Le Centre National d’Études Spatiales (CNES) conserve et valorise un riche héritage audiovisuel lié à l’exploration spatiale française grâce à ses photothèque et vidéothèque. Ces deux ressources, établies pour préserver et rendre accessible la mémoire du spatial, offrent une plongée dans l’univers des missions et innovations développées par la France depuis des décennies.

Ce qui s’est passé

La photothèque du CNES, créée en 1984, comporte aujourd’hui un fonds impressionnant de 97 000 images, dont 84 000 en haute définition. Gérée par Orianne Arnould et Ambre Bonnefoi, documentalistes iconographes, elle a été mise en place pour documenter les activités spatiales de l’agence depuis sa création. En plus des œuvres de l’équipe interne, des contributions provenant d’organisations telles que la NASA et l’ESA prennent place dans cette collection, ce qui en fait un outil précieux pour les professionnels et le grand public. Un site web dédié permet d’explorer ce fonds visuel, accessible non seulement aux employés du CNES mais aussi aux médias, institutions et passionnés d’espace.
La mission de la vidéothèque
Responsable de la vidéothèque, Stéphanie Michelot-Luquet explique que cet espace agit à la fois comme un centre de ressources audiovisuelles et un lieu de conservation. L’objectif est d’assurer une préservation durable des documents tout en facilitant leur accès. La vidéothèque, qui s’adressait initialement aux professionnels, a progressivement été ouverte au grand public pour offrir une multitude de films relatant les divers projets et réalisations du CNES.
Les types de contenus disponibles
Les utilisateurs peuvent y retrouver une large gamme de contenus, incluant des vidéos techniques sur les satellites et lanceurs, ainsi que des reportages sur les événements liés à l’agence. La variété des médias reflète non seulement les projets actuels mais aussi des moments historiques marquants, comme l’intégration des premiers satellites Castor et Pollux au Centre spatial guyanais en 1975. Les supports audiovisuels sont minutieusement sélectionnés pour leur qualité et leur pertinence, garantissant ainsi une richesse de contenu qui est constamment mise à jour.
Des ressources éducatives à portée de main
Stéphanie Michelot-Luquet met également en lumière l’importance de ces ressources pour le monde éducatif. Qu’il s’agisse d’enseignants d’écoles ou d’universités, tous peuvent utiliser ces vidéos pour enrichir leurs cours. De plus, les réalisateurs de documentaires et les étudiants y trouvent une source précieuse d’illustrations pour leurs projets. Pour permettre à chacun d’en profiter, des dossiers thématiques regroupent des productions significatives.
Préservation et accessibilité du patrimoine audiovisuel
Alors que la majorité des contenus sont désormais au format numérique, les anciens documents tels que diapositives et cassettes ont été en grande partie numérisés. Cela permet à un plus large public d’accéder à l’histoire du spatial français. Selon Stéphanie Michelot-Luquet, « ce qui n’est pas nommé n’existe pas », illustrant l’importance de la documentation pour la visibilité de ces réalisations. Grâce à des outils de recherche efficaces, chaque contenu audiovisuel est identifié et facilement retrouvable, ce qui préserve la mémoire collective du CNES.
À l’avenir
Les engagés du CNES restent déterminés à compléter et à enrichir ces collections. La mission est claire : accroître l’accessibilité de cette mémoire audiovisuelle tout en continuant de la valoriser dans un contexte éducatif et culturel. À travers des mises à jour régulières et une ouverture continue au public, le CNES s’affirme comme un acteur clé de la mémoire spatiale, à la fois pour les professionnels et les amateurs. Cette démarche contribue non seulement à l’héritage français mais aussi à la culture scientifique globale.
Source : Actualités et évènements (cnes.fr)
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