégration de la biodiversité dans les documents d’urbanisme. Ces outils seront ensuite compilés dans une « boite à outils PINO » pour favoriser leur appropriation par les professionnels de l’aménagement.
En France, le Cerema se concentrera sur l’intégration des trames écologiques dans les orientations d’aménagement et de programmation, en tenant compte des effets de la pollution lumineuse et acoustique. Le projet s’inscrit également dans une dynamique de partage de connaissances, en s’appuyant sur les conclusions d’autres projets européens, tels qu’ARTISAN, qui vise à renforcer la résilience des territoires face au changement climatique.
Enfin, l’adoption de cette boite à outils par les collectivités locales sera facilitée par des programmes de formation destinés aux élus et techniciens, garantissant ainsi une application efficace des méthodes développées durant le projet.
Source : Cerema – Actualité (www.cerema.fr)
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