
Table Of Content
- « Les charges moins importantes à l’étranger »
- Un prochain rendez-vous à l’Assemblée nationale ?
- Ce qui se passe réellement
- « Les charges moins importantes à l’étranger »
- Un prochain rendez-vous à l’Assemblée nationale ?
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Ce vendredi, les producteurs de lait d’Occitanie ont présenté leurs problématiques aux députés Rousset et Ramos. Ce dernier venait du Loiret.
Dans le Loiret, ce sont plutôt les vaches qui produisent le lait pour le fromage. En Aveyron, mais plus globalement en Occitanie, les brebis sont reines. C’est la région de France où l’on produit le plus de lait de brebis. Et ces dernières années, les producteurs se heurtent à plusieurs problématiques dont le respect de la loi Egalim. « Le principal sujet », de l’aveu de tous.
Ce vendredi, Jean-François Rousset, ambassadeur de la brebis aveyronnaise dans les travées de l’Assemblée nationale a convaincu Richard Ramos, député du Loiret, de rencontrer les producteurs de la jeune association Occitanie brebis laitières. Pour cet échange l’association a choisi La Cavalerie et le Gaec du Frayssinel. « On avait besoin de mettre la lumière sur nos problématiques du quotidien et sur le fait qu’aujourd’hui il y a un manque clair sur la rémunération des producteurs de lait de brebis, développe Sébastien Tressols, producteur pour Le Petit Basque à Cordes-sur-Ciel dans le Tarn. C’est problématique parce que c’est le produit principal que l’on vend. »
« Les charges moins importantes à l’étranger »
Les Français souffrent aussi de la concurrence étrangère où le lait est également mieux valorisé. « Les charges sont moins élevées à l’étranger et ils peuvent mieux valoriser le prix du lait, que ce soit en Espagne ou en Grèce. »
Mais c’est bien la loi Egalim qui a été au cœur des débats entre les producteurs venus de toute la région et les élus. « Nous, en brebis laitière, on ne peut pas la faire appliquer, décrit Alain Girard, producteur à Durenque. Donc aujourd’hui on demande des solutions pour la faire appliquer. »
Richard Ramos en convient : « Le monde de la brebis est très peu connu des députés, c’était l’occasion d’une première rencontre. C’est vrai que la loi Egalim est utile, mais elle ne va pas assez loin. » En effet, cette journée était une première prise de contact au cours de laquelle le Loirétain accompagné de l’Aveyronnais a visité des exploitations dans lesquelles le lait va directement à Roquefort. « Mais les problématiques, que l’on produise pour Roquefort ou autre, sont les mêmes, reprend Sébastien Tressol. On souffre également d’un manque de transparence avec les industriels et les GMS (Grandes et moyennes surfaces, NDLR). On ne sait rien d’eux alors qu’on nous demande beaucoup de transparence. C’est compliqué de négocier avec quelqu’un quand on ne connaît rien de lui. »
Un prochain rendez-vous à l’Assemblée nationale ?
Ces problématiques seront donc remontées à l’Assemblée nationale pour que les députés proposent des amendements et/ou des textes de loi pour aider les producteurs de lait français. « On proposera de rencontrer les agriculteurs, les transformateurs et les industriels, annonce Richard Ramos. Le travail démarre du terrain pour qu’on comprenne comment les aider. Aujourd’hui on a vu des hommes et des femmes qui aiment leur métier. » « Le travail que l’on entame dans ce bassin servira aux autres, c’est le début d’une histoire qui mérite d’être construite », complète Jean-François Rousset. À l’issue des échanges entre les élus, les producteurs et Juliette Beregi, la sous-préfète de Millau également présente à la table dans la matinée, « on a l’impression que l’on n’a pas parlé dans le vide et qu’on a vraiment été écouté », se satisfait Alain Girard. Un travail que le député Rousset veut « transpartisan », comme cela l’avait été pour le Nutri-Score pour les AOP. « Quand je suis monté au créneau, pour porter cet amendement, j’ai dû discuter avec des députés d’autres groupes. » Une victoire obtenue qui inspire désormais son travail pour aider les producteurs de lait dans leur quête de reconnaissance.
Lait de brebis : Quand les députés découvrent la réalité du terrain
Ce vendredi, les producteurs de lait d’Occitanie ont exposé leurs difficultés aux députés Rousset et Ramos, révélant un décalage saisissant entre promesses politiques et réalité du terrain.
Dans un monde où les brebis aveyronnaises tentent de se faire entendre, les députés semblent avoir enfin décidé de sortir de leur tour d’ivoire. Ce vendredi, Jean-François Rousset, ambassadeur de la brebis, a réussi à convaincre Richard Ramos, député du Loiret, de rencontrer les producteurs de lait de la région. Une rencontre qui, selon les producteurs, était aussi nécessaire qu’un bon fromage sur une tartine. Mais que s’est-il réellement passé ?
Ce qui se passe réellement
Dans le Loiret, les vaches sont reines, mais en Aveyron et plus largement en Occitanie, ce sont les brebis qui dominent. C’est ici que l’on produit le plus de lait de brebis en France. Pourtant, les producteurs se heurtent à des problématiques majeures, notamment le respect de la loi Egalim, qui, selon eux, est plus un vœu pieux qu’une réalité tangible. Sébastien Tressols, producteur pour Le Petit Basque, a mis le doigt sur un problème crucial : la rémunération des producteurs de lait de brebis est clairement insuffisante.
« Les charges moins importantes à l’étranger »
Les producteurs français ne sont pas seulement en concurrence avec leurs compatriotes, mais aussi avec des pays comme l’Espagne et la Grèce, où les charges sont moins élevées et le lait mieux valorisé. Alain Girard, producteur à Durenque, a souligné que la loi Egalim, bien qu’utile, ne va pas assez loin pour protéger les producteurs. Un constat qui fait écho à la réalité de nombreux secteurs, où les promesses politiques se heurtent à la dureté du marché.
Un prochain rendez-vous à l’Assemblée nationale ?
Les députés ont promis de remonter ces problématiques à l’Assemblée nationale pour proposer des amendements. Richard Ramos a même évoqué des rencontres avec les agriculteurs et les industriels. Mais qui peut encore croire à ces promesses ? Après tout, ces discussions ressemblent souvent à un ballet de mots creux, sans véritable engagement. Alain Girard a exprimé un sentiment partagé : « On a l’impression que l’on n’a pas parlé dans le vide et qu’on a vraiment été écouté. » Mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
Ce décalage entre les discours politiques et la réalité du terrain est frappant. Les députés, en visite dans un monde qu’ils semblent à peine connaître, découvrent des problématiques qu’ils auraient dû anticiper. La loi Egalim, censée protéger les producteurs, est en réalité un mirage, et les promesses d’aide ne sont que des mots vides. Pendant ce temps, les producteurs continuent de lutter pour leur survie, tandis que les industriels et les grandes surfaces semblent tirer les ficelles en toute impunité.
Ce que cela implique concrètement
La situation actuelle des producteurs de lait de brebis en Occitanie est un microcosme des défis auxquels sont confrontés de nombreux secteurs en France. Le manque de transparence avec les industriels et les GMS complique encore la situation. Les producteurs se retrouvent dans une position vulnérable, où ils doivent se battre non seulement pour leur rémunération, mais aussi pour la reconnaissance de leur travail.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir des députés, qui passent leur temps à débattre de sujets éloignés de la réalité quotidienne, se rendre compte que le monde de la brebis existe réellement. Leur découverte tardive des difficultés rencontrées par les producteurs de lait est un exemple parfait de l’écart entre les promesses politiques et la réalité. Comme si la loi Egalim était un simple slogan, un mot à la mode, sans véritable application sur le terrain.
Effet miroir international
Si l’on devait établir un parallèle, on pourrait dire que la situation des producteurs de lait en France n’est pas si différente de celle des agriculteurs en d’autres pays, où les politiques autoritaires et les discours déconnectés du réel continuent de faire des ravages. Les promesses de soutien se heurtent souvent à une réalité bien plus sombre, où les petits producteurs sont laissés pour compte au profit des grandes entreprises.
À quoi s’attendre
Les promesses des députés pourraient bien rester lettre morte, comme tant d’autres avant elles. Les producteurs de lait de brebis d’Occitanie doivent se préparer à un long combat pour obtenir la reconnaissance et le soutien dont ils ont besoin. La route est semée d’embûches, et il est peu probable que les choses changent rapidement.




