Le décès de Daddy Bibson : un patriote engagé, vraiment ?

Le parti Rewmi pleure un artiste, mais qu’en est-il de son engagement réel ?

Le Sénégal vient de perdre un de ses artistes emblématiques, Cheikh Bounama Coly, plus connu sous le nom de Daddy Bibson. Le parti Rewmi, dans un élan de compassion, a exprimé sa peine face à cette perte. Mais derrière ces mots se cache une question : combien de fois ces hommages sont-ils sincères ?

Ce qui se passe réellement

Le parti Rewmi dit avoir appris avec une grande peine le décès de Cheikh Bounama Coly, plus connu sous le nom d’artiste de Daddy Bibson. « Le Président Idrissa Seck et le parti RÉEW MI rendent hommage à un patriote engagé et présentent leurs condoléances à sa famille, au mouvement HIP HOP sénégalais et au peuple sénégalais », lit-on dans un communiqué rendu public. « Nous prions qu’Allah lui accorde sa miséricorde et son pardon, et donne à sa famille la force de surmonter cette épreuve », conclut le texte.

Pourquoi cela dérange

Il est intéressant de noter que ces éloges viennent d’un parti qui, dans le passé, a souvent été critiqué pour son manque d’engagement réel envers les artistes et la culture. Les promesses de soutien au mouvement hip-hop se heurtent à une réalité où les artistes peinent à trouver des financements et des plateformes pour s’exprimer. Le contraste est saisissant : un hommage public, mais une absence de soutien tangible.

Ce que cela implique concrètement

Les condoléances du parti Rewmi sont une belle déclaration, mais elles ne remplacent pas l’action. La mort de Daddy Bibson soulève des questions sur la manière dont les artistes sont traités au Sénégal. Si le parti veut vraiment honorer sa mémoire, il devrait commencer par soutenir activement le mouvement hip-hop, plutôt que de se contenter de mots.

Lecture satirique

Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Le président Seck, en rendant hommage à un « patriote engagé », semble oublier que l’engagement ne se mesure pas qu’en mots, mais aussi en actes. Peut-être qu’un jour, les politiciens réaliseront que les artistes ne sont pas là pour servir de décor à leurs discours, mais pour porter la voix du peuple.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les discours creux des dirigeants qui, tout en pleurant des figures emblématiques, continuent de promouvoir des politiques qui étouffent la créativité. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les artistes sont souvent les premières victimes des dérives autoritaires, et le Sénégal ne fait pas exception.

À quoi s’attendre

Si le parti Rewmi ne change pas de cap, on peut s’attendre à ce que d’autres artistes se retrouvent dans la même situation que Daddy Bibson. Les promesses de soutien risquent de rester lettre morte, et le mouvement hip-hop continuera de se battre pour sa survie.

Sources

Source : senegal7.com

Visuel — Source : senegal7.com
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