Laboccaz : La start-up qui fait du neuf avec du vieux… et du vieux avec du vieux

Mélissa Gallais, après quinze ans de négoce, se lance dans l’entrepreneuriat à impact. Mais à quel prix pour l’innovation ?

En 2024, Mélissa Gallais, forte de son expérience dans le négoce de matériels de laboratoire, décide de quitter le salariat pour se lancer dans l’entrepreneuriat à impact. Sa start-up, Laboccaz, promet de valoriser du matériel de laboratoire d’occasion via une marketplace. Une belle initiative, n’est-ce pas ? Mais derrière cette façade écolo, que se cache-t-il vraiment ?

Ce qui se passe réellement

Laboccaz ne stocke pas de matériel et se rémunère par une commission sur les ventes, tout en proposant un système de boost d’annonce pour augmenter la visibilité des produits. L’entreprise cible divers clients, des laboratoires d’analyse à l’industrie pharmaceutique, en passant par des centres de recherche. Déjà, elle a conquis des géants comme GSK et Charal, offrant un matériel d’occasion à des prix 60 % inférieurs au neuf. Pratique, non ?

Pourquoi cela dérange

Si l’idée de valoriser du matériel d’occasion semble louable, la réalité est plus nuancée. En effet, cette start-up, qui se vante de répondre à une « vraie demande », semble surtout profiter d’un marché saturé par des acteurs déjà établis. Laboccaz ne fait que recycler ce qui existe déjà, sans véritable innovation. Une belle manière de surfer sur la vague de l’économie circulaire sans vraiment s’y engager.

Ce que cela implique concrètement

Avec plus de 700 références allant de quelques dizaines à plusieurs milliers d’euros, Laboccaz traite déjà une vingtaine de dossiers pour une valeur totale de 70 000 euros. Mais à quel coût pour l’environnement ? En se contentant de revendre du matériel usagé, l’entreprise évite la question cruciale de l’innovation durable. Elle cherche à structurer son équipe pour répondre à la demande croissante, mais cela soulève des interrogations sur la viabilité à long terme de son modèle économique.

Lecture satirique

Laboccaz, c’est un peu comme un politicien qui promet de « faire mieux avec moins » tout en continuant à faire du vieux avec du vieux. On nous vend une solution « sécurisée » pour un matériel d’occasion, mais qui est vraiment en sécurité ici ? Les clients, ou l’entreprise qui se gère avec des commissions sur des produits déjà sur le marché ? La promesse d’une rentabilité d’ici 2027 semble aussi solide qu’un microscope de seconde main.

Effet miroir international

En observant cette dynamique, on ne peut s’empêcher de penser aux politiques autoritaires qui, sous couvert de « solutions innovantes », continuent à recycler des idées dépassées. Comme aux États-Unis ou en Russie, où l’on nous promet un avenir radieux tout en nous vendant des illusions. Laboccaz, c’est un peu le reflet de cette tendance : une façade moderne cachant des pratiques d’un autre temps.

À quoi s’attendre

Si Laboccaz continue sur cette voie, on peut s’attendre à une croissance rapide, mais sans véritable impact. La duplication de son modèle sur d’autres marchés européens, comme l’Allemagne, pourrait bien être le coup de grâce pour une innovation déjà en déclin. La question reste : combien de temps encore avant que le marché ne sature complètement ?

Sources

Source : www.challenges.fr

Visuel — Source : www.challenges.fr
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