L’entretien du journaliste et essayiste britannique Adrian Wooldridge donné à L’Opinion est paradigmatique du massacre du libéralisme que nous sommes malheureusement habitués à subir à longueur d’année dans notre pays. Et maintenant, ce sont les étrangers qui s’y mettent…
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Sa thèse ? Il faudrait refonder de fond en comble le libéralisme, « devenu intellectuellement léthargique » et qui aurait besoin d’une « révolution interne », les libéraux devant sacrifier « quelques-unes de leurs vaches sacrées pour préserver l’essentiel ».
Nous n’entendons pas relever l’ensemble des erreurs qui pullulent dans cet entretien, mais simplement les principales :
- Comme Blanche-Neige voit des nains partout, Adrian Wooldridge voit des libéraux partout : les participants à Davos, Hillary Clinton (ne riez pas !), Emmanuel Macron, Lloyd George, Winston Churchill, etc. ;
- Benito Mussolini (il n’est quand même pas libéral, lui…) aurait eu raison quand il déclarait que le libéralisme était une « philosophie morte » ;
- Le libéralisme aurait été « refondé » plusieurs fois : à la fin du XIXe siècle contre le « libéralisme du laisser-faire » (sic) avec un « rôle plus actif de l’État » ; après la Seconde Guerre mondiale avec le keynésianisme ; après les années 1970 (?) avec les « néolibéraux » à la Hayek, aujourd’hui complétement dépassés ;
- Il serait manichéen de critiquer le protectionnisme et de louer la mondialisation ;
- « Il faut se débarrasser des croyances utopiques du libéralisme, notamment sur le marché libre ».
En substance, notre journaliste plaide rien moins que pour la destruction des principes fondamentaux du libéralisme afin de le rénover et ce, en passant par pertes et profits la concurrence, le libre-échange, etc..
Enfin, le programme politique de rénovation devrait, dixit Adrian Wooldridge, être élaboré par des « experts en politique publiques » (comme notre journaliste ?) afin que les libéraux forment des alliances avec la droite et avec la gauche, en bref « l’union des centristes derrière le génie perdu du libéralisme ».
Il nous semble qu’avec Adrian Wooldridge, ce génie n’est pas prêt d’être retrouvé…
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Le Libéralisme à l’Envers : Quand Adrian Wooldridge Prêche pour une Révolution Inutile
Le libéralisme, déjà en crise, se voit maintenant proposé pour une refonte par ceux qui semblent ignorer ses fondements. Une ironie qui ne fait que renforcer le malaise ambiant.
Dans un entretien donné à L’Opinion, le journaliste et essayiste britannique Adrian Wooldridge s’illustre par une thèse pour le moins audacieuse : le libéralisme, devenu « intellectuellement léthargique », aurait besoin d’une « révolution interne ». Pour cela, il propose de sacrifier « quelques-unes de leurs vaches sacrées pour préserver l’essentiel ». Une belle promesse, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Wooldridge, tel un chasseur de libéraux, semble voir des libéraux partout : à Davos, chez Hillary Clinton (oui, vous avez bien lu), Emmanuel Macron, et même chez des figures historiques comme Lloyd George et Winston Churchill. À ce rythme, il va bientôt nous dire que le libéralisme est responsable de la météo !
- Il évoque Mussolini, qui aurait eu raison de déclarer que le libéralisme était une « philosophie morte ». Étonnant, non, de voir un dictateur servir de référence pour un débat sur la liberté ?
- Il prétend que le libéralisme a été « refondé » plusieurs fois, comme si chaque époque avait besoin de sa propre version de la sauce libérale. À quand la prochaine édition ?
- Wooldridge critique le protectionnisme tout en louant la mondialisation, comme si ces deux concepts n’étaient pas en constante lutte. Un peu manichéen, non ?
- Et pour couronner le tout, il appelle à se débarrasser des « croyances utopiques » du libéralisme, notamment sur le marché libre. Alors, adieu la concurrence et le libre-échange ?
En somme, notre cher Wooldridge semble plaider pour une destruction des principes fondamentaux du libéralisme, tout en espérant que cela le renouvellera. Une approche pour le moins paradoxale.
Pourquoi cela dérange
Cette vision du libéralisme comme un concept à détruire pour mieux le reconstruire soulève des incohérences. Comment peut-on espérer préserver l’essence d’une philosophie en la reniant ? C’est un peu comme vouloir sauver un feu en le noyant d’eau.
Ce que cela implique concrètement
Si l’on suit Wooldridge, la politique libérale pourrait se retrouver à la croisée des chemins, perdant son identité tout en tentant de plaire à la droite et à la gauche. Une union des centristes, vraiment ? Cela ressemble plus à un mariage de raison qu’à une véritable alliance.
Lecture satirique
Ironiquement, Wooldridge semble proposer une solution qui n’est rien d’autre qu’une série de contradictions. Promettre une révolution tout en prônant l’union des centristes, c’est un peu comme essayer de rassembler des chats dans un même panier. La réalité, c’est que le libéralisme a besoin de clarté, pas d’une énième refonte.
Effet miroir international
Dans un monde où les dérives autoritaires se multiplient, la proposition de Wooldridge semble déconnectée. Alors que des pays comme les États-Unis et la Russie glissent vers des politiques de plus en plus répressives, le libéralisme devrait se renforcer, pas se diluer.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une dilution des valeurs libérales au profit d’une vague de populisme qui ne fait que renforcer les extrêmes. Une perspective inquiétante pour ceux qui croient encore en la liberté.
Sources




