Le MPC : 363 nouvelles enquêtes pénales, ou comment faire du chiffre à la sauce autoritaire
En 2024, le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert 363 nouvelles enquêtes pénales, une hausse de 9,3 % par rapport à l’année précédente. Mais derrière ces chiffres se cache une réalité bien plus inquiétante.
Table Of Content
INTRODUCTION : Le procureur général Stefan Blättler nous annonce une « année déterminante » pour le MPC, comme si la multiplication des enquêtes était un gage de succès. Mais à quel prix ? Alors que les procédures s’accumulent, on peut se demander si cette frénésie n’est pas le reflet d’une dérive autoritaire plutôt que d’une réelle volonté de justice.
Ce qui se passe réellement
Le MPC a ouvert 363 nouvelles enquêtes pénales en 2024, selon son rapport annuel. Ce chiffre, qui pourrait sembler impressionnant, soulève des questions. En effet, cette augmentation ne concerne pas seulement des affaires de terrorisme, mais s’étend à la cybercriminalité, à la criminalité économique, et même aux organisations criminelles. Blättler, avec un enthousiasme presque contagieux, affirme que « la coopération entre toutes les autorités a été déterminante ». Mais pour qui, exactement ?
Pourquoi cela dérange
Cette « année déterminante » est-elle vraiment synonyme de progrès ? La réalité est que cette hausse des enquêtes pourrait masquer une inefficacité chronique. Au lieu de résoudre des problèmes, on semble se contenter de les cataloguer. Un peu comme si, dans une cuisine, le chef se vantait de la quantité de plats préparés sans jamais en servir un à table.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette politique sont multiples. D’une part, on assiste à une criminalisation accrue de la société, où chaque geste peut être interprété comme suspect. D’autre part, cela crée un climat de peur et de méfiance, où la coopération entre citoyens et autorités est mise à mal. Au lieu de protéger, on enferme.
Lecture satirique
Le discours de Blättler est un parfait exemple de la déconnexion entre promesse et réalité. « Nous avons fait des progrès significatifs dans la lutte contre le terrorisme », déclare-t-il, tout en omettant de mentionner que ces progrès se traduisent souvent par des arrestations spectaculaires mais peu efficaces. Comme si le nombre d’enquêtes pouvait remplacer des résultats concrets. Ironiquement, on pourrait presque croire que le MPC a décidé de faire du chiffre pour justifier son existence.
Effet miroir international
Cette tendance à la surenchère sécuritaire n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis ou en Russie. Là-bas, la peur est utilisée comme un outil de contrôle, et les chiffres gonflés servent à justifier des politiques de répression. Le MPC semble emprunter ce chemin, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la démocratie.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une société de plus en plus surveillée, où la liberté individuelle est sacrifiée sur l’autel de la sécurité. Les citoyens pourraient bientôt se retrouver dans une situation où chaque pas est surveillé, chaque mot pesé.


