L’abattoir de Virton : un soutien qui sent le rance

La Région wallonne accorde 56 195 euros à l’abattoir de Virton, mais la question demeure : est-ce vraiment un investissement ou un coup d’épée dans l’eau ?

Dans un élan de générosité inattendu, la ministre de l’Agriculture, Anne-Catherine Dalcq, a décidé de verser une enveloppe de 56 195 euros à la Ville de Virton. Ce subside, qui couvre 50 % des investissements nécessaires pour maintenir l’activité de cet abattoir, semble être une réponse à une situation préoccupante. Mais alors, pourquoi cette aide ressemble-t-elle à une rustine sur un pneu crevé ?

Ce qui se passe réellement

L’abattoir de Virton, confronté à une baisse d’activité et à un déficit budgétaire croissant, a enfin reçu un soutien de la Région wallonne. François Huberty, député wallon et président de la commission de l’Agriculture, avait sonné l’alarme sur la situation de cet établissement. La décision ministérielle, qui fait suite à une procédure initiée en décembre 2024, soulève des questions sur la pérennité de cette infrastructure de proximité.

Pourquoi cela dérange

Accorder une aide à un abattoir en difficulté, c’est bien. Mais cela soulève des incohérences. Pourquoi investir dans une structure en déclin plutôt que de repenser notre modèle agricole ? Ce soutien semble davantage être un pansement sur une plaie béante qu’une véritable solution à long terme.

Ce que cela implique concrètement

Cette aide pourrait donner un faux sentiment de sécurité aux acteurs locaux, alors que la réalité économique de l’abattoir reste précaire. À quoi bon injecter des fonds si la structure ne parvient pas à s’adapter aux nouvelles exigences du marché ?

Lecture satirique

Le discours politique autour de cette aide est à la fois ironique et contradictoire. D’un côté, on parle de soutien à l’agriculture locale, de l’autre, on observe une incapacité à anticiper les besoins futurs. C’est un peu comme si on tentait de sauver un navire en perdition en lui offrant des rames, alors qu’il a déjà un trou béant dans la coque.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les politiques de soutien aux industries en déclin dans d’autres pays, comme aux États-Unis ou en Russie, où les gouvernements préfèrent maintenir des structures obsolètes plutôt que d’investir dans des solutions innovantes. Un parallèle qui souligne l’absurdité de ces choix politiques.

À quoi s’attendre

Si cette aide ne s’accompagne pas d’une réflexion plus large sur l’avenir de l’agriculture, on peut s’attendre à une répétition des mêmes erreurs. La question reste : combien de temps encore avant que l’abattoir de Virton ne se retrouve à nouveau sur la sellette ?

Sources

Source : www.lavenir.net

Visuel — Source : www.lavenir.net
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