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En Afrique du Sud, le parti de l’Alliance Démocratique (DA) tient son grand congrès, ce week-end, afin de renouveler son équipe dirigeante. Près de 2 000 représentants de la formation libérale de centre-droit sont venus de tout le pays pour voter. La DA a pris un tournant depuis qu’elle a rejoint en 2025, le gouvernement d’unité nationale, aux côtés de l’ANC qui a perdu sa majorité absolue.
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Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès
La foule toute habillée de bleu rêve de voir son parti prendre la tête du pays lors des prochaines élections générales de 2029. Mais la DA devra pour cela parvenir à élargir sa base, au-delà de son électorat blanc et métisse traditionnel.
Helen Zille, qui quitte son siège de présidente du conseil fédéral, défend, pour sa part, une approche indifférente à la couleur de peau : « Nous nous identifions comme la communauté bleue. Ni noire, ni blanche, ni brune, mais bien bleue. Nous devons résister face à l’attrait pour la politique basée sur l’origine raciale, que ce soit du côté de l’extrême droite, ou de la gauche « woke ». »
Helen Zille est elle-même candidate pour la mairie de Johannesburg, alors que les élections locales doivent être organisées d’ici février 2027. Elle a fait récemment parler d’elle pour s’être baignée dans un énorme nid de poule, rapidement comblé par le leader ANC de la municipalité.
La DA cherche donc à s’étendre au-delà de son bastion de la ville du Cap, en s’appuyant notamment sur ses réalisations au sein du gouvernement de coalition.
Son dirigeant sortant, le ministre de l’Agriculture John Steenhuisen : « Nous ne sommes plus un simple parti régional, ni une éternelle formation d’opposition. Nous sommes une force nationale capable de réformes. Un parti de gouvernement qui est déjà au travail pour améliorer l’état de l’Afrique du Sud ! » C’est l’actuel maire du Cap de 39 ans, Geordin Hill-Lewis, qui est le candidat favori pour le remplacer, alors que le scrutin interne se déroule ce dimanche.
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L’Alliance Démocratique : Du bleu au flou, un congrès en quête d’identité
L’Alliance Démocratique (DA) se réunit ce week-end pour renouveler son équipe dirigeante, mais la question demeure : qui sont-ils vraiment, à part une communauté « bleue » en quête de reconnaissance ?
Ce week-end, près de 2 000 représentants de l’Alliance Démocratique (DA) se sont rassemblés en Afrique du Sud pour un congrès qui promet d’être aussi coloré que leurs costumes. En effet, la DA, qui a récemment rejoint un gouvernement d’unité nationale avec l’ANC, semble vouloir élargir sa base au-delà de son électorat traditionnel, principalement blanc et métisse. Mais peut-on vraiment parler d’un « élargissement » quand on se drape dans une couleur qui, selon eux, transcende les origines raciales ?
Ce qui se passe réellement
Lors de ce congrès, Helen Zille, présidente sortante, a défendu une approche indifférente à la couleur de peau, déclarant : « Nous nous identifions comme la communauté bleue. Ni noire, ni blanche, ni brune, mais bien bleue. » Une belle manière de masquer les réalités raciales du pays, n’est-ce pas ? Pendant ce temps, elle se prépare à briguer la mairie de Johannesburg, après avoir récemment fait le buzz en se baignant dans un nid de poule. Un symbole fort de l’engagement de la DA pour les infrastructures, sans aucun doute.
John Steenhuisen, le ministre de l’Agriculture et dirigeant sortant, a quant à lui clamé : « Nous ne sommes plus un simple parti régional, ni une éternelle formation d’opposition. » Ah, la belle promesse de devenir une « force nationale capable de réformes » ! Mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
La DA semble vouloir ignorer les réalités socio-économiques du pays. En se présentant comme une alternative « bleue » à la politique raciale, ils évitent de s’attaquer aux véritables problèmes qui touchent la majorité des Sud-Africains. Cette stratégie pourrait bien se retourner contre eux, car les électeurs ne sont pas dupes.
Ce que cela implique concrètement
Si la DA souhaite réellement élargir sa base, elle devra faire face à des défis colossaux. Les promesses de réformes risquent de rester lettre morte si elles ne sont pas accompagnées d’une véritable prise en compte des inégalités raciales et économiques. En attendant, les électeurs pourraient bien se tourner vers d’autres alternatives, plus authentiques.
Lecture satirique
Ironiquement, la DA se présente comme un parti de gouvernement tout en continuant à se définir par des couleurs. Peut-on vraiment espérer des réformes significatives d’un parti qui préfère se cacher derrière une « communauté bleue » plutôt que de s’attaquer aux véritables enjeux ? La contradiction est flagrante, et les promesses de changement semblent aussi creuses qu’un nid de poule.
Effet miroir international
En observant la DA, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les discours sur l’unité et l’égalité cachent souvent des agendas bien plus sombres. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également vu des leaders se draper dans des discours d’unité tout en exacerbant les divisions.
À quoi s’attendre
Si la DA ne parvient pas à se réinventer et à s’attaquer aux véritables problèmes du pays, elle risque de rester un parti de niche, cantonné à son électorat traditionnel. Les élections générales de 2029 pourraient bien être un tournant décisif pour eux, mais à quel prix ?
Sources


