L’Assemblée nationale : un cirque de la désinformation scientifique
Après un procès politique déguisé en enquête, l’Assemblée nationale a franchi un nouveau cap dans l’absurde en s’attaquant à l’audiovisuel public.
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Il semblerait que la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public ait décidé de se surpasser dans l’art de la caricature. Lors de l’audition du 26 mars, consacrée à l’information scientifique, les journalistes de France Télévisions et de Radio France ont été éreintés sans ménagement. Pendant deux heures, les vérités ont été tordues, les réputations mises à mal, le tout sous le couvert d’un discours solennel et… mensonger.
Ce qui se passe réellement
Seule invitée, Géraldine Woessner, journaliste à Le Point, a dressé un tableau cataclysmique du traitement de la science dans l’audiovisuel public. Elle a particulièrement ciblé l’émission « Sur le front » et son producteur, Hugo Clément, l’accusant de « propager de la désinformation ». Pour illustrer ses dires, elle a pris l’exemple d’un reportage sur un élevage de lapins, où l’éleveur évoquait l’usage d’antibiotiques. Woessner a rétorqué : « C’est faux, ils ne sont pas bourrés d’antibiotiques : l’usage d’antibiotiques est interdit en élevage ». Mais alors, pourquoi les autorités dressent-elles des « bilans très précis annuels » sur l’antibiorésistance ? Un mystère qui semble échapper à notre journaliste.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences s’accumulent. Woessner affirme que « la législation française est très bien faite », mais comment expliquer qu’un animal traité ne puisse jamais être commercialisé, tout en ayant des bilans d’antibiotiques ? Une affirmation extravagante qui laisse perplexe. De plus, elle critique Radio France pour avoir interrogé une toxicologue dont l’avis serait « parfaitement minoritaire dans la communauté scientifique ». Un bel exemple de la manière dont certains veulent réduire le débat scientifique à une seule voix.
Ce que cela implique concrètement
Cette attaque frontale contre l’audiovisuel public soulève des questions sur la liberté d’information. Si les journalistes sont muselés par des accusations infondées, qu’en est-il de la vérité scientifique ? La désinformation devient alors la norme, et les citoyens sont laissés dans l’ignorance.
Lecture satirique
Il est ironique de voir une commission parlementaire, censée défendre la vérité, se transformer en tribunal de l’absurde. Les promesses de transparence et de rigueur scientifique semblent s’évaporer dans un discours déconnecté de la réalité. Pendant ce temps, les vérités scientifiques sont mises à mal, comme si l’on voulait faire croire que la science est une question de point de vue.
Effet miroir international
Cette dérive rappelle les discours autoritaires à l’étranger, où la vérité est souvent sacrifiée sur l’autel de l’idéologie. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la manipulation de l’information est devenue un outil de contrôle. L’Assemblée nationale semble vouloir emprunter ce chemin dangereux, où la science est mise au service d’un récit politique.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une érosion progressive de la confiance dans les médias et la science. Les conséquences pourraient être désastreuses pour la démocratie et la société dans son ensemble.




