Un lieu mythique du Loiret disparaît à Olivet. Les travaux de démolition de l’ancienne discothèque Le Pavillon ont démarré. La boîte de nuit à l’abandon depuis 2018, emporte avec elle, un lot de souvenirs et d’émotions chez les habitants.

À Olivet, un symbole de la vie nocturne locale s’efface. La démolition du Pavillon (ex Zigzag, ex Sunset) a débuté, après plusieurs années d’abandon des suites d’un incendie, laissant place à l’émotion et aux souvenirs.

Qui, à Olivet et dans les environs, n’a jamais franchi les portes de cette « boîte » ? Le bâtiment construit au début du XXème siècle a vu passer bon nombre de fêtard et de grands noms de la chanson. Indochine, Niagara ou encore le groupe NTM, s’y sont produit. Mais les traces de pas sur la piste de danse sont en train de disparaître, les travaux ont débuté lundi 30 mars et devraient se poursuivre jusqu’à la mi-mai. Cette démolition est jugée obligatoire par Noémie Nouzille, responsable du service patrimoine de la ville d’Olivet. « Avec les incendies et les années en friche, la structure a été très fragilisée. On voit des infiltrations d’eau, le bâtiment était à ciel ouvert, les escaliers étaient effondrés. Une remise en état aurait coûté énormément. »

La nostalgie des fêtards du « Zig »

Isabelle, serveuse au bar Le Mickey juste en face observe la démolition avec émotion.« Ça me brise le cœur. Tous les week-ends, on se retrouvait là-bas. J’y allais avec un copain, trente ans plus tard c’est devenu mon mari ! Là, c’est une part de moi qui s’écroule ». En terrasse, des habitués se souviennent avec nostalgie de la fameuse époque du ZigZag, le « Zig » pour les intimes. « Oh la la la, qu’est-ce qu’on faisait pas là-bas ! Où va-t-on aller maintenant ? » rit un retraité. Face à lui, son amie se souvient des nombreux jeunes qui fréquentaient les lieux : « C’était une sacrée expérience ! Tous les dimanches matins, on pouvait les voir dormir dans le jardin à côté de la discothèque ! » se souvient-elle en prenant des photos des travaux.

L’arrière du Pavillon en pleine démolition © Radio France – Lucia Dubesset

Derrière les barrières, Jean-Claude, un habitant du quartier observe lui avec le sourire la démolition de l’ancien Pavillon. « Ah enfin ! Elle tombait en ruines, c’était moche à voir ». Voisin depuis plus de quarante ans de la discothèque, le retraité ne garde pas que des bons souvenirs. « Deux trois fois par semaine c’était le grand bazar. Les débordements à la sortie des gens alcoolisés. J’en subissais plus les conséquences qu’autre chose mais bon il fallait bien des lieux pour les jeunes ! « 

Quel avenir pour le site ?

Quelques mètres plus loin, sur le trottoir, Pascale, une voisine de l’ancienne discothèque est venue assister à la démolition de la façade : « Je suis déçue que la mairie n »ait pas choisi de garder et restaurer cette façade. Nettoyée et propre, c’est un beau lieu. C’est du Art-Déco quand même (en réalité une imitation ndlr), j’espère qu’ils vont faire de ce lieu, un endroit utile et joli » précise-t-elle. Pour le moment, la ville d’Olivet, propriétaire des lieux depuis 2024, n’a pas encore déterminé l’avenir du site. Si l’idée d’un jardin ou d’un parking a été évoquée avec les riverains, rien n’a été encore statué.

Le Pavillon : Quand la nostalgie danse sur les décombres

La démolition de l’ancienne discothèque Le Pavillon à Olivet n’est pas qu’une simple opération de construction, c’est un véritable enterrement de la vie nocturne locale.

À Olivet, un symbole de la vie nocturne locale s’efface. La démolition du Pavillon (ex Zigzag, ex Sunset) a débuté, après plusieurs années d’abandon des suites d’un incendie, laissant place à l’émotion et aux souvenirs. Qui, à Olivet et dans les environs, n’a jamais franchi les portes de cette « boîte » ? Le bâtiment construit au début du XXème siècle a vu passer bon nombre de fêtards et de grands noms de la chanson. Indochine, Niagara ou encore le groupe NTM s’y sont produits. Mais les traces de pas sur la piste de danse sont en train de disparaître, les travaux ont débuté lundi 30 mars et devraient se poursuivre jusqu’à la mi-mai. Cette démolition est jugée obligatoire par Noémie Nouzille, responsable du service patrimoine de la ville d’Olivet. « Avec les incendies et les années en friche, la structure a été très fragilisée. On voit des infiltrations d’eau, le bâtiment était à ciel ouvert, les escaliers étaient effondrés. Une remise en état aurait coûté énormément. »

Ce qui se passe réellement

La nostalgie s’invite à la démolition. Isabelle, serveuse au bar Le Mickey juste en face, observe la scène avec une larme à l’œil : « Ça me brise le cœur. Tous les week-ends, on se retrouvait là-bas. J’y allais avec un copain, trente ans plus tard c’est devenu mon mari ! Là, c’est une part de moi qui s’écroule. » Les habitués se remémorent les folles nuits du « ZigZag », tandis que Jean-Claude, un voisin, se frotte les mains : « Ah enfin ! Elle tombait en ruines, c’était moche à voir. » Un mélange d’émotions, de souvenirs et de soulagement, comme un cocktail mal dosé.

Pourquoi cela dérange

La démolition du Pavillon soulève des questions sur la gestion du patrimoine local. Pourquoi ne pas avoir restauré ce lieu emblématique ? La mairie, propriétaire depuis 2024, a-t-elle vraiment envisagé toutes les options avant de décider de raser ce vestige ? La réponse semble être un grand « non », laissant les riverains perplexes.

Ce que cela implique concrètement

Pour l’instant, l’avenir du site reste flou. Un jardin ou un parking ? Les idées fusent, mais rien n’est encore statué. Pendant ce temps, la ville d’Olivet semble plus préoccupée par la démolition que par la préservation de son histoire. Une belle métaphore de notre époque où l’on préfère raser plutôt que restaurer.

Lecture satirique

Dans un monde où les promesses politiques se heurtent à la réalité, la démolition du Pavillon est le symbole parfait de cette contradiction. On nous parle de patrimoine, mais quand il s’agit de préserver un lieu chargé d’histoire, la réponse est toujours la même : « Trop coûteux ». Comme si la mémoire collective pouvait être effacée comme un graffiti sur un mur. Ironique, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les politiques autoritaires qui effacent les traces du passé au nom d’un progrès illusoire. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, la tendance à raser les symboles du passé au profit d’une vision futuriste est alarmante. À Olivet, la mairie semble suivre cette même logique : effacer pour mieux reconstruire, sans se soucier de l’histoire.

À quoi s’attendre

Si la tendance se poursuit, nous pourrions assister à un effacement progressif de l’identité locale. Les lieux de rassemblement, de mémoire et de culture pourraient disparaître, remplacés par des parkings et des jardins sans âme. Une vision du futur qui ne fait pas rêver.

Sources

Source : www.francebleu.fr

Ça me brise le cœur ! : le Pavillon, ancienne discothèque emblématique d'Olivet, en cours de démolition
Visuel — Source : www.francebleu.fr
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