Le Japon a enregistré 42,7 millions d’arrivées de visiteurs en 2025, dépassant le précédent record de 36,8 millions atteint en 2024. L’affaiblissement du yen contribue à renforcer l’attractivité de l’archipel aux yeux des touristes internationaux.

Pour autant, le nombre de touristes chinois a plongé en décembre de 45 % sur un an : ils n’étaient que 330 000 à visiter le Japon le mois dernier. Les relations des deux puissances voisines se sont détériorées depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine lançait une attaque contre Taïwan.

Ces déclarations ont provoqué la colère de Pékin, qui a déconseillé une semaine plus tard à ses ressortissants de se rendre au Japon en raison de « risques importants » pour leur sécurité. De quoi alarmer le secteur du tourisme : la Chine est la première source de visiteurs étrangers du Japon, qui avait accueilli sur les neuf premiers mois de 2025 quelque 7,5 millions de visiteurs chinois, selon des chiffres officiels, soit une envolée de 42 % sur un an et un quart du total des touristes étrangers. Attirés par un yen faible, ils avaient dépensé l’équivalent de 3,3 milliards d’euros au troisième trimestre.

Objectif : 60 millions

Cependant, le ministre des Transports Yasushi Kaneko a tempéré ce décrochage de fin d’année, insistant sur le « progrès significatif » du nombre total de visiteurs. Le Japon renoue avec sa dynamique d’avant la pandémie de Covid, alors que le nombre de visiteurs étrangers avait été multiplié par cinq entre 2012 et 2020.

Au-delà de l’attractivité du Japon via la culture, la nourriture et les paysages, dont le mont Fuji, cette affluence s’explique aussi par l’affaiblissement du yen, qui a plongé face au dollar depuis trois ans, rendant la destination meilleur marché. Le gouvernement japonais s’est malgré tout fixé un objectif ambitieux : atteindre 60 millions de touristes étrangers par an d’ici 2030, soit un doublement en moins d’une décennie.

Au risque d’attiser dans les sites les plus fréquentés de l’archipel le « surtourisme » et alimenter les critiques des résidents, notamment dans l’ex-capitale impériale Kyoto, qui a relevé sa taxe de séjour pour tenter d’endiguer le phénomène. L’archipel, avec ses 124 millions d’habitants, reçoit toutefois toujours beaucoup moins de touristes que la première destination mondiale, la France, qui compte 68 millions d’habitants et a accueilli autour de 100 millions de visiteurs en 2023 et en 2024.

Le Japon : un record touristique qui fait grincer des dents

42,7 millions de visiteurs en 2025, mais une chute de 45 % des touristes chinois en décembre. Ironie du sort ?

Le Japon, ce pays où les cerisiers en fleurs côtoient les tensions géopolitiques, a enregistré 42,7 millions d’arrivées de visiteurs en 2025, battant son précédent record de 36,8 millions en 2024. Tout cela grâce à un yen affaibli qui attire les touristes comme des mouches à miel. Mais, comme souvent, la réalité est plus complexe qu’un simple chiffre. En décembre, le nombre de touristes chinois a chuté de 45 % par rapport à l’année précédente, avec seulement 330 000 visiteurs. Une coïncidence ? Pas vraiment, surtout après que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi ait évoqué une intervention militaire en cas d’attaque chinoise sur Taïwan.

Ce qui se passe réellement

Les relations entre le Japon et la Chine se sont tendues, et Pékin a rapidement déconseillé à ses ressortissants de se rendre au Japon, évoquant des « risques importants » pour leur sécurité. Cela a de quoi faire frémir le secteur du tourisme, car la Chine représente la première source de visiteurs étrangers. En neuf mois, le Japon avait accueilli 7,5 millions de Chinois, soit une augmentation de 42 % par rapport à l’année précédente. Ces visiteurs avaient dépensé 3,3 milliards d’euros au troisième trimestre. Mais voilà, la politique et le tourisme ne font pas toujours bon ménage.

Objectif : 60 millions

Malgré cette chute, le ministre des Transports Yasushi Kaneko a tenté de rassurer tout le monde en parlant de « progrès significatif » dans le nombre total de visiteurs. Le Japon semble vouloir retrouver sa dynamique d’avant la pandémie, où le nombre de visiteurs étrangers avait été multiplié par cinq entre 2012 et 2020. Le gouvernement a même un objectif ambitieux : atteindre 60 millions de touristes par an d’ici 2030. Oui, vous avez bien lu, un doublement en moins d’une décennie. Qui a dit que le Japon manquait d’ambition ?

Mais attention, cette quête de chiffres pourrait entraîner un phénomène de « surtourisme », surtout dans des lieux comme Kyoto, qui a déjà relevé sa taxe de séjour pour tenter de gérer l’afflux. Avec 124 millions d’habitants, le Japon reçoit encore moins de touristes que la France, qui, avec ses 68 millions d’habitants, a accueilli environ 100 millions de visiteurs en 2023 et 2024. Un petit rappel pour ceux qui pensent que le Japon est la nouvelle destination phare.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont frappantes : d’un côté, le Japon veut attirer toujours plus de touristes, de l’autre, il provoque des tensions qui éloignent ses plus gros contributeurs. C’est un peu comme vouloir remplir un seau avec un trou au fond. Le gouvernement semble ignorer que la politique étrangère peut avoir des répercussions directes sur l’économie locale. Qui aurait cru que parler de guerre pourrait nuire au tourisme ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : une chute des visiteurs chinois, qui représentent un quart du total des touristes étrangers. Cela pourrait affecter non seulement l’économie, mais aussi l’image du Japon à l’international. Les promesses de croissance touristique risquent de se heurter à la réalité des relations internationales tendues.

Lecture satirique

Le discours politique japonais semble déconnecté de la réalité. D’un côté, on parle d’un Japon accueillant, riche de sa culture et de ses paysages, de l’autre, on brandit la menace militaire comme une carte de visite. C’est un peu comme si un restaurant étoilé affichait un menu alléchant tout en menaçant ses clients de les expulser s’ils ne respectent pas les règles. Le Japon, terre de contrastes, où l’harmonie est parfois mise à mal par des discours belliqueux.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les discours nationalistes et militaristes prennent le pas sur l’ouverture et l’accueil. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont souvent utilisé la peur pour justifier des politiques qui nuisent à leur image à l’international. Le Japon, en jouant cette carte, risque de se retrouver dans le même bateau, à ramer contre le courant.

À quoi s’attendre

Si le Japon ne revoit pas sa stratégie, il pourrait bien voir son objectif de 60 millions de touristes devenir un mirage. Les tensions géopolitiques, couplées à une gestion du tourisme qui frôle l’absurde, pourraient transformer ce rêve en cauchemar. À moins que le gouvernement ne décide de privilégier la diplomatie sur les menaces militaires. Mais là, on rêve un peu, non ?

Sources

Source : www.lnc.nc

Le Japon a accueilli 42,7 millions de touristes en 2025, un nouveau record
Visuel — Source : www.lnc.nc
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