L’angoisse à l’ère des nouvelles : Quand l’info devient un poison

Guerres, attentats, crises : l’angoisse s’invite dans nos foyers, et la solution des experts ? Éteindre la télé.

Dans un monde où les nouvelles sont aussi sombres qu’un film d’horreur, il est presque surprenant que l’on ne nous ait pas encore conseillé de vivre dans une grotte. Jenny, une jeune femme de Haguenau, a pris les devants : elle n’a pas regardé les informations depuis dix ans. Résultat ? Elle se sent « bien mieux ». Qui aurait cru que l’ignorance pouvait être une forme de bonheur ?

Ce qui se passe réellement

Les psychologues, comme Marie-Prune Baudin, constatent une hausse alarmante des symptômes d’anxiété, surtout chez les enfants. Ces derniers, exposés à des bribes d’actualités, sont laissés dans l’angoisse, ne comprenant que des mots isolés comme « guerre ». Et pendant ce temps, les parents, eux aussi anxieux, ne font qu’aggraver la situation. Qui a dit que la parentalité était un long fleuve tranquille ?

Le Dr Adrien Gras, psychiatre à Strasbourg, souligne que l’anxiété se manifeste physiquement : maux de ventre, tremblements, cauchemars… Un vrai festival de symptômes qui ferait pâlir d’envie n’importe quel scénariste de thriller. Les guerres en Ukraine et à Gaza sont les plus citées en consultation, alimentées par des images « violentes ou angoissantes » qui défilent sur nos écrans. Mais attention, ces images ne sont pas que des pixels : elles sont des déclencheurs pour ceux qui souffrent déjà de stress post-traumatique.

Les à-coups normaux de la vie, comme les ruptures ou les décès, sont ressentis de manière plus déstabilisante.

Marie-Prune Baudin, psychologue

Pourquoi cela dérange

Ce qui est fascinant, c’est que malgré cette montée de l’anxiété, les psychiatres insistent sur le fait que le contexte géopolitique n’est pas la cause des troubles. Non, non, non ! Nos patients, ces pauvres âmes, attribuent à l’extérieur des problèmes qui sont en réalité liés à leur propre maladie. C’est un peu comme si on blâmait la météo pour notre mauvais caractère.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des gens qui évitent les foules, qui ne sortent plus de chez eux, et qui, au lieu de se rassembler, se replient sur eux-mêmes. La fermeture à l’autre devient le nouveau mantra de notre époque. Qui aurait cru que le monde moderne nous pousserait à devenir des ermites ?

Lecture satirique

Les discours politiques, eux, sont déconnectés de cette réalité. Pendant que les experts recommandent de s’éloigner des sources d’angoisse, nos dirigeants continuent de bombarder les écrans avec des nouvelles alarmantes. Promesses de paix et de sécurité ? On repassera. Le décalage entre la promesse d’un monde meilleur et la réalité d’un monde en crise est aussi grand qu’un océan.

Effet miroir international

Et que dire des politiques autoritaires à l’étranger ? Pendant que nous nous débattons avec notre anxiété, des pays comme la Russie et les États-Unis nous montrent à quel point la manipulation de l’information peut être un outil de contrôle. Ironiquement, ces régimes semblent avoir compris que la peur est un excellent moyen de maintenir le pouvoir. Qui a besoin de démocratie quand on peut gouverner par la terreur ?

À quoi s’attendre

Les projections sont inquiétantes : si nous continuons à consommer des nouvelles comme des bonbons, nous risquons de voir notre santé mentale se dégrader. Peut-être que la solution est de revenir à l’écrit, où les mots ont moins de poids que les images. Mais qui a encore le temps de lire quand les notifications affluent ?

Sources

Source : france3-regions.franceinfo.fr

Visuel — Source : france3-regions.franceinfo.fr

Alors, la prochaine fois que vous vous sentez submergé par les nouvelles, rappelez-vous : l’ignorance peut parfois être un véritable bonheur. Mais attention, ne le dites pas trop fort, on risquerait de vous traiter de désinformé.

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