Le KINO LiGUERRE : Quand la lutte pour les femmes au cinéma devient une comédie tragique

À Dakar, une formation pour femmes dans le cinéma, mais les hommes sont toujours aux manettes. Ironie ou réalité ?

Dans un élan louable, le KINO LiGUERRE organise une formation dédiée uniquement aux femmes, du 30 mars au 10 avril 2026, à Dakar. L’objectif ? Promouvoir la présence féminine dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Mais, comme souvent, la réalité semble avoir un sens de l’humour bien particulier. « Nous voulons avoir un maximum de femmes dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, car au Sénégal, on a remarqué que les postes les plus importants sont souvent occupés par des hommes », déclare Fifi Bakhoum, responsable de la formation. Une déclaration qui, à elle seule, pourrait alimenter un sketch comique sur l’absurdité des inégalités de genre.

Ce qui se passe réellement

Quatorze participantes, venues du Sénégal, du Mali, de l’Espagne et du Congo, s’engagent dans des modules sur l’écriture de scénario, la réalisation, le cadrage, la post-production et le métier de script. « C’est une formation vraiment enrichissante. On nous apprend l’écriture des scénarios, le cadrage et la lumière », témoigne Aïssatou Bassaine, scénariste, réalisatrice et monteuse. La formation est gratuite, et les participantes réaliseront deux courts-métrages, de fiction et un documentaire, projetés le 18 avril. Le KINO LiGUERRE semble donc vouloir faire bouger les lignes, mais la question demeure : qui tient réellement le stylo ?

Pourquoi cela dérange

Cette initiative, bien que positive, met en lumière une incohérence flagrante : on forme des femmes pour les métiers du cinéma, mais les structures de pouvoir restent largement dominées par les hommes. C’est un peu comme offrir un cours de natation à des poissons dans un aquarium sans eau. Les bonnes intentions sont là, mais les résultats risquent d’être aussi creux qu’un scénario mal écrit.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette formation pourraient être significatives, mais elles ne suffisent pas à masquer le fait que les véritables décideurs restent souvent en dehors de cette dynamique. Les femmes peuvent apprendre à réaliser des films, mais si les producteurs et les distributeurs continuent de privilégier les voix masculines, la diversité des récits risque de rester un vœu pieux.

Lecture satirique

Le discours politique autour de l’égalité des genres est souvent rempli de promesses. Mais entre les belles paroles et la réalité, il y a un gouffre. Les hommes continuent de régner sur les sphères décisionnelles, tandis que les femmes se battent pour avoir une place à la table. C’est un peu comme si l’on promettait à un enfant de lui donner un bonbon, mais qu’on lui disait de rester à l’écart de la confiserie.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des politiques autoritaires qui, tout en prônant l’égalité, continuent de maintenir des structures patriarcales. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours sont souvent déconnectés de la réalité. Les promesses d’égalité se heurtent à un mur de conservatisme et d’autoritarisme, laissant les femmes en quête de reconnaissance.

À quoi s’attendre

La projection des courts-métrages le 18 avril sera sans doute un moment fort. Mais il est essentiel de rester prudent. Si les voix des femmes commencent à se faire entendre, il reste encore un long chemin à parcourir pour que ces voix soient réellement prises en compte dans l’industrie cinématographique.

Sources

Source : www.dakaractu.com

Culture: Le Kino Liguerre donne la parole aux femmes cinéastes
Visuel — Source : www.dakaractu.com
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