L’Austérité : La Nouvelle Mode au Sénégal et au-delà
La politique d’austérité s’installe en Afrique de l’Ouest, laissant les plus vulnérables sur le carreau. Qui a dit que les dirigeants ne savaient pas faire des économies ?
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« Ça sent l’austérité », soupire WalfQuotidien à Dakar. Le président et son Premier ministre, en véritables chefs d’orchestre de la rigueur, préparent les Sénégalais à un serrage de ceinture. En réponse aux chocs économiques dus à la guerre au Moyen-Orient, ils annoncent une politique d’austérité. Mais qui aurait cru que la solution à la crise serait de faire payer les plus pauvres ?
Ce qui se passe réellement
Les perspectives économiques ne sont pas rassurantes. L’augmentation du prix de l’essence n’est qu’un début. L’acheminement des engrais, dont un tiers transite par le détroit d’Ormuz, est perturbé, et les prix des denrées alimentaires s’envolent. Les plus vulnérables, qui consacrent 36 % de leur budget à l’alimentation, sont les premières victimes de cette tempête économique. Afrik.com souligne que le gouvernement cherche à réduire les dépenses publiques, avec le Premier ministre Ousmane Sonko qui suspend les voyages non essentiels des ministres. Une belle manière de montrer l’exemple, n’est-ce pas ?
Crise multidimensionnelle
Au Mali, la situation est tout aussi préoccupante. Le Pélican prévient que les Maliens doivent s’attendre à une hausse des tarifs des transports, ce qui impactera inévitablement le prix des denrées alimentaires. Bienvenue dans le monde des renchérissements ! Les Maliens, déjà paupérisés, devront encore plus mettre la main à la poche pour se nourrir. Le gouvernement doit agir en urgence, sinon une fronde populaire pourrait bien éclater. Mais qui a dit que les dirigeants avaient peur des mécontentements populaires ?
Trop grande dépendance…
De l’autre côté du continent, l’Éthiopie fait face à une crise similaire. Dépendante des pays du Golfe pour son pétrole, elle voit le prix du gasoil grimper de 26 % et celui de l’essence de 10 %. Les stations-service sont à sec, et les autorités, dans un élan de générosité, annoncent que certains véhicules, comme ceux transportant des biens de première nécessité, seront prioritaires. Une belle manière de dire aux citoyens : « Désolé, mais vous devrez attendre ! »
« Agir collectivement ! »
Comment faire face à cette crise ? Claver Gatete, économiste rwandais, propose une coordination au niveau de l’Union africaine. Agir collectivement serait plus efficace et moins coûteux. Mais qui a dit que les dirigeants africains avaient envie de collaborer ? Après tout, chacun pour soi, n’est-ce pas ?
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes. Les gouvernements, qui prêchent l’austérité, semblent ignorer que les plus pauvres sont ceux qui souffrent le plus. Les promesses de soutien aux plus vulnérables se heurtent à la réalité d’une politique qui favorise les riches et laisse les autres sur le bord de la route.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont immédiates : augmentation des prix, paupérisation des classes populaires, et un risque accru de troubles sociaux. Les gouvernements, au lieu de protéger les plus faibles, choisissent de serrer la vis. Une stratégie qui pourrait bien se retourner contre eux.
Lecture satirique
Ironiquement, ces dirigeants qui prônent l’austérité semblent ignorer qu’ils ne sont pas en train de résoudre les problèmes, mais de les aggraver. Les discours politiques sont déconnectés de la réalité, et les promesses de soutien se transforment en mots creux. La réalité est que les plus pauvres paient le prix fort de cette politique.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, on constate que cette tendance à l’austérité n’est pas unique à l’Afrique. Des pays comme les États-Unis et la Russie montrent également des signes de dérives autoritaires, où les plus vulnérables sont souvent les plus touchés par des politiques économiques défaillantes. Un triste parallèle qui souligne l’absurdité de la situation.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pouvons nous attendre à une aggravation des crises économiques. Les gouvernements devront faire face à des mécontentements croissants, et la question demeure : jusqu’où iront-ils avant de réaliser que l’austérité ne fait qu’aggraver les problèmes ?



