« Le plus beau portefeuille qui soit. » En prenant ses fonctions fin mai, Yaël Braun-Pivet n’avait pas de mots assez forts pour flatter les peuples ultramarins. Elle n’aura pourtant été ministre qu’un petit mois, avant d’être appelée à la présidence de l’Assemblée nationale. Un nouvel épisode révélateur du sentiment de mépris ressenti dans ces territoires, accentué par la nomination du nouveau ministre délégué, Jean-François Carenco.
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Un haut fonctionnaire non ultramarin, ancien préfet de Guadeloupe, de Saint-Pierre-et-Miquelon, passé également par le haut-commissariat en Nouvelle-Calédonie. Surtout, le poste est sous tutelle du ministère de l’Intérieur, fait inédit depuis l’époque Sarkozy, ce qui a suscité un tollé. « Un retour en arrière historique », a déploré l’élue de La Réunion, Karine Lebon, qui siège au groupe GDR. Lequel compte dix députés ultramarins, unis pour dénoncer ce « symbole du mépris et de cette vision sécuritaire de l’État ». Seul Nicolas Metzdorf, élu anti-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie et soutenu par LaREM, s’est félicité du fait que « Macron considère les outre-mer au même titre que la Métropole ». Peut-être bien une partie du problème….
Le « plus beau portefeuille » : un mépris ultramarin à la sauce Macron
Yaël Braun-Pivet, ministre pendant un mois, est déjà remplacée par un haut fonctionnaire non ultramarin, révélant un mépris flagrant envers les territoires d’outre-mer.
En mai dernier, Yaël Braun-Pivet, fraîchement nommée, n’a pas lésiné sur les compliments pour séduire les peuples ultramarins. Mais voilà, un mois plus tard, elle est propulsée à la présidence de l’Assemblée nationale. Un départ fulgurant qui ne fait que renforcer le sentiment de mépris dans ces territoires, déjà exacerbé par la nomination de Jean-François Carenco, un ancien préfet, non originaire des îles, à la tête du ministère délégué. On pourrait presque croire que le gouvernement a un talent particulier pour ignorer les voix locales.
Ce qui se passe réellement
Jean-François Carenco, haut fonctionnaire passé par la Guadeloupe, Saint-Pierre-et-Miquelon et la Nouvelle-Calédonie, se voit confier un poste sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. Un fait inédit depuis l’époque Sarkozy, qui a suscité un tollé. Karine Lebon, élue de La Réunion, a dénoncé ce « retour en arrière historique », tandis que dix députés ultramarins s’unissent pour dénoncer ce « symbole du mépris et de cette vision sécuritaire de l’État ». Seul Nicolas Metzdorf, élu anti-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, s’est réjoui de cette nomination, affirmant que « Macron considère les outre-mer au même titre que la Métropole ». Peut-être bien une partie du problème…
Pourquoi cela dérange
Cette nomination illustre une incohérence flagrante : comment prétendre valoriser les outre-mer tout en plaçant leur gestion sous le joug du ministère de l’Intérieur ? Cela renvoie à une vision archaïque et sécuritaire de l’État, qui semble plus préoccupé par le contrôle que par l’écoute des besoins locaux.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : un sentiment d’abandon croissant parmi les populations ultramarines, qui voient leurs préoccupations ignorées. La nomination de Carenco pourrait renforcer le fossé entre la Métropole et les territoires d’outre-mer, exacerbant les tensions et le mécontentement.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que le gouvernement, tout en prônant l’unité nationale, semble multiplier les gestes qui divisent. La promesse d’une considération égale des outre-mer et de la Métropole se heurte à la réalité d’une gestion centralisée et déconnectée. Les discours politiques se révèlent ainsi être de belles paroles, mais qui, face aux faits, s’effondrent comme un château de cartes.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, où les gouvernements, tout en clamant leur attachement à la diversité, imposent des politiques uniformes et répressives. Comme aux États-Unis ou en Russie, la centralisation du pouvoir se fait souvent au détriment des voix locales.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une aggravation des tensions entre l’État et les territoires ultramarins, avec un risque accru de contestation et de désengagement des citoyens vis-à-vis des institutions.
Sources





