2026 sera marquée par la sortie d’un coffret avec 55 titres, intitulé « 30 ans avec vous » pour Jérôme et Emily Ortet, un couple de musiciens talentueux installés à Morteaux-Couliboeuf, près de Falaise (Calvados) qui ne pouvait que se rencontrer…

L’accordéon, un instrument de famille

Jérôme Ortet : « Mon père était accordéoniste. J’ai commencé l’accordéon à 9 ans et demi. Mon oncle, Patrick Ortet, était prof de musique à Sées ; j’ai passé 18 mois avec lui en pratiquant sans arrêt, avant de reprendre avec Mme Laigre, à Argentan et, à 17 ans, j’ai reçu un prix d’excellence de l’Accordéon Club de France. »

Ensuite, ça s’est enchaîné ; 2 ans de cours avec Henry Lemarchand ; puis, à 19 ans, j’intègre le conservatoire du XIIe arrondissement à Paris avec Max Bonney. Je reçois le prix Joe Rossi en 1996, par Marcel Azzola… C’est l’année de ma rencontre avec Emily. »

Jérôme Ortet

Orgue, piano et histoire de la musique

Emily Ortet : « A 8 ans et demi, je découvre le clavier avec des cours d’orgue électronique à La clé de Sol, à Flers. Ce sont des amis de mes parents, habitués à aller au bal, qui m’avaient proposé de venir jouer un peu de musique pour leur anniversaire. Et c’est le bouche à oreille qui m’a fait poursuivre. Un prix d’excellence en orgue à 11 ans et demi et, à 15 ans, le piano. À 18 ans, je rentre au conservatoire. J’y obtiendrais un prix en histoire de la musique. Et je rencontre Jérôme. »

Un jour, un coup de fil…

Jérôme avait pris l’habitude de jouer le week-end dans un petit groupe, Modesty. Il m’avait téléphoné pour rejoindre la formation musicale. Le groupe s’est divisé et on s’est retrouvés tous les deux. On a recréé un groupe, OJO (Orchestre Jérôme Ortet), mais, le plus souvent, c’était une formule à deux… Aujourd’hui on propose même des séjours dansants et participons, en tant que musiciens à des croisières dansantes… »

Emily Ortet

Faire danser les gens…

Très rapidement, la passion de faire danser les gens a marqué le groupe.

« En 2014, nous avons été contactés pour faire partie d’une émission, 1, 2, 3, musette, diffusée sur une trentaine de chaînes, mais, rapidement, on nous a poussés à composer, alors qu’avant, on ne s’y autorisait pas. On arrive aujourd’hui à 70 titres, dont une trentaine présente sur le dernier coffret, 30 ans avec vous. »

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

L’accordéon : un instrument de résistance face à l’extrême droite

Alors que 2026 s’annonce comme l’année de la célébration des 30 ans de carrière de Jérôme et Emily Ortet, un couple de musiciens normands, la question se pose : l’accordéon peut-il vraiment être un rempart contre les dérives autoritaires ?

En effet, la sortie de leur coffret « 30 ans avec vous » avec 55 titres ne fait pas que célébrer leur passion pour la musique, elle met aussi en lumière une réalité bien plus sombre. Dans un monde où les discours politiques se radicalisent, l’art pourrait bien être la dernière bulle d’air frais, ou du moins, c’est ce que l’on espère.

Ce qui se passe réellement

Jérôme Ortet, fils d’un accordéoniste, a commencé à jouer à 9 ans. Sa carrière, jalonnée de prix et de rencontres, l’a amené à fonder un groupe avec Emily, elle-même musicienne depuis l’enfance. Ensemble, ils ont su faire danser les foules, mais aussi composer des titres qui, bien que festifs, cachent parfois une critique acerbe des réalités politiques actuelles. En 2014, leur participation à l’émission « 1, 2, 3, musette » a marqué un tournant, les poussant à composer davantage. Aujourd’hui, ils comptent 70 titres, dont une trentaine sur leur dernier coffret.

Pourquoi cela dérange

Dans un contexte où les politiques ultraconservatrices prennent de l’ampleur, la musique populaire, souvent perçue comme légère, devient un vecteur de résistance. L’ironie réside dans le fait que des artistes comme les Ortet, qui ne se prenaient pas au sérieux, se retrouvent à défier des discours politiques qui, eux, se veulent très sérieux. L’accordéon, symbole de la culture populaire, est ainsi instrumentalisé pour contrer des idéologies qui cherchent à diviser.

Ce que cela implique concrètement

La musique peut-elle vraiment changer les choses ? Si l’on en croit les Ortet, oui. Leur passion pour faire danser les gens va au-delà du simple divertissement. Elle devient un acte de résistance face à un monde qui cherche à imposer des normes étouffantes. En offrant des croisières dansantes et des séjours musicaux, ils créent des espaces de convivialité qui s’opposent à l’individualisme prôné par les extrêmes.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir des politiciens prôner des valeurs de « retour aux racines » tout en se délectant des bénéfices d’une culture qu’ils tentent de marginaliser. Les Ortet, en jouant de l’accordéon, rappellent à ces figures politiques que la culture populaire n’est pas à leur service, mais bien un moyen de rassembler et de célébrer la diversité. Peut-être que ces politiciens devraient prendre des cours d’accordéon pour apprendre à jouer en harmonie avec le peuple.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, la montée des populismes et des discours autoritaires rappelle les dérives des années 30. Les États-Unis, avec leur rhétorique anti-immigration, et la Russie, avec son contrôle de la culture, montrent que la musique et l’art peuvent être des terrains de bataille. Les Ortet, en Normandie, deviennent ainsi des symboles d’une résistance locale qui résonne avec des luttes bien plus larges.

À quoi s’attendre

Alors que les Ortet continuent de jouer, il est légitime de se demander si leur musique pourra réellement influer sur le paysage politique. Les tendances actuelles montrent que la résistance culturelle est plus nécessaire que jamais. Les artistes, en se réappropriant des espaces de convivialité, pourraient bien être les véritables héros de notre époque.

Sources

Source : actu.fr

Calvados : Jérôme et Emily Ortet, 30 ans d’accordéon et de bals musettes dans leur région, la Normandie
Visuel — Source : actu.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire