Le Caire : Quand l’Afrique rêve de gouvernance migratoire… tout en fermant les yeux

Les pays africains se réunissent pour discuter de la gouvernance des migrations, mais les promesses semblent aussi solides qu’un mirage dans le désert.

Ce mercredi, au Caire, s’est tenue une réunion ministérielle des pays africains, tous leaders dans la mise en œuvre des objectifs du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Le Maroc, en bonne place, a envoyé une délégation, dont l’ambassadeur en Égypte, Mohamed Aït Ouali. Mais, entre promesses et réalités, la question demeure : qui gouverne vraiment les migrations en Afrique ?

Ce qui se passe réellement

Les travaux de cette réunion, organisée en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), visent à préparer le deuxième Forum international d’examen des migrations prévu à New York. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a souligné que l’Afrique a une « véritable opportunité » de définir l’avenir de la gouvernance mondiale des migrations. Il a insisté sur le fait que les pays participants ont une « responsabilité collective » pour mettre en œuvre les objectifs du Pacte, tout en naviguant dans un contexte international de polarisation croissante.

Amy Pope, directrice générale de l’OIM, a ajouté que la voix de l’Afrique est essentielle dans cette gouvernance. Les chefs de délégation ont partagé leurs visions sur la gestion des migrations, et les participants devraient adopter une déclaration ministérielle conjointe à l’issue de leurs travaux.

Pourquoi cela dérange

Malgré ces belles paroles, la réalité sur le terrain est souvent bien différente. Les pays africains, tout en prônant une coopération internationale, sont souvent en proie à des politiques migratoires restrictives. Comment peut-on parler de responsabilité collective quand certains pays ferment leurs frontières aux migrants, tout en se présentant comme des champions de la gouvernance migratoire ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette réunion pourraient être significatives, mais elles dépendent de la volonté réelle des États de mettre en œuvre des politiques inclusives. Si les promesses ne se traduisent pas par des actions concrètes, les migrants continueront de faire face à des situations précaires, souvent exacerbées par des politiques locales inefficaces.

Lecture satirique

Ah, l’ironie ! Les pays africains se réunissent pour discuter de la gouvernance des migrations, tout en sachant que leurs propres politiques sont souvent en contradiction avec leurs discours. C’est un peu comme si l’on invitait un chef de cuisine à un concours de pâtisserie, alors qu’il ne sait même pas casser un œuf. Les promesses de coopération internationale sont aussi crédibles que les promesses d’un politicien en campagne électorale.

Effet miroir international

Et pendant ce temps, que se passe-t-il ailleurs ? Les États-Unis et la Russie, avec leurs politiques migratoires souvent autoritaires, semblent donner le ton. L’Afrique, en cherchant à s’affirmer sur la scène mondiale, doit se méfier de ne pas reproduire les erreurs de ceux qui prônent la fermeture des frontières tout en se vantant de leur humanité.

À quoi s’attendre

Si cette réunion aboutit à une déclaration conjointe, il faudra voir si les engagements se traduiront par des actions concrètes. Les tendances actuelles laissent présager que les promesses resteront, pour la plupart, des mots sur du papier. Les migrants continueront d’être les grands oubliés de ces discours.

Sources

Source : www.lereporter.ma

Visuel — Source : www.lereporter.ma
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