L’aéroport de Beyrouth : un havre de paix au milieu des bombes ?

Alors que les bombes israéliennes menacent le Liban, l’aéroport de Beyrouth continue de fonctionner, grâce à des promesses de sécurité… américaines.

Dans un monde où la logique semble souvent faire défaut, l’aéroport international Rafik Hariri de Beyrouth se présente comme un exemple frappant de l’absurde. En effet, alors que les tensions entre Israël et le Hezbollah s’intensifient, l’aéroport, sous la protection des États-Unis, continue d’accueillir des vols. Mais qui a dit que la sécurité était un concept absolu ?

Ce qui se passe réellement

Ces informations proviennent « principalement de l’ambassade des États-Unis » et sont transmises aux autorités libanaises « afin de garantir la sécurité de l’aéroport et de la principale route » y menant, ajoute Mohammed Aziz, ancien pilote et ancien conseiller de la MEA. Jeudi soir, il a de nouveau reçu la garantie que l’aéroport serait épargné par les bombes, après un avertissement israélien concernant le quartier populaire jouxtant les pistes. Un avion de la MEA a atterri jeudi aux alentours de 19 heures malgré cet avertissement. L’armée israélienne n’a pas mis sa menace à exécution samedi. Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles aux frappes israélo-américaines.

Passagers en attente ce 10 avril à l’aéroport Rafik Hariri.

ANWAR AMRO / AFP

Pourquoi cela dérange

La situation est d’une ironie mordante. D’un côté, les autorités libanaises, soutenues par des promesses américaines, assurent que tout est sous contrôle. De l’autre, la réalité est que l’aéroport fonctionne à 40 % de sa capacité normale, avec des compagnies aériennes étrangères qui suspendent leurs vols. La MEA, seule à maintenir quelques liaisons, semble jouer à un jeu dangereux où la sécurité est un simple slogan.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont palpables. Les passagers, comme Mohammed Assaad, un Australien d’origine libanaise, attendent leur vol vers le Caire, sans se soucier des bombardements à proximité. « J’espère juste que mon vol ne sera pas annulé, c’est tout ce qui me préoccupe », déclare-t-il, ignorant le contexte explosif qui l’entoure. Ce mélange de désespoir et d’indifférence est révélateur d’une société habituée à vivre dans l’incertitude.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les discours politiques se heurtent à la réalité. Les promesses de sécurité se transforment en une farce tragique, où les États-Unis jouent les intermédiaires pour éviter que les avions ne se heurtent aux bombardements israéliens. « Les Israéliens savent où sont nos avions », assure un pilote de la MEA, comme si cela suffisait à garantir la sécurité. La logique est implacable : tant que les transpondeurs sont allumés, tout va bien, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

Ce scénario rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Les promesses de sécurité et de stabilité, souvent brandies par des gouvernements en difficulté, se révèlent être des illusions. Les États-Unis, avec leur soutien inconditionnel à Israël, semblent jouer un rôle similaire à celui d’un pompier pyromane, attisant les tensions tout en prétendant éteindre le feu.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que cette situation ne fera qu’empirer. Les tensions régionales, exacerbées par des politiques étrangères imprévisibles, pourraient transformer l’aéroport de Beyrouth en un symbole de l’absurde, où la sécurité est un concept aussi volatile que la paix dans la région.

Sources

Source : www.sudouest.fr

Guerre au Moyen-Orient : au Liban, l’aéroport international maintient ses activités malgré les bombardements
Visuel — Source : www.sudouest.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire