Le Polisario : Entre Révolution et Terreur, un Système Stalinien à Tindouf
Mahjoub Salek révèle les contradictions d’un mouvement qui prône l’auto-détermination tout en instaurant un régime de terreur.
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Dans le quatrième épisode de son entretien, Mahjoub Salek, ancien membre du Polisario, dresse un tableau accablant de la situation dans les camps de Tindouf. La mort de Ouali Sayed, fondateur du mouvement, n’a pas seulement laissé un vide, mais a aussi révélé les fractures internes et les dérives autoritaires d’un Front qui se veut révolutionnaire.
Ce qui se passe réellement
Salek évoque l’impact de la disparition de Sayed sur la structuration du Polisario, affirmant que certains membres seraient impliqués dans des manigances obscures. Lors de la préparation du troisième congrès, il a exigé que le comité exécutif aborde cette question. Mais, comme souvent dans les régimes autoritaires, la vérité semble être une denrée rare.
Un tribalisme omniprésent
Fondateur du mouvement «Khat Achahid», Salek raconte comment sa première incarcération est liée à ses critiques internes. Il a été emprisonné jusqu’à l’élection de Mohamed Abdelaziz, qui, après coup, est venu s’excuser. Mais la réconciliation était de façade. Les rivalités tribales ont refait surface, et Salek a été relégué à la gestion de la chaîne de propagande «Sahara libre» à Alger.
Les relations avec Abdelaziz, décrit comme «extrêmement paranoïaque», illustrent bien la méfiance qui règne au sein du mouvement. Un climat de suspicion qui rappelle étrangement les pires heures des régimes stalinistes.
Pourquoi cela dérange
Salek souligne que la formation des services de renseignement du Polisario, calquée sur le modèle algérien, a donné naissance à un appareil répressif. «L’une des plus grandes erreurs de l’Algérie a été de former les services de renseignement du Polisario à son image», déclare-t-il. Ce modèle, basé sur la torture et la manipulation, a transformé le Front en un véritable «régime stalinien de terreur». Les espions, surnommés «lehnoucha» (les serpents), sont devenus omniprésents, instaurant un climat de peur parmi les militants.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette dérive sont désastreuses. La confiance des populations envers leurs dirigeants s’est érodée, et le Front en paie encore aujourd’hui les conséquences. Les promesses d’auto-détermination et de dignité se heurtent à une réalité où la répression est la norme.
Lecture satirique
Comment un mouvement qui se prétend révolutionnaire peut-il tolérer de telles pratiques barbares ? La question reste en suspens, tandis que les dirigeants du Polisario semblent plus préoccupés par leur pouvoir que par le sort de leur peuple. Une ironie cruelle pour un mouvement qui se veut porteur de liberté.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres régimes autoritaires à travers le monde, où la promesse de liberté se transforme souvent en tyrannie. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les discours politiques se déconnectent de la réalité, laissant place à des pratiques répressives qui devraient faire réfléchir.
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager une poursuite de cette spirale répressive. Si le Polisario ne parvient pas à se réformer, il risque de perdre toute légitimité aux yeux de son peuple, condamnant ainsi ses aspirations à l’auto-détermination.



