Retirer le drapeau européen du fronton de « leur » mairie après les municipales : telle est la première décision, très symbolique, qu’ont prise plusieurs maires Rassemblement national (RN) juste après leur installation. Pour l’heure, il s’agit de Carla Muti à Canohès (Pyrénées-Orientales), Christophe Barthès à Carcassonne (Aude), Dany Paiva à Liévin (Pas-de-Calais), Anthony Garenaux-Glinkowski à Harnes (Pas-de-Calais) et Bryan Masson à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Ce dernier a publié une photo sur X agrémentée d’une « bonne semaine à tous », sur laquelle on voit la façade de la mairie, uniquement ornée d’une dizaine de drapeaux français.

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Longtemps partisan du “Frexit”, le Rassemblement national affiche toujours une grande défiance face à l’Union européenne. Le député Jean-Philippe Tanguy l’a rappelé lundi, dans un message sur X.

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Un porte-parole du RN, l’ex-LFI Andrea Kotarac, a publié un message similaire. Cette position est d’ailleurs souvent partagée avec des élus de La France insoumise – même si, pour l’heure, aucun des quelques maires LFI n’a joint le geste à la parole. Mais les maires ont-ils le droit de retirer ce drapeau ?

Le drapeau tricolore, un « usage républicain »

« Le drapeau tricolore français est le seul emblème obligatoire qu’il convient d’arborer sur les bâtiments et édifices publics », et encore, seulement « à l’occasion de cérémonies nationales », rappelle un guide protocolaire à l’usage des maires, publié par le ministère de l’Intérieur. Au quotidien, le pavoisement d’une mairie avec le drapeau français n’est même qu’un « usage » – sauf exception (deuil officiel, etc) : « L’usage républicain veut que le drapeau national orne de manière permanente la façade des bâtiments publics » – dont les mairies -, mais il « n’existe […] aucune obligation de pavoisement des mairies », insiste le ministère.

Dès lors, le drapeau étoilé bleu et jaune de l’Union européenne, souvent placé au côté du drapeau tricolore, est lui aussi tout à fait facultatif. Mais autorisé – au même titre que « celui de la région dont fait partie la commune ou la ville.

En revanche, une mairie doit respecter la « neutralité des services et bâtiments publics ». À ce titre, des villes se sont vues contraintes de retirer le drapeau de la Palestine (Malakoff et Saint-Denis, en 2025) comme d’Israël (Nice, la même année). Pour autant, des exceptions sont tolérées : en cas de visite d’un chef d’État étranger, le drapeau de son pays peut accompagner les couleurs françaises. De même, le drapeau ukrainien est accepté parce qu’il reflète la position officielle de la France face à la guerre menée par Vladimir Poutine.

Une loi adoptée en 2023, mais…

En 2023, l’Assemblée nationale avait adopté une loi en première lecture, rendant « obligatoire » le pavoisement des mairies des villes de plus de 1 500 habitants, avec drapeau français et drapeau européen – ainsi que la présence du portrait du président de la République en mairie, fréquent mais toujours facultatif, et la devise “Liberté, Égalité, Fraternité” en façade. Le texte, combattu par le RN et LFI, n’est, à ce jour, pas en vigueur.

Pour l’heure, le drapeau européen ne reste obligatoire qu’un seul jour par an au fronton des mairies : le 9 mai, journée de l’Europe. Restera à voir si les mairies RN qui l’ont retiré le réinstalleront ce jour-là…

Le Drapeau Européen : Une Victime Collatérale de la Déferlante RN

Retirer le drapeau européen des mairies, c’est le premier acte symbolique des nouveaux maires du Rassemblement national. Un geste qui en dit long sur leur vision de l’Europe.

Alors que l’Europe se débat dans des crises multiples, certains maires fraîchement élus du Rassemblement national (RN) ont décidé de faire un geste fort : retirer le drapeau européen du fronton de « leur » mairie. Carla Muti à Canohès, Christophe Barthès à Carcassonne, Dany Paiva à Liévin, Anthony Garenaux-Glinkowski à Harnes et Bryan Masson à Cagnes-sur-Mer, tous ont pris cette décision, comme pour marquer leur territoire. Une belle manière de dire « nous, on n’a pas besoin de l’Europe » tout en se drapant dans le drapeau tricolore.

Ce qui se passe réellement

Le député RN Jean-Philippe Tanguy a rappelé sur X que son parti a toujours eu une grande défiance envers l’Union européenne. En témoigne la photo postée par Bryan Masson, où la mairie de Cagnes-sur-Mer arbore fièrement une dizaine de drapeaux français, sans une étoile à l’horizon. Ce geste, bien que symbolique, soulève des questions sur la légitimité de ces décisions.

Pourquoi cela dérange

Le drapeau tricolore est, selon un guide protocolaire du ministère de l’Intérieur, le seul emblème obligatoire sur les bâtiments publics, mais seulement lors de cérémonies nationales. En revanche, le drapeau européen, souvent placé à côté, est facultatif. Ainsi, les maires RN ne font que jouer avec les règles du jeu, tout en affichant une posture nationaliste qui frôle l’absurde.

Ce que cela implique concrètement

La décision de retirer le drapeau européen ne se limite pas à un simple acte de défi. Elle reflète une vision politique qui rejette l’idée même de coopération européenne. Cela pourrait avoir des conséquences sur les subventions et les projets européens, dont ces mairies pourraient avoir besoin. Mais qui a besoin de fonds quand on peut brandir des drapeaux ?

Lecture satirique

Ironiquement, ces maires qui se disent défenseurs de la France semblent oublier que l’Union européenne a été créée pour éviter les guerres entre nations. En retirant le drapeau européen, ils ne font que renforcer l’idée que leur vision de la France est déconnectée de la réalité. Peut-être qu’un jour, ils réaliseront qu’on ne peut pas vivre en autarcie dans un monde globalisé.

Effet miroir international

Ce retour à un nationalisme exacerbé n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis ou en Russie, où les leaders utilisent des symboles nationaux pour diviser et contrôler. En France, le RN semble vouloir emprunter cette voie, en se coupant de l’Europe tout en brandissant le drapeau tricolore comme un étendard de leur idéologie.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une montée de l’isolement et du repli sur soi, avec des mairies qui se transforment en bastions de l’extrême droite. Reste à voir si ces maires réinstalleront le drapeau européen le 9 mai, journée de l’Europe, ou s’ils préfèreront le reléguer aux oubliettes.

Sources

Source : www.ledauphine.com

Désinfox. Un maire a-t-il le droit de retirer le drapeau européen de son hôtel de ville, comme le font des élus RN ?
Visuel — Source : www.ledauphine.com
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