Le feuilleton judiciaire d’Ousmane Sonko : quand la Cour suprême devient le théâtre des absurdités politiques
Un mémoire de 16 pages pour relancer un procès qui n’en finit pas, et une présidentielle 2024 qui s’éloigne.
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INTRODUCTION : Dans un pays où les affaires judiciaires se transforment en véritables sagas, les conseils du Chef du gouvernement viennent de transmettre à la Cour suprême un mémoire de 16 pages. Ce document, destiné à obtenir la révision du procès en diffamation opposant Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang, prouve que l’affaire n’a pas encore trouvé son épilogue. Qui aurait cru que la justice pouvait être aussi divertissante ?
Ce qui se passe réellement
Les conseils du Chef du gouvernement ont transmis à la Cour suprême un mémoire de 16 pages. Ce, pour obtenir la révision du procès en diffamation qui opposait Ousmane Sonko à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang. C’est dire que l’affaire n’a pas connu son épilogue malgré l’arrêt rendu par la Cour d’appel le 8 mai 2023. Les avocats de Ousmane Sonko s’appuient sur l’article 92.4 de la loi organique sur la Cour suprême, lequel article autorise la révision – d’un procès – lorsqu’un fait nouveau se produit. Les robes noires estiment que le rapport de l’Ige constitue précisément la «pièce inconnue lors des débats», indique Les Échos dans son édition de ce jeudi 9 avril. Ousmane Sonko a été condamné à 6 mois de prison avec sursis lors de son procès en appel contre Mame Mbaye Niang pour diffamation. Une condamnation qui l’avait écarté, de facto, de la présidentielle de 2024.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est dérangeant, c’est que cette saga judiciaire semble plus être une pièce de théâtre qu’un véritable processus légal. La Cour d’appel a tranché, mais voilà que le Chef du gouvernement, en bon metteur en scène, décide de relancer le spectacle. Les avocats de Sonko, en invoquant un « fait nouveau », nous rappellent que dans le monde politique, la réalité est souvent plus étrange que la fiction.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : Ousmane Sonko, déjà écarté de la présidentielle de 2024, voit son avenir politique encore plus incertain. La révision du procès pourrait lui donner une chance de revenir sur le devant de la scène, mais à quel prix ? La justice devient-elle un outil au service des ambitions politiques ?
Lecture satirique
Ironie du sort : alors que la justice devrait être impartiale, elle semble se plier aux caprices des acteurs politiques. Les promesses de transparence et d’équité se heurtent à la réalité d’un système où les décisions sont souvent influencées par des intérêts personnels. Qui a dit que la politique était un monde de bisounours ?
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la justice est parfois utilisée comme un instrument de répression. À quand une pièce de théâtre sur la scène internationale où la justice serait réellement au service du peuple ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une intensification des tensions politiques au Sénégal. Les acteurs politiques semblent prêts à tout pour maintenir leur pouvoir, même si cela signifie manipuler le système judiciaire à leur avantage.


